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Chroniques De Lectures

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 08:00
Sur le quai d'une gare perdue de l'Ile-du-Prince-Edouard, une petite fille attend. Elle attend un inconnu qui a, parait-t-il, décidé de l'adopter et se trouve être une grosse surprise pour ledit inconnu, Matthew Cuthbert, qui s'attendait à tout autre chose. Après moult hésitations, sa soeur et lui, tous deux célibataires vieillissants, avaient  en effet décidé de prendre un orphelin pour les aider à la ferme - un orphelin pas une orpheline. Incapable d'avouer à l'étrange créature qui le regarde avec des yeux pleins d'espoir qu'il s'agit certainement d'une erreur, le vieux fermier embarque donc dans sa charrette cette enfant rousse qui se révèle dès les premières minutes  aussi surprenante que possible, bavarde comme une pie, gai comme un pinson, rêveuse et imaginative comme personne...
Je savais presque avant de commencer que j'aimerais cette histoire aussi belle et douce qu'un conte, Karine me l'avait dit et redit et j'ai toute confiance en ses emballements littéraires. Bon je n'irai pas jusqu'à dire qu'elle m'a obligé à l'acheter mais disons qu'elle me l'a mis dans la main et comme elle a eu raison. Ce roman est un hymne aux rêves de l'enfance et aux paysages de l'Ile-du-Prince-Edouard. Pour Anne tout est prétexte à tisser de folles histoires plus grandioses et dramatiques les unes que les autres. Elle baptise vallon, mare et bosquet de noms féériques, embellit chaque minute de son quotidien en le rêvant à moitié, entrainant dans sa ronde un entourage abasourdi par les longues et fantasques digressions qui font son ordinaire et la rendent rien moins qu'étourdie.
Le cadre et l'ambiance, m'ont irresistiblement rappelé les romans de Mark Twain, l'école du dimanche, les lectures publiques, les classes mixtes par obligation où la pire punition est d'être envoyé s'assoir sur un banc réservé au sexe opposé, les trésors que sont une image  en couleur ou une pendeloque de lustre, les bêtises bien sûr comme en ont toujours commis les enfants, même les mieux intentionnés - et sur ce plan Anne est certes plus innocente que Tom Sawyer. L'écriture est lumineuse, fraîche et colorée, les personnages secondaires attachants, Avonlea le village dégage le parfum plein de nostalgie d'un monde perdu, que dire de plus...
Bien qu'il soit aujourd'hui classé en littérature jeunesse, Lucy Maud Montgomery destinait ce roman à un public plus large, mais à vrai dire peu importe l'âge du lecteur, Anne et sa maisons aux pignons verts est un classique de la littérature canadienne et de surcroit une petite merveille !

Anne... la maison aux pignons verts (Anne of green gables) - Lucy Maud Montgomery - 1908 - traduit de l'anglais (Canada) par Henri-Dominique Paratte

PS : et maintenant il va falloir que je me trouve la suite moi...

Lecture commune avec Pimpi et Maribel, ce roman (et ses sept suites) est un des doudous de Karine


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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 09:31
undefinedDepuis l'odyssée de Pénélope, j'avais très envie de tenter autre chose de Margareth Atwood. Par la grâce de la bibliothèque mon choix, si l'on peut dire, s'est porté sur Le dernier homme et je dois dire... merci la bibliothèque ! Quel roman !
"Sur la plage blanche tout en coraux pulvérisés et ossements brisés, certains des enfants se promènent. Ils ont dû se baigner, ils sont encore mouillés, la peau luisante. Ils devraient se montrer plus prudents : allez savoir ce qui peut infester le lagon ! Mais ils n'ont pas une once de méfiance ; contrairement à Snowman qui n'y tremperait pas un orteil, même de nuit quand le soleil ne risque pas de l'agresser. Rectification : surtout la nuit"

Snowman est le dernier homme, depuis longtemps maintenant. Du moins il le pense mais il n'a pas vraiment de certitude, l'idée de mesurer le temps s'est évanouie avec beaucoup d'autres. Les crackers ne mesurent pas, ils vivent. Les Crackers ! Crack ne les appelait pas comme ça mais quel autre nom leur donner, pas humains tout de même ?

Né dans un monde déjà largement contaminé écologiquement et politiquement, Snowman a tout vu, tout vécu en temps réel et il se souvient, tout en survivant au jour le jour confronté aux abbérations survivantes d'un univers disparu, le sien... Oui il a tout vu, en fait on pourrait même dire qu'il était aux premières loges si une telle expression avait encore un sens.

Quand j'étais ado, j'étais une inconditionnelle des romans postapocalyptiques. Mes préférés étaient Fausse aurore de Chelsa Quinn Yarbro (traduit par Elizabeth Vonarburg excusez du peu !) et Les prédateurs enjolivés de Pierre Christin. La fin du monde version atroce. Catastrophe écologique, retombées nocives, contaminations chimiques, mutations anarchiques... Je devais aimer me faire peur et puis c'était dans l'air du temps. Je pensais que le goût m'en était définitivement passé pourtant dans ce dernier homme j'ai retrouvé la même fascination qu'autrefois et je vais vous dire ce qui fait le plus frémir, au delà du style lumineux, de l'humour corrosif et de la maîtrise narrative de Margareth Atwood (j'ai déjà acheté le prochain, quel écrivain !) c'est que c'est tellement vraisemblable que ça a déjà commencé. No futur !

Le dernier homme - Margaret Atwood - 2003 - Traduit de l'anglais (Canada) par Michèle Albaret-Maatsch - Robert Laffont 2005
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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 04:05
undefinedLes romans de Robertson Davies réservent toujours des surprises. Dans Fantômes et Cie la surprise est que le narrateur meurt à la première page, assassiné par l'amant de sa femme. Devenu Fantôme, Connor Gilmartin se sent un peu perdu pour ne pas dire desoeuvré. Après avoir assisté à l'enquête puis à ses funérailles en spectateur critique, après avoir essayé de hanter sa femme et son meurtrier sans succès, il décide finalement de suivre ce dernier qui doit couvrir un festival présentant les chefs d'oeuvres du cinéma muet. Le nouveau fantôme se promet quelques bons moments cinématographiques, mais les projections auxquelles il assiste sont bien différentes de ce qu'il attendait. Assis près de son assassin, il se retrouve confronté à l'histoire de sa famille, chaque film s'attachant aux pas d'un personnage. Voici donc notre fantôme projeté en Ecosse et au pays de Galle au XVIIIe siècle, à New York pendant la guerre d'indépendance, à Toronto enfin, sa ville natale, sans trop savoir où tout cela le mène.
L'écriture de Robertson Davies est toujours un plaisir, érudite, spirituelle,
parfois sarcastique et toujours évocatrice, elle nous transporte avec aisance dans l'époque de son choix, voire dans l'esprit du personnage de son choix...  Sans complaisance aucune, il parvient à juxtaposer les mentalités et les destins sans les juger, à nous rendre presque sympathiques des personnages qui le sont guère en fait, pétris qu'ils sont de croyances et de valeurs qui nous sont beaucoup plus étrangères aujourd'hui que nous ne voulons bien le croire. Commencé comme un vaudeville acide teinté de polar, la narration nous entraine en fait dans un questionnement et une introspection à rebours toujours plus profonde car à mesure que les films succèdent aux films, Connor se retrouve face aux personnes qui lui sont le plus proches, ses parents et... lui-même. Un très beau roman dense et foisonnant porté par une écriture remarquable.

Fantômes et Cie - Robertson Davies - 1991 - traduit par de l'anglais (Canada) par Hélène Misserly et Lisa Rosenbaum
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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 22:49
undefinedL'odyssée c'est l'histoire d'Ulysse c'est entendu, en fait c'est même son nom à l'origine quoique je ne l'ai appris que longtemps après avoir fait sa connaissance (et ça m'avait fait un choc !).  Car j'aime Ulysse depuis toujours. J'ai passé des heures à contempler d'abord puis lire et relire mon album L'Iliade et l'Odyssée publié aux Deux coqs d'or quand j'étais toute petite, et jusqu'à ce que j'ai accès au texte (enfin sa traduction). Comme tous les enfants, c'était Ulysse que je préférais, il lui arrivait tant de choses et ils s'en sortait si bien, beaucoup mieux que ses compagnons qui eux par contre finissaient tous noyés, dévorés ou Zeus sait quoi.
Tout cela pour dire que, admiratrice inconditionnelle d'Ulysse, j'ai trouvé fascinante l'idée que Pénélope puisse, du fond des enfers qu'elle arpente depuis tant de siècles, nous donner sa propre version de l'histoire. Son histoire. Son enfance, son mariage avec un homme intelligent et manipulateur mais attentif aussi et complice. Son exil dans une île perdue, sa belle-mère, sa solitude, son fils et puis l'absence quand sa peste de cousine Hélène commença de semer la pagaille à Troie. L'absence et les histoires... Les nouvelles, partielles, tronquées, magnifiées et ce pendant vingt ans. Et puis le retour bien sûr, ce fameux retour d'Ulysse si espéré, si héroïque, si sanglant. 

Margaret Atwood donne vie et chair à ce personnage qu'on pourrait croire insignifiant. Utilisant tout ce que l'on peut savoir sur Pénélope, elle tisse le portrait d'une femme sans doute moins confite en vertus que ne le veut la légende, mais fine, patiente, avisée,  gardant en tête ses intérêts et ceux de son fils, humaine aussi et sujette à l'erreur parfois, pleurant sur son sort à la demande mais restant centrée sur l'essentiel.
Ulysse-et-p--n--lope.jpgLe récit de pénélope est rythmé d'une façon assez réjouissante par les interventions du Choeurs des douze servantes pendues au retour d'Ulysse. J'ai particulièrement aimé l'analyse anthropologique des nombres dans le récit de ce retour, qui peut se lire comme une allégorie de la victoire d'un pouvoir masculin sur une société matriarcale... Les douzes servantes symbolisant les mois lunaires, tout comme les douze haches traversée par la flêche d'Ulysse. Enfin ceci est une autre histoire.
Ce livre appartient à une série de romans commandés par un éditeur écossais. Dans chacun d'eux, un écrivain contemporain (anglo-saxon je présume) réécrit sa version d'un mythe célèbre...  Pourvu qu'ils soient tous traduits un jour !  Fashion explique tout cela fort bien dans son article et je lui doit donc l'excellent moment de lecture que j'ai passé pavec Pénélope. Merci !


L'odyssée de Pénélope (The Penelopiad) - Margaret Atwood - Cannongate 2005 - Traduit de l'anglais (Canada) par Lori Saint-Martin et Paul Gagné - Flammarion


L-illyade-et-l-odyss--e.jpgUn site reprend le texte et les illustrations de l'album qui m'a tant fasciné, Vous pouvez y accéder en cliquant sur la couverture. 
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