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Chroniques De Lectures

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 21:29

livres-la-magnificence-des-oiseaux-273.jpg

Pour lutter contre une étrange épidémie qui ne touche que les enfants de huit à treize ans, Boeuf numéro dix, jeune homme d'une vigueur peu commune, est dêpéché à Pékin en quête d'aide. Disposant de quelques pièces de cuivre pour tout viatique, il croit rentrer bredouille quand il découvre maitre Li Kao, alcoolique invétéré doté d'un léger défaut de personnalité et n'ayant plus sans doute la vitalité de ses quatre-vingt-dix ans mais brillant, retors et sagace à souhait. Tous deux se lancent bientôt dans une quête échevelée et fabuleuse à la recherche du remède qui sauvera les enfants de Kou Fou : la grande racine de puissance.

J'ai pris ce roman sur une impulsion après une lecture un peu rude et je me suis positivement régalée. Ce conte fantastique mâtiné d'enquête policière conjugue avec bonheur les codes des deux genres - éléments répétitifs propres aux contes, indices disséminés un peu partout façon énigme - le tout dans une atmosphère qui oscille entre onirique et fantastique avec une bonne dose d'humour, un zeste d'absurde et une galerie de personnages plus que savoureux. La grande Ancêtre et le tigre de T'chin, Chen le ladre et  la très charmante Nuage de Lotus - la femme la plus ruineuse de l'Empire du milieu - bien d'autres encore se croisent et se recroisent dans une intrigue beaucoup plus complexe, colorée et merveilleuse qu'il ne semble au premier abord, alternant comique burlesque, scènes poignantes ou cruelles et vraie joie de vivre. Une très belle lecture parcourue un grand sourire aux lèvres et des plumes multicolores dans les yeux. Magique !

La magnificence des oiseaux - Barry Hughart - Traduit de l'anglais par Patrick Marcel - 1984

World fantasy award 1985 - l'avis de Karine aussi enchantée que moi.

PS : Maitre Li et Boeuf numéro dix ont réussi à me faire pouffer de rire plein de fois comme ça toute seule... et ça, c'est bon !

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 16:06

Au fil des pages d'une longue lettre, une très vieille dame revient sur quelques épisodes marquants de sa jeunesse à Ha Rebin, Mandchourie ; à une époque où les gens se rencontraient encore facilement en personne, où l'on croisait des nord européens presque purs et peut-être même des papillons, où le sol était encore habité... plus pour longtemps. Une vieille dame digne sans doute, cultivée pour le moins, mais qui promet à son correspondant "de l'enfant mort, de la femme étranglée, de l'homme assassiné et de la veuve inconsolable, des cadavres en morceaux, divers poisons, d'horribles trafics d'humains, une épidémie sanglante, des spectres et des sorcières, plus une quête sans espoir, une putain, deux guerriers magnifiques dont un démon nymphomane et une... non, deux belles amitiés brisées par un sort funeste, comme si le sort pouvait être autre chose."

Que dire de plus sinon que ce roman porte exactement tout cela et plus encore, dans un décor dantesque qui ne ressemble que trop à notre futur, terre desséchée, eau empoisonnée, animaux-souvenirs, ghettos souterrains et privilégiés réfugiés dans des tours de verre et d'acier se haïssant et trafiquant ensemble pâte d'oxygène et aliments reconstitués. Cela fait un peu froid dans le dos, oui, d'autant que pendant ma lecture a eu lieu la fameuse alerte à la pollution de Ha Rebin, la Ha Rebin d'aujourd'hui - sachant que pour que la Chine parle d'alerte à la pollution, cela a du être quelque chose.

Catherine Dufour s'inspirant - pour la forme - des Mémoires d'Hadrien trace le portrait foisonnant d'un monde disparu pratiquement sous ses yeux, à la fois passé et futur, où se pose la question sans cesse renouvelée de la longévité - et plus si affinité. Mais pour quoi faire, à quel prix et dans quel but ? "les plus de cent ans possèdent le pouvoir (...) et qu'en font-ils ? Après tout qu'attendre de gens qui, au bout de cent années d'existence, ne sont morts ni d'amour, ni de dégoût, ni d'épuisement ? Un peu de sagesse ? J'en cherche les effets autour de moi et je ne vois rien. (...) Nous qui avons le temps, la connaissance et le pouvoir, nous ne savons que durer, nous n'avons appris qu'à nous survivre."

Pour couronner le tout, ce roman est écrit dans une langue limpide, incisive et généreuse qui m'a ravie. Je connaissais la réputation "burlesque" de l'auteure et de sa série Quand les dieux buvaient - elle livre ici un roman d'anticipation puissant et chatoyant de noirceur. Beau comme le jaune souffre brillant d'un ciel toxique !

Le goût de l'immortalité - Catherine Dufour - 2005 - Mnémos

PS : Du coup j'ai envie de relire les mémoire d'Hadrien moi...

PPS : et en plus je viens de gagner chez le Traqueur un autre roman de l'auteure se déroulant dans le même univers, elle est pas belle la vie ?

Lu dans le cadre du challenge anticipation de Julie des magnolias...

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 21:18

Depuis si longtemps maintenant qu'il ne reste aucun souvenir de la catastrophe, l'air de la terre s'est mué en poison pour l'humanité. Les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs de la terre et plus précisément dans un cylindre de 144 étages reliés entre eux par un unique escalier métallique. L'étage supérieur abrite d'immenses écrans d'où l'on peut contempler l'extérieur, ou plutôt ce qu'il en reste un désert toxique et stérile. Malgré la tristesse du spectacle, cette vue est le dernier fil qui relie les hommes à l'extérieur et lorsque l'un d'eux commet un acte grave, c'est au nettoyage qu'il est condamné - condamné à sortir pour décrasser des objectifs des caméras avant d'être rongé par l'atmosphère délétère. Le plus surprenant étant que même les pires révoltés, ceux qui jurent jusqu'à la dernière minute qu'il ne feront jamais ce que l'on attend d'eux, s'exécutent toujours...

Les mondes clos m'ont toujours fascinée tout comme les romans post-apocalyptiques, alors les deux réunis, il me fallait y faire un tour. Bonne nouvelle, Silo, phénomène d'édition actuel, est un roman de facture classique plutôt réussi. Publié à l'origine en autoédition sur le net sous forme de nouvelles, il souffre cependant de quelques défauts de conception. Les deux premières histoires sont très réussies mettant en scène des personnages bien campés dans une atmosphère confinée suffocante à souhait et les intrigues fort bien menées permettent de découvrir en filigrane l'univers du silo, ses règles, ses coutumes, son organisation sociale, le tout dans un style agréable et efficace. La dernière histoire en revanche - la plus longue et de loin - écrite à la demande des fans des deux premières - qui se multipliaient - pêche nettement par sa construction et manque de rythme. L'histoire est beaucoup plus conventionnelle et les personnages secondaires moins fouillés. Reste une bonne déclinaison du thème de l'explorateur solitaire dans la lignée de Chroniques martiennes mais version graisse et boulon et un final un rien convenu mais bien accrocheur. Dans l'ensemble un bon roman donc qui aurait mérité l'oeil acéré d'un bon éditeur avant d'être publié - peut être touche-t-on là les limites de l'autoédition.

Entraîné par mon élan et par l'intérêt bien réel que présente ce monde clos, j'ai relu dans la foulée Les monades urbaines de Robert Silverberg dont le thème m'apparaissait étrangement similaire. Dans un futur quelques peu lointain, l'humanité a trouvé la solution à la surpopulation par l'avènement de la civilisation verticale urbmonadiale. Les hommes vivent maintenant enfermés dans d'immenses tours de 1000 étages totalement autosuffisantes. Ce microcosme s'organise en villages d'une vingtaine de niveaux dont la position marque le statut des occupants - les puissants en haut, les pauvres en bas - mais quelque soit sa position, tout le monde se doit désormais d'être heureux dans le meilleur des mondes.

La comparaison des règles strictes qui régissent ces deux univers fermés m'ont bien amusée tant elles reflètent leurs époques d'écriture - liberté sexuelle totale dans celui des années soixante-dix, liaisons contrôlées devant être déclarées et approuvées dans celui des années 2010. Obsession de l'énergie et de l'information dans ce dernier quand le mysticisme, l'hypertechnologie et les psychotropes dominaient le plus ancien. Là où Silo - essentiellement post apocalyptique - exhude la poussière grise du vieux métal, Les monades urbaines campe une pure dystopie toute en lumière dorée et gaité glaçante. La comparaison s'arrête là, le Silverberg, publié lui-aussi sous forme de nouvelles en son temps, est à mon sens bien meilleur tant du point de vue de l'écriture que des intrigues ou des personnages mais je suis sans doute injuste, c'est un de mes romans cultes. No futur !

 

Silo - Hugh Howey - traduit e l'anglais par Yoann Gentric et Laure Manceau - 2013 - Acte sud exofictions

Les monades urbaines - Robert Silverberg - traduit de l'anglais par Michel Rivelin - 1974 - Laffont


Lu dans le cadre de l'année anticipation de Julie et du mois américain à rallonge de Noc tembule

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 21:34

Deux ans après les événements décrits dans Heartless, la vie s'écoule raisonnablement routinière pour l'étrange famille recomposée de lord et lady Maccon. Du moins autant que faire se peut pour un clan de loups garous vivant porte à porte avec le vampire le plus fashion d'Angleterre. Bien évidemment cette situation trop tranquille ne peut guère durer et de fait arrive pour lady Maccon une convocation de la plus vieille des reines vampires ; une "invitation" qui va l'obliger à se rendre en Egypte, pays où son père a abondamment sévi et où d'étranges choses se passent inhibant la magie sur une portion de territoire qui semble s'étendre de plus en plus. Une bonne occasion pour notre très curieuse Alexia d'aller y voir de plus près...

Il est bien difficile en chroniquant ce cinquième et dernier tome du Parasol protectorate de ne rien trahir des opus précédents, d'autant que les lecteurs français n'en sont qu'au troisième sauf erreur, donc mystère et discrétion vous n'en saurez pas plus sur l'histoire. Laissez moi simplement vous dire que Gail Carriger a mis fort élégamment fin à cette série bit-victorienne décidément très réussie (Il semble cependant que certains personnages secondaires pourraient voir se développer leur propres aventures, n'est-ce pas plaisant ?), échappant ainsi au risque d'enlisement qui guette impitoyablement les oeuvres de ce genre (oui impitoyablement, je persiste et signe, c'est terrible de voir des personnages appréciés (et plus si affinité) se déliter de tome en tome, mon petit coeur tout mou saigne bien souvent). Bref cette fois ci le danger est lestement évité et ce dernier tome est tout aussi drôle, spirituel, vivant et bondissant que les précédents, la touche steampunk habituelle en sus. Le voyage en Egypte en compagnie d'une troupe d'artistes hauts en couleur (non vous ne saurez pas qui) est délicieux avec quelques jolis clins d'oeil au couple mythique d'origine, les Emerson. L'action à Londres, resté sous la vigilante protection de Lyall et Biffy, n'est pas oubliée permettant à ces personnages de se développer fort agréablement. Une jolie fin pour une série aussi drôle qu'originale. Réjouissant !

Timeless - The Parasol Protectorate #5 - Gail Carriger - 2012 - Orbit

Les avis de Fashion (revenu des limbes blogoresques, merci grand Tolkien) et Pimpi... et Chimère (qui m'a fait connaitre cette joyeuse série)

PS : J'aurais bien aimé que Gail carriger se fende d'un petit salut explicite à Amélia et Radcliffe Emerson, les personnages d'Elizabeth Peters qui ont inspiré Alexia et Conall. Avec ce tome en Egypte, c'était quand même l'occasion...

PPS : J'ai hâte de voir la prochaine série de l'auteure, si le personnage central est bien celui annoncé (non je ne vous dirais pas lequel) cela pourrait être tout aussi réjouissant...

 

Si vous avez manqué les épisode précédents :

Soulless

Changeless

Blameless

et on dirait que j'ai oublié de faire un billet sur Heartless, mea maxima culpa !

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 13:47

Notre désormais bien connue lady Alexia Tarabotti Maccon se trouve devenue, à la suite des événements du précédent tome (je ne dirai rien, n'insistez pas), le scandale de la bonne société londonienne. Elle a quitté le château de Woosley et son rugissant mari pour réintégrer la maison maternelle, au grand dam de sa famille, de ses soeurs en particuliers, qui y voient la fin de leurs espérances matrimoniales. Comme si cela n'était pas suffisant pour assombrir l'humeur de notre preternatural de choc, la conversation au petit déjeuner étant loin de ses standards personnels, les vampires semblent décider de la faire passer de vie à trépas et y mettent le prix en coccinelles mécaniques (oui vous avez bien lu). Et cela alors même que le seul qui pourrait la renseigner, lord Akeldama, a mystérieusement disparu. Lady Alexia décide donc de prendre le taureau par les cornes et de se rendre en Italie, haut lieu de la lutte contre les créatures surnaturelles, pour en découvrir un peu plus sur la nature et les secrets de ses pouvoirs (et accessoirement la raison de la soudaine haine des vampires à son égard), quand bien même son estomac devrait souffrir de l'absorption de diverses substances exotiques tel l'abominable café ou différents légumes suspects. Le fidèle Floote et la trouble Madame Lefoux se portent fort heureusement volontaires pour l'accompagner dans un périple qui s'annonce des plus périlleux...

Une fois encore, je me suis régalée en suivant les aventures de notre très victorienne et très exentrique Alexia. Pourchassée de toutes parts, abandonnée par (presque) tous les siens, elle réagit avec l'impétuosité qui la caractérise, se rendant en plein en territoire "interdit", chez les fameux templiers, chevaliers de la lutte contre le surnaturel. La rencontre fera des étincelles, on s'en doute, mais heureusement au moins une chose trouvera grâce aux yeux de notre lady en Italie, le pesto ! J'ajouterais que Lord Maccon qui m'avait beaucoup déçue en une précédente occasion (non je ne dirai rien) a finalement su se rattrapper (la scène est hilarante) mais j'espère bien que sa tendre épouse saura lui faire payer avec les intérêts son inqualifiable manquement. Cerise sur le gâteau, le professeur Lyall est très présent dans ce tome ce qui m'a presque consolée de l'absence (temporaire) de mon vampire préféré. Hilarant !

 

Je ne résiste pas à vous faire cadeau de cette petite citation au passage (entre Akeldama et Lyall), (j'aime ce vampire) !

"Listen to me carefully, beta. I am a rove So that I might make my own decisions : who to love, who to watch and, most importantly, what to wear."

ou celle-ci (entre les mêmes protagonistes) que je dédie tout spécialement à ma très chère Pimpi, (my partner in crime in this matter), elle comprendra pourquoi.

"Why, Dolly darling, do speak further ; you interest me most ardently."


Blameless - The parasol protectorate 3 - Gail Carriger - Orbit 2010


Une lecture commune avec la sublime Pimpi, les avis (éclairés) de Fashion (où je m'aperçois que j'ai choisi la même citation que ma so glamour cybertwin), Chimère (qui a choisi une citation également savoureuse), d'autres sans doute...


http://oceanicus-in-folio.fr/lire/public/Divers/Logos_challenges/LUENVO.jpgDans les épisodes précédents... Soulless, Changeless
A venir... Heartless, Timeless
Pour en savoir plus, le site de Gail Carriger
Et un GRAND merci à Chimère qui m'a offert cette superbe série...
Challenge lire en VO anglaise : 6


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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 11:00

La chute d'Hypérion se situe juste dans la foulée du précédent roman - Hypérion donc merci de prendre des notes, nous plongeant directement dans l'action. Nous avions laissé six pélerins s'avançant ensemble vers les tombeaux du temps au devant du monstre qui devait prendre la vie d'au moins cinq d'entre eux mais peut être exaucer le souhait du sixième... Seulement la rencontre ne se fait pas comme ils l'attendaient, séparés, ils se perdent de vue, patientent, se retrouvent, attendent encore, tiraillés par la faim, la soif, la peur et l'inconfort, ne sachant plus s'ils souhaitent ou redoutent la venue de ce Gritche qui joue avec eux au chat et à la souris. Dans le même temps, le Retz tout entier s'embrase sous la poussée des extros, sous le regard mi-blasé, mi-acéré d'un second cybride de John Keats, promu "conseiller artistique" de la présidente de l'Hégémonie ; l'univers tel que le connaissent des milliards d'humains s'effondre ou peut être implose, remettant en cause la survie pure et simple de l'humanité.

Si la construction d'Hypérion s'inspirait des contes de Cantorbery, sa suite s'ancre clairement dans l'Apocalypse - celle de Jean j'imagine, telle que lue et digérée par tant de poètes à travers les siècles. La construction est beaucoup plus fragmentaire, explosée que celle du précédent tome, les éclats d'actions s'enchainent, courts et scintillants, mettant en scène tantôt les pélerins, tantôt quelques personnages clés du Retz et le puzzle qui se met en place est aussi complexe qu'horrifique. Trois cent pages grandioses et effroyables, ou chaque acteur, chaque geste posé apparait prisonnier d'une vaste fresque déjà prévue et verrouillée. L'ensemble est glauque, noir, effrayant et, pour moi, assez fascinant. Malheureusement dans le dernier quart du roman, l'auteur semble avoir perdu le contrôle et s'être enferré dans un salmigondi mystico-chrétien  des plus pénibles à lire, pour finir par une pirouette totalement décalée par rapport à la noiceur du récit. A vrai dire la fin ne m'a pas tant dérangée que cela, même si elle est assez loin de la puissance du premier roman, mais les cent pages précédentes furent laborieuses. Cela dit je ne jeterai pas le bébé avec l'eau du bain (C'est le cas de le dire, comme me le faisait remarquer mon bien aimé colecteur) car les premiers trois-quart m'ont enchantée, je vais donc choisir de rester sur cette impression, en espérant que la suite des Cantos - Endymion pour commencer - sera à la hauteur des meilleurs morceaux de Simmons. Apocalyptique !

 

L'avis incontournable de Thom que j'ai bien hâte de lire moi-même !

 

La chute d'Hypérion - Dan Simmons - 1990 - traduit de l'anglais par Guy Abadia - 1992 - Robert Laffont (édité en poche chez Pocket)

 


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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 21:26

 

Billet garanti 100% sans spoiler (non sans peine) !

 

Les choses paraissent s'être un peu calmées autour de Mercy et d'Adam. Les vampires se tiennent tranquilles, les fae itou, les loups ont à peu près accepté la compagne de leur alpha et Samuel s'est trouvé une raison de vivre... Bref le moment semble idéal pour nos tourtereaux (si du moins le terme peut convenir à un loup garou et un changeuse) de s'échapper quelques jours (en amoureux pour ainsi dire) dans un parc naturel tout ce qu'il y a de plus à leur goût. Mais quelque chose hante les eaux de la Columbia, quelque chose d'ancien et de maléfique, les disparitions se multiplient et il semble bien que nos deux héros n'aient pas atterri là totalement par hasard.

Voici enfin le tome que j'attendais ! Entendons nous, aucun des précédents de m'a déçue, nous parlons d'une de mes séries préférées. Mais bien que le monde de Patricia Briggs soit admirablement décrit et conçu et que nous ayons beaucoup appris sur les différentes créatures qui le peuplent, Mercy elle-même, Celle-qui-se-change-en-coyote, ses origines et ses semblables nous restaient presque totalement inconnus. Et bien sachez-le, j'en sais maintenant beaucoup, mais alors beaucoup, plus. Tolkien sait que j'avais fait de multiples hypothèses, pas vraiment fausses  d'ailleurs mais disons largement en dessous de la vérité. L'auteure a frappé fort et le résultat est non seulement assez différent des précédents opus mais ma foi plutôt décoiffant. Comme toujours, j'ai beaucoup apprécié la personnalité de Mercy malgré sa réticence à en découvrir plus sur elle-même, chose qui me surprend toujours. Adam lui n'en finit pas d'être séduisant et nous faisons la connaissance de quelques personnages hautement fascinants (c'est peu de le dire). Décidément j'aime cette série. Fantastique !

 

River Marked - Patricia Briggs - 2011 - Orbit

 

PS :  Je voudrais en dire tellement plus, c'est trop dur de ne pas spoiler...

PPS : On revoit Stefan aussi... un peu !

PPPS : Les illustrateurs n'ont toujours rien compris pour le tatouage de Mercy, c'est gravissime !

 

Dans les épisodes précédents

L'appel de la lune
Les liens du sang - Le baiser de fer
Bone crossed   la croix d'ossement
  Silver torn (le grimoire d'argent) je n'ai pas retrouvé de billet c'est étrange !

 

PPPPS : (j'allais oublier) Challenge lire en VO - 5

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 16:49

Notre chère Alexia ex-Tarabotti, devenu lady Maccon, conseillère de la reine Victoria et accessoirement alpha d'une meute de loup-garou, pensait pouvoir couler, après son mariage, des jours raisonnablement paisibles (du moins selon ses critères). Bien entendu c'était une vue de l'esprit car entre le retour des troupes britanniques d'outremer comptant de nombreux et remuants loups garous, une étrange épidémie dans la communauté surnaturelle londonienne, le départ sans explication de son mari pour l'Écosse et les projets de mariage de sa chère amie Ivy, la nouvelle lady a du pain sur la planche.

Nous avions laissé Alexia à sa nuit de noce dans Soulless, la voici quelques mois plus tard confortablement installée dans son nouvel état, maîtrisant avec son efficacité coutumière  (et sa fidèle ombrelle) autant la tenue du château de Woosley que les humeurs de son bouillant époux ou les roueries des autres conseillers spéciaux de sa majesté Victoria. Autant vous dire que j'ai plus qu'apprécié les nouvelles aventures de la cousine surnaturelle d'Amélia Peabody. Cet opus nous permet d'en apprendre un peu plus sur le passé de lord Maccon et les loups garous en général, sur les voyages en dirigeable et les méthodes de communications modernes de ce siècle en plein changement (le XIXe). Il nous permet également de faire connaissance avec de nouveaux personnages des plus passionnants, dont une modiste française, scientifique, inventrice et lesbienne, véritable Q je ne dirais pas en jupon, la dame se piquant de s'habiller en gentleman, mais pour le moins féminine. D'autres, déjà entre aperçus dans le tome précédent, prennent une nouvelle dimension... L'intrigue est allègrement menée quoique assez prévisible, très victorienne par ses rebondissements égyptiens et très écossaise par son cadre. Vraiment que demander de plus d’autant que l'humour omniprésent est toujours aussi percutant - à mourir de rire étant le qualificatif qui me vient spontanément à l'esprit. Une série qui tient ses promesses donc et la situation dramatique (à mon goût) dans laquelle nous laissons Alexia à la fin de cet épisode, laisse présager de savoureux développements. Excellent !

 

Soulless - Gail Carriger - 2010 - Orbit (en cours de traduction)

 

L'avis de la glamourous Fashion victim

 

PS : Le troisième opus, blameless, est dans ma pal grâce à la délicieuse et merveilleuse Chimère qui m'a également offert les deux premiers... Qu'elle en soit remerciée pour les siècles des siècles !
PPS : Le côté Steampunk de l'univers nous vaut encore quelques perles dont une ombrelle... décoiffante !

PPPS : Challenge Lu en VO : 4

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 21:49

Hiro Protagoniste est l'archétype du Loser de haut vol, un raté marginal, livreur de pizza malchanceux pour la mafia. Mais dans le Metavers, c'est un hacker mythique, un créateur de monde et un sabreur invaincu (c'est tellement plus facile quand on a écrit le programme), bref une légende... ALors quand apparait une drogue ayant la particularité d'agir dans les deux univers, Hiro se retrouve très vite au coeur de l'action. Dans un monde ravagés par l'ultralibéralisme où les ex-Etats unis ont éclatés en une jungle de franchises indépendantes d'obédiences tant commerciales que politiques ou religieuses, Hiro va devoir compter ses alliés... et se méfier de tous les autres !

Snowcrash de son vrai nom est un roman foisonnant qui a, dit-on, ouvert une nouvelle voie dans la science fiction : le post-cyberpunk, dystopique, certes, mais avec des héros qui cherchent (c'est tout à leur honneur) à changer les choses. Le futur créé par Stephenson est d'une complexité réjouissante, traitée avec assez de recul et d'humour pour faire passer le côté ultra sombre du genre - la description du siège du FBI, par exemple, dernier lambeau officiel des USA vaut son pesant de cacahuètes empoisonnées. Le métavers date un peu par certains aspects mais reste efficace d'autant que l'auteur l'aborde du point de vue du hacker et des ses problèmes, tel que l'adaptation des combats au sabre et de leurs effets (membres tranchés trainants un peu partout), la création d'avatars ou la qualités des accès informatiques (les accès publics - qu'on n'appelait pas encore cybercafé - produisant d'abominables avatars en noir et blanc de basse définition). Du côté de l'histoire, l'idée de base est excellente, plongeant dans l'ancienne Sumer pour décrypter la religion, et plus particulièrement le mythe de Babel, comme un virus neurolinguistique autant qu'informatique. Autour de ce point central, l'auteur construit une intrigue complexe, animés par de multiples personnages hauts en couleur et c'est là que peut être le bât blesse, trop d'idées (forts bonnes pour la plupart), trop de personnages, trop de digressions nuisent à la fluidité de l'action, engendrent des longueurs et pour tout dire on s'y perd un peu trop à mon goût. Malgré ces réserves, le samouraï virtuel reste un roman échevelé, fourmillant d'idées et un (quasi) classique de la science-fiction. (post) Cyberpunk !

 

Le samouraï virtuel (Snowcrash)- Neal Stephenson - 1992

 

PS : Encore une fois, on se demande le pourquoi du comment de la traduction du titre ? Hiro ne se prenant définitivement pas pour un samouraï...

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 11:00

Cet étincelant golden challenge des Cantos d'Hypérion commence par une relecture... mais pas n'importe quelle relecture car ce roman, chroniqué il y a deux ans, fut une sorte de révélation (d'accord disons une découverte) et cette deuxième lecture n'a fait que confirmer la fascination qu'il exerce sur moi. Pour autant je ne m'étais pas précipitée comme je le pensais alors sur la suite. Sur le moment j'étais sonnée et sans doute ce premier tome se suffisait-il à lui-même. Avec le temps l'envie s'est estompée mais pas au point de disparaitre et grâce à Thom j'ai replongé avec horreur et délice dans l'univers de Dan Simmons.

En même temps, dans la mesure où j'ai déjà commis un billet qui clamait mon admiration à la face du monde, que dire de plus aujourd'hui ?

En deux mots pour ceux qui ont raté le début, Hypérion, planète des confins, est sur le point de tomber sous la menace des extros. Dans l'Hégémonie, on soupçonne une offensive beaucoup plus dangereuse à l'encontre du Retz  dans son ensemble et certains seraient prêt à tout pour que les tombeaux du temps, ces mystérieux artefacts antérieurs à l'humanité, ne tombent pas entre les mains de l'ennemi. En même temps, il semble que le Gritche, un croquemitaine de métal que l'on croyait mythique, se soit affranchi des limites de ces tombeaux et fasse sentir sa sanglante influence partout sur la planète, avant peut être de visiter le reste de l'humanité... Comme ultime mesure, à moins qu'il ne s'agisse d'un plan tordu resté dans l'ombre, un dernier pélerinage vers le Gritche est autorisé : sept personnes suffisament désespérées pour aller au devant d'une mort presque certaine sur un monde en déliquescence et chacune, au cours de ce difficile voyage, va partager ce qui la lie à la cruelle Hypérion.

Que dire de plus que la première fois ? C'est un livre monde, parfaitement monté et mis en scène, les différents récits permettent d'appréhender les multiples facettes d'un univers dans le temps et l'espace sans laisser de côté la psychologie des personnages. Toutes les dimensions s'emboitent impeccablement pour créer une histoire aux ramifications profondes. Mais ce que j'ai pu apprécier mieux encore cette fois-ci c'est à quel point les références littéraires sont imbriquées dans la substance même du récit, Keats bien sûr mais aussi Chaucer et Beowulf qui m'avaient passablement échappés la première fois et qui sont pour l'un à l'origine de la construction et pour l'autre carrément au coeur du récit, d'une certaine façon au moins. Disons que cet aspect ajoute encore à la magie de l'ensemble, en particulier pour moi qui n'aime rien tant qu'explorer les  univers de papier alors avec une histoire et des personnages aussi ambitieux en prime, c'est le paradis... enfin si on peut user de ce terme en parlant d'Hypérion. Magistral !

L'avis sans doute bien plus circonstancié de Thom

Hypérion - Dan Simmons - 1989 - traduit de l'anglais par Guy Abadia - 1990 - Robert Laffont (édité en poche chez Pocket)

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