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Chroniques De Lectures

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 12:10

Coco peut être le diminutif de Corinne... ou bien de Corentin ! Et que ce passe-t-il quand Coco-Corinne se réveille avec un zizi (ou Coco-Corentin avec une zézette) mais que tout le reste reste identique - même maman, même école, même maitresse ? Enfin tout le reste c'est vite dit parce que de toute évidence, même si nos petits protagonistes se sentent tout à fait eux-même, bien des choses ont changé, à commencer par les couleurs dans l'armoire à vêtements, les bisous de maman ou... les copains.

Ce très joli livre double - il s'agit en fait de deux histoires écrites l'une par une femme, l'autre par un homme - traite de la différence, et en l'occurrence, de la plus simple de toute celle qui existe entre garçon et fille, car chaque personnage, tout en restant lui-même se voit confronter à des changements dont il n'avait jamais mesuré l'importance... ni la futilité. A cet âge où tout à coup garçons et filles ont l'impression de vivre sur des planètes différentes (distance intersidérale qu'ils se chargent d'abolir en général avant la fin du collège, je vous rassure), les filles ont droit à plus de couleurs, mais les garçons à plus de purée (car un garçon ça mange), bien répondre en classe quand on est un garçon, cela surprend la maitresse (et plus encore les copains) et jouer aux jeux vidéos en virtuose pour une fille, ça en épate plus d'un. Ah oui vraiment et pourquoi ?

Au cas où je ne vous l'aurais pas déjà révélé dans un moment d'épanchement, je suis anthropologue de formation alors pour moi la réponse est d'une évidence absolue mais bon... il semble que ce ne soit pas le cas pour tout le monde puisque certain se sont sentis offusqués, menacés, choqués (rayer les mentions inutiles), par ce petit livre au point d'insulter et de menacer à la fois les auteurs et les libraires qui le distribuent (et je vous passe les tentatives d'intimidation des bibliothécaires). Vous êtes surpris ? Moi aussi...

Car de quoi est-il question ? D'un très sympathique petit livre qui permet d'aborder de façon légère, ludique et intelligente la question de la différence et surtout de l'égalité de traitement (rien n'a voir avec une quelquonque confusion des genres) que nous appelons tous de nos voeux (me trompé-je ?) et qui est d'ailleurs inscrite dans notre constitution (article premier). Dans un registre plus léger, il m'a obligé à me poser la question du nombre de stéréotypes que j'ai moi-même inconsciemment appliqués à mes enfants (Après analyse je m'en tire plutôt bien, ouf) et c'est toujours une bonne chose de se remettre en question (mais si). Comme la censure est une chose abominafreuse dont il est bon de parler en famille, une de mes filles (17 ans aujourd'hui) a également tenu à le lire (en rigolant comme une bossue) verdict en ado dans le texte : Alors ça c'est du vécu, c'est trop trop ça ! dont act.

Le jour du slip ; Je porte la culotte - Anne Percin - Thomas Gornet - éditions du Rouergue - collection Boomerang

Ce billet s'inscrit dans le cadre de la lecture commune géante et néanmoins citoyenne organisée par Stéphie, avec les avis entre autre de cultur'elle, Jérome, noukette, leiloona, and so on...

PS : Quand j'étais petite, j'adorais le Club des cinq et, en bon "garçon manqué" que j'étais, mon personnage préféré était Claude la fille-qui-voulait-être-un-garçon. Ce personnage quelque peu subversif au début des années quarante était devenu bien innocent quelque trente ans plus tard. Evidemment ce n'était pas un petit garçon qui voulait ressembler à une fille, cela aurait choqué davantage. N'avons-nous donc fait aucun progrès dans la tolérance depuis ? O tempora, o mores comme aurait dit à peu près Ciceron...

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 08:49

47896.jpgDu fond de l'hôpital où elle survit depuis huit mois, Clara tente de se reconstruire en écrivant et racontant à une amie lointaine - française en l'occurence -, l'enchainement qui l'a conduite à être là, sur place, le jour de "l'évènement". Cet évènement qui a modifié le cours de tant d'existences et peut être même modifié en profondeur tout un mode de vie ; cet évènement enfin dont Clara se sent intimement responsable...

Dans un pays nordique imaginaire - mais aisément reconnaissable - Jérôme Leroy transpose les circonstances et les effets du massacre d'Utoya en 2011 ou plusieurs dizaines de très jeunes norvégiens ont été assassinés par un fou furieux effrayé par la tolérance et le multiculturalisme. Donnant la parole à une survivante dont on ne sait si le profond sentiment de culpabilité relève du complexe du survivant ou d'autre chose, il trace aussi le portrait d'une société ou les signes se multiplient mais où chacun péfère penser que ce qui n'est le fait que d'une minorité ne met pas vraiment en danger le monde tel que nous l'avons contruit. Jusqu'au jour où...

L'auteur mène son récit fort habilement au travers du regard d'une rescapée, traumatisée certes mais bien vivante, ce qui lui permet d'éviter tout suspens déplacé et de se concentrer sur l'essentiel - comment une telle chose a-t-elle pu arriver ? Les pages tournent toutes seules et, tout au plus, pourrais-je lui reprocher une courte tentation démonstrative dans l'exposé, aspérité bénigne qui m'a peut être frappée parce que je n'ai plus l'âge du public cible et donc moins besoin de repères ; Un bon roman qui donne à penser et que j'ai illico placé entre les mains de mes deux ados filles préférées. Inquiétant !

Norlande - Jérôme Leroy - Syros - 2013

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 14:39

Moi : Maman s’il te plait.

Maman : Hazel, tu n’es plus une petite fille. Il faut que tu te fasses des amis, que tu sortes de la maison, que tu vives ta vie.

Moi : dans ce cas, ne m’oblige pas à aller au groupe de soutien. Achète-moi plutôt une fausse carte d’identité pour que je puisse aller en boite, boire de la vodka et prendre de l’herbe.
Maman : Pour commencer, l’herbe ne se « prend » pas.

Moi : Tu vois, c’est le genre de trucs que je saurais si j’avais une fausse carte d’identité.
Maman : tu vas au groupe de soutien. Point final.

Hazel a seize ans et son principal souci - si on excepte la bouteille d'oxygène qu'elle doit trimballer partout pour pouvoir respirer et quelques autres "petites choses" dans son état de santé - est cette volonté de sa mère de l'envoyer participer à un groupe de soutien pour survivants du cancer. Groupe par définition déprimant voire hypocrite voire ennuyeux voire tout à la fois selon elle. Pourtant elle y va car comme "La seule chose qui craint plus que crever d’un cancer à seize ans, c’est d’avoir un gosse qui crève d’un cancer", sa mère a droit à des égards. Elle est comme ça Hazel, rebelle à toute forme d'apitoiement mais lucide et aussi anti-politiquement correcte que possible. Et finalement ce n'était peut-être pas une si mauvaise idée, parce que dans ce groupe ordinairement si terne, survient Augustus...

Comment se fait-il que j'ai lu un livre pareil vous demandez-vous, alors que j'évite les livres tristes avec des ruses de sioux ? La faute à Cécile vous répondrais-je (j'écris comme je veux d'abord) ! Son billet et les extraits du roman m'ont séduite et hop elle me l'a envoyé, aussitôt dit, aussitôt fait, aussitôt lu... et oui vraiment il en vaut la peine. Ce pourrait être triste, et sans doute l'est-ce un peu mais pas seulement et loin de là... Car si le cancer est central dans ce roman, il est accompagné de plein de choses, d'humour, de joie, de livres, de poésie, de sarcasmes, d'Amsterdam, de champagne, d'amour enfin. Alors non, triste n'est pas le mot qui le dépeint le mieux, émouvant oui, triste non... plein de vie plutôt, une vie concentrée en un sens, resserrée autour d'une relation pétillante et d'une enquête littéraire (mais oui c'est là le pitch et je n'en dirai rien de plus, no-spoiler est mon deuxième prénom). On en sort un peu chamboulée, un peu tout chose avec les yeux humides mais un reste de sourire aux lèvres et beaucoup d'affection pour Hazel et Augustus. Lumineux !

Nos étoiles contraires - John Green - Nathan - 2013 - traduit de l'anglais par C. Gibert

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 07:00

Dans le Chicago en ruine d’un futur non précisé, la société s'organise en cinq factions, les altruistes qui s'oublient au service des autres, les sincères qui mettent l'honnêteté au dessus de tout, les fraternels pour qui la gentillesse est la qualité suprême, les érudits qui favorisent la connaissance et les audacieux pour qui le courage est la plus grande des valeurs. Béatrice est née altruiste mais a toujours eu du mal à s'oublier. A 16 ans comme les autres jeunes de son âge elle doit passer le test d'aptitude final, puis choisir la faction à laquelle elle vouera sa vie. Seulement le test se révèle non concluant dans son cas. Sans qu'elle sache réellement ce que cela signifie, Béatrice est devenue une divergente et doit le dissimuler à tous. Mais cela doit-il réellement influencer son choix ?

Difficile de ne pas en dire trop, tant ce roman démarre sur les chapeaux de roue. En quelques pages, l'auteur plante le décor et nous fait pénétrer au coeur de ce monde en déliquescence, parcouru de trains qui ne s’arrêtent jamais, hyper cloisonné et rempli d’ombres sous une apparence de transparence totale. Je n'avais aucune attente en ouvrant ce livre et j'ai été très heureusement surprise par la qualité de l'histoire et de la narration. Le rythme est soutenu, l'histoire bien menée, les personnages qu'ils soient centraux ou secondaires sont attachants et complexes et, cerise sur le gâteau, jusqu'au bout j'ai cru avoir affaire à un roman unique (cela est devenu assez rare pour être remarqué). Et même si l'histoire et le contexte ont plus qu'assez de potentiel pour supporter d'autres volumes, celui-ci se suffit parfaitement à lui-même. Tout au plus, pourrait-on dire que la place tenue par les adolescents dans cette société est un peu plus importante qu'on pourrait s'y attendre mais cela se fond dans l'intrigue et c'est seulement après coup que je me suis fait cette réflexion. Une excellente dystopie, à recommander !


Divergent - Veronica Roth - Nathan - 2011 - traduit de l'américain par Anne delcourt

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 20:26

La psy - appelle-moi donc Lynda - avec sa voix mollassonne et son horrible regard compatissant, lui a donné un cahier en lui conseillant d'écrire pour l'aider à se souvenir. Seulement Sophie ne veut justement pas se souvenir, plus jamais, elle veut passer à autre chose, aller de l'avant, oublier. Mais enfin s'il faut écrire, elle écrira ! Ce qui lui passe par la tête, les non-événements du quotidien, les jours vides du lycée, les non-repas avec sa mère, ce genre de choses bien inintéressantes. Et il faudra bien que Lynda-la-psy se satisfasse de cela. Pour Sophie de toute façon c'est tout vu, cela ne servira à rien...

Une excellente surprise que j'ai trouvé là dans ma boite aux lettres. Ce journal d'une jeune londonienne perturbée décrit avec finesse une tranche de vie déchirée, des relations en lambeaux, un coeur qui s'emballe, des demi-lueurs d'espoir, tout un chemin laborieux à parcourir pour surmonter un événement qui reste d'abord inconnu pour le lecteur - l'adolescente refusant absolument de l'évoquer. A petites touches, on découvre Sophie, sa vie d'avant, sa vie d'aujourd'hui, le manque qui l'accompagne, le moment qui a tout changé et la vision qu'elle s'en est construite. Murée en elle-même, repoussant les autres mais souffrant de solitude, égoïste et vulnérable, Sophie est réellement touchante mais le personnage de sa mère m'a sans doute plus remuée encore (Oui je projette j'en conviens). Un très joli roman sur un passage à l'âge adulte particulièrement douloureux. Poignant !

 

Deux filles sur le toit - Alice Kuipers - 2010 - traduit de l'anglais par Dorothée Zumstein - Albin Michel Wizz - 2011

 

PS : Une fois n'est pas coutume, je trouve le titre français (qui évoque l'endroit où Sophie se réfugie pour écrire ou ressasser des souvenirs) bien meilleur que l'original (The worst thing she ever did). Il fallait que ce fût dit !

PPS : C'est bien difficile de ne rien spoiler, mais j'ai beaucoup aimé également la façon dont Sophie, initiée par une amie, découvre le pouvoir d'évocation (et de catharsis) des mots et des poèmes.

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 21:46

Depuis des siècles Lenah n'aspire qu'à une chose, redevenir humaine. Il y a bien longtemps que sa non-vie de vampire ne lui vaut que souffrance et désespoir. Mais son plus vieil amour, son créateur, semble avoir enfin trouvé une solution, un très ancien sort qui pourrait lui permettre de retrouver son humanité à l'âge qu'elle avait lors de sa transformation au XVe siècle : seize ans. Seulement comment se réhabituer à agir en humaine, à marcher sous le soleil, à fréquenter des humains, elle qui les a pourchassées si longtemps, et surtout ses anciens fidèles la laisseront-ils en paix ?

Enfin un peu d'originalité au pays de la bit-lit ! Je lis peut être un peu beaucoup de roman à base de vampires divers et il faut bien avouer que depuis quelques temps, ils ont tendances à se répéter un tantinet (Sauf les meilleurs bien sûr mais enfin le gros de l'édition). C'est donc avec grand plaisir que j'ai suivi la réadaptation de Lenah - ex reine des vampires maléfique en diable - à la vie humaine sur une sorte de campus de l'est des États-Unis. L'intrigue est bien menée, la construction de l'ouvrage mélangeant vie lycéenne et flashback vers différents moments de la vie de Lenah est prenante et bien que le personnage reste un peu éthéré, j'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteur traite de la condition de vampire, une sorte d'éternité d'ennui, de souffrance et de regret de leur sens perdus, le goût, l'odorat et le toucher. Devenus des créatures vides incapable de sentiments et le plus souvent de pensées rationnelles, ils se vengent et se vengent encore sur l'humanité de tout ce qu'ils ont perdu, toute apparence de bonheur leur étant insupportable. A côté de cela la partie "humaine" du livre est parfois un peu conventionnelle voire très "adolescente" - dans le genre série scolaire américaine - mais dégage une certaine sensualité et une belle chaleur. Original !

Humaine - Rebecca Maizel - 2010 - traduit de l'anglais par Valérie Le Plouhinec - Albin Michel Wiz 2011

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 22:47

Marie-Liesse vient de passer son bac avec deux ans d'avance... En attendant ses résultats, elle participe à un voyage-concert de lycéens à Berlin en compagnie de ses meilleurs amis. Il fait beau, la ville est superbe, sa correspondante charmante, tout devrait être pour le mieux dans le meilleur des mondes mais Marie-Liesse a  bien du mal à laisser ses problèmes familiaux derrière elle. Deux baisers inattendus vont venir ébranler un peu plus son monde et ses certitudes. Deux et peut être même trois...

Trois baisers est un roman jeunesse, frais et prenant qui aborde avec bonheur quelques thèmes cruciaux de l'adolescence, amitiés et amour, ambigüité et changement, famille évidemment mais aussi musique et voyage.

La visite de Berlin est très habilement mise en scène, soulignant l'imbrication d'Histoire, de modernité et de contraste qui caractérise cette ville et semble faite pour fasciner de jeunes visiteurs. Le côté roman d'apprentissage se focalise sur Marie-Liesse, une adolescence intellectuellement précoce mais un peu jeune affectivement, bien campée,  crédible, qui gère la situation qui lui tombe dessus avec un mélange de réserve et d'absolu caractéristique. J'imagine que de jeunes lecteurs pourront facilement se projeter dans ses réactions, ses prises de positions voire ses revirements. De plus les problèmes abordés, certains délicats, le sont avec retenue, sans drame, de façon que chacun puisse se sentir concerné. L'écriture est fluide et agréable, les pages tournent toute seule. Une belle lecture à partir du collège.

 

Trois baisers - Maïté Bernard - 2010 - Syros

 

L'avis de Hérisson

 

PS : Un grand merci à Maïté pour m'avoir gentiment fait parvenir son livre.

PPS : Marie-Liesse était déjà l'héroïne d'un précédent roman intitulé Un cactus à Versailles, que je n'ai pas lu mais que Karine a fort apprécié.

PPPS : Fille ainée rentre justement d'un voyage scolaire à Berlin, comme ça tombe !



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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 18:00

Depuis toujours, Belly passe les vacances d'été au bord de la mer avec sa famille et celle de Susannah, la meilleure amie de sa mère. Tous les ans, Belly, la plus jeune et la seule fille, essaie de trouver sa place entre son frère ainé Stefen et les deux fils de Susannah, le ténébreux Conrad, pour qui elle se consume depuis ce qui lui semble des siècles, et le très blagueur mais toujours présent Jérémiah qu'elle considère comme son meilleur ami. Mais cette année, Belly aura 16 ans et il est temps que les choses changent...

Bon je l'avoue, quand j'ai lu le billet de Karine, il n'y a même pas une semaine, j'ai eu terriblement envie de m'évader dans une histoire doudou moi aussi. Aussitôt ressenti aussitôt fait, la chair est faible que voulez-vous. Je l'ai commandé (d'occasion je suis parfois oversérieuse), reçu et lu dans la foulée... Et bien sûr cela a parfaitement fonctionné. Mes dernières lectures étant en anglais, elles furent un tant soit peu ardues quoique des plus plaisantes, alors me retrouver dans cette atmosphère toute de souvenirs d'enfance et de plage fut une parenthèse de douceur. Evidemment ils m'ont un peu agacée ces ados, toujours persuadés que rien ni personne ne peut les comprendre, mais ce fut fugace parce qu'après tout... c'est un passage obligé. J'ai aimé le rapport qu'entretient Belly avec cette maison ou chaque geste, chaque attitude éveille un souvenir. J'ai aimé la relation des deux mères qui vivent leur amitié depuis toujours jusqu'à avoir fait de leurs enfants des "presques" cousins... Presque étant le mot qui convient ici. J'ai aimé aussi cette position délicate de Belly juste entre enfance et adolescence, vivant très consciemment ce moment fugage où rien ne pourra plus jamais être comme avant. J'ai moins aimé son aveuglement obstiné et sa façon de se conduire systématiquement comme une gamine de trois ans de moins mais c'est peut être moi, d'ailleurs en général j'ai trouvé que ces adolescents étaient vraiment très jeunes pour leur âge mais cela ne m'a en rien gâché mon plaisir. Un roman doudou à savourer pour retrouver l'ambiance douce amère des étés d'enfance quand tout était parfait... Ensoleillé !

 

L'été où je suis devenue jolie - Jenny Han - 2009 -  traduit de l'anglais par Alice Delarbre 2010 - albin michel, Wiz

 

L'avis (très tentant donc) de Karine

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 21:38

477, l'empire romain vacille de toute part mais la jeune Azilis a toujours mené une existence protégée dans la villa familiale à la frontière de l'Armorique. Livrée à elle-même depuis la mort de sa mère, une bretonne, la jeune fille aime à chevaucher dans la campagne accompagnée d'un seul esclave, s'aventurant même dans la forêt ou une ermite lui apprend l'art de guérir. Cette liberté cependant ne plait pas à tout le monde et son demi-frère Lucius compte bien la mettre au pas, en la mariant convenablement, dès que son père, alcoolique et malade, disparaîtra. L'arrivée d'un cousin breton, de retour d'orient, séduisant et barde de surcroît, va bouleverser sa vie...

J'attendais avec grande impatience de lire ce roman qui a plus que séduit Karine et Bladelor et si je n'ai pas eu leur coup de coeur absolu, j’ai plus qu'apprécié ma lecture... Bon j’ai compris tout de suite de quelle légende il était question, une épée, la Bretagne, son surnom, il ne m’en fallait pas plus. Pour autant j’ai aimé le parcours de cette gamine, intelligente, idéaliste et talentueuse mais gâtée, sans expérience, habituée à n’en faire qu’à sa tête et à commander à tout un chacun sans se soucier de l’avis ni de l’opinion de quiconque. Autour d’elle, se croisent des personnages attachants, avec plus d’expérience de la souffrance, tel Aneurin son cousin, Ninian son jumeau et plus encore Kian l’esclave qu’elle entraîne a sa suite. L'aventure est bien menée, enlevée même, les pages tournent toutes seules et même sachant ce que sera la suite, on se laisse charmer par le cadre historique et entraîner dans le sillage de cette histoire délicieusement exotique et pourtant étrangement familière.


Azilis – 1. l’épée de la liberté – Valérie Guinot - Rageot - 2007


Les avis de Karine, Bladelor, Pimpi, Leiloona et Alwenn, plus qu’enthousiastes, celui plus mesurée de Fashion


PS : J’ai déjà reçu les deux tomes suivants. Ô joie !

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 08:00

Anna revient à elle, allongée dans la rue, près d'une somptueuse limousine blanche... Un jeune homme magnifique se penche sur elle avec inquiétude. Il tombe sous le charme et ceci pourrait être le début d'une aventure digne d'un conte de fée, car Wynter, le dit jeune homme, est l'héritier d'une des plus riches familles de la ville et veut justement inviter Anna au fabuleux bal du givre dont rêve toutes les jeunes filles... Tout pourrait donc être parfait dans le meilleur des New York possible mais Anna depuis l'accident souffre d'une étrange amnésie, tout lui semble subtilement décalé, la ville s'effrite autour d'elle, sa demeure semble réagir de son propre gré, un mystérieux homme masqué inscrit, envers et contre tous, de poétiques graffitis  partout où elle pose les yeux et surtout, surtout, ses parents ont mystérieusement disparu sans qu'elle puisse se rappeler le pourquoi du comment...

Si cette histoire débute comme une romance, très vite le lecteur pressent autre chose mais il lui faut  un temps certain avant de mettre le doigt sur ce qui gêne. D'inexplicables évènements se multiplient mais sans que l'on puisse en cerner la signification. L'athmosphère passe insensiblement de l'étrange à l'onirique, devient pesante voire effrayante et l'écriture exceptionnelle de l'auteur nous plonge dans ce pourquoi-pas avec une efficacité digne des meilleurs cauchemards. Une très belle lecture, décalée en diable !

 

Bal de givre à New-York - Fabrice Colin - Albin Michal Wizz - 2011

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