Mercredi 13 janvier 2010
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Elles s'y sont toutes mises! Cuné, Isil, Erzebeth, Fashion, qui m'a offert De grandes espérances pour mon anniversaire,
d'autres encore. Et Charlie Rules par-ci et Dickens par là, le Docteur (Who) lui-même a ajouté son grain de sel (saison1-épisode3) sans parler de Dame Agatha. Lisez plutôt cet extrait de
Rendez-vous à Bagdad dont je vous parlais récemment.
"Richard (...) se contenta de demander à Victoria ce qu'elle était en train de lire. Elle fit la grimace.
- Ici vous savez, pour les romans, il n'y a pas grand choix : A Tale of Two Cities, Pride and Prejudice
et The Mill on the Floss. Je lis A Tale of Two Cities.
- Vous ne l'avez jamais lu ?
- Jamais. Je considérais Dickens comme une auteur ennuyeux.
- Quelle idée!
- Et je m'aperçois qu'il est passionnant!"
Dickens, Austen, Elliott, sacré choix! De toutes façons, je ne saurais mieux dire que Dame Agatha et Victoria réunies, j'ai toujours eu peur de
m'attaquer à Dickens, impressionée par l'aura, la réputation, la prolixité, que sais-je, de l'auteur. Et je m'aperçois qu'il est passionnant.
Le jeune Pip, villageois orphelin, élevé à la dure par sa soeur acariâtre et son débonnaire forgeron de beau-frère, voit s'ouvrir devant lui de
magnifiques perspectives : argent, éducation, indépendance et de "grandes espérances" pour la suite, entendons promesse d'héritage et de fortune. Peu à peu à travers ses expériences, plus ou
moins réussies, ses rencontres parfois étonnantes voire oniriques parfois prosaïques, les mille évènements petits et grands de la vie, Pip va apprendre à se connaitre et à décider ce qu'il veut
réellement faire de sa vie.
Dit comme ça, c'est pauvre j'en ai bien conscience. Disons que c'est un roman d'apprentissage doublé d'un roman d'aventures des plus allègre, d'une
peinture fascinantes d'une certaine société victorienne et surtout une galerie de personnages inoubliables, dont la célèbrissime miss Havisham que j'avais déjà souvent rencontrée au détour d'une
citation, d'un hommage voire d'un dessin animé, sa pupille la polaire Estella, Joe à la puissance bienfaisante et
quasi-tellurique, l'amitié absolue de Herbert, Wemmick et son étonnante tour d'ivoire, Jaggers, Compeyson, Biddy, Magwitch le forçat bien sûr,
d'autres encore. Autant de personnages hauts en couleur, complexes, nuancés, tour à tour attachants et repoussants, toujours intéressants et, comment dire, sonnant vrai. Bien que la caricature ne soit jamais loin, les acteurs de cette histoire sont étonnaments crédibles et humains.
Il est bien difficile de parler des grandes espérances en quelques lignes, presque aussi difficile que de le reposer, une fois bien installée au coeur
de ses pages. Monumental!
De grandes espérances - Charles Dickens - 1861 - traduction de Charles Bernard-Derosne revue par Jean-Pierre Naugrette.
Les avis de Kali, Cuné, Chiffonette, Lilly...

1/2

3/2 - le coup de coeur d'Erzebeth (challenge réussi (incredible), mais je continue...)

Janvier 1/12
Quel bon goût cette Erzébeth qui l'a choisi en coup de coeur!
Je plaisante, mais ça reste un souvenir très fort, et je sais que je relirai ces grandes espérances !
je ne me souvenais plus de cet extrait de A Christie...
Austen, Dickens, Eliott ? On dirait ma PAL ou ma LAL...Ou ma liste de livres déjà lus...
Maintenant que tu connais Miss Havisham tu peux lire ou relire Jasper Fforde.
Et comme dit Cuné : Pff ce n'est même pas le meulleur, alors dépêche toi d'en lire d'autres!
Depuis j'ia lu un cantique de noël mais bon c'est un petit :-)))))
Ca me fait super plaisir que tu aies aimé, c'est un roman si merveilleux que je suis réellement ravie qu'il t'ait séduite :-)
Ce Charles, c'est le meilleur !
Et si tu veux participer au challenge "Lunettes noires", reste plus qu'à regarder le film! ;)