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Chroniques De Lectures

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 19:28

mardispoetiques

Rien encore ! - Et vainement ai-je feuilleté pendant

trois jours et trois nuits, aux blafardes lueurs

de la lampe, les livres hermétiques de Raymond-Lulle !

 

Non rien, si ce n'est avec le sifflement de la cornue

étincelante, les rires moqueurs d'un salamandre qui se

fait un jeu de troubler mes méditations.

 

Tantôt il attache un pétard à un poil de ma barbe,

tantôt il me décoche de son arbalète un trait de feu

dans mon manteau.

 

Ou bien fourbit-il son armure, c'est alors la cendre

du fourneau qu'il soude sur les pages de mon formulaire

et sur l'encre de mon écritoire.

 

Et la cornue, toujours plus étincelante, siffle le

même air que le diable, quand Saint Eloy lui tenailla

le nez dans sa forge.

 

Mais rien encore ! - Et pendant trois autres jours et

trois autres nuits, je feuilletterai, aux blafardes

lueurs de la lampe, les livres hermétiques de

Raymond-Lulle !

 

Aloysius Bertrand - Gaspard de la nuit - 1842

 

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 12:00

Elle était déchaussée, elle était décoiffée,
Assise, les pieds nus, parmi les joncs penchants ;
Moi qui passais par là, je crus voir une fée,
Et je lui dis : Veux-tu t'en venir dans les champs ?

Elle me regarda de ce regard suprême
Qui reste à la beauté quand nous en triomphons,
Et je lui dis : Veux-tu, c'est le mois où l'on aime,
Veux-tu nous en aller sous les arbres profonds ?

Elle essuya ses pieds à l'herbe de la rive ;
Elle me regarda pour la seconde fois,
Et la belle folâtre alors devint pensive.
Oh ! comme les oiseaux chantaient au fond des bois !

Comme l'eau caressait doucement le rivage !
Je vis venir à moi, dans les grands roseaux verts,
La belle fille heureuse, effarée et sauvage,
Ses cheveux dans ses yeux, et riant au travers.

Victor Hugo - Les contemplations 1856

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 21:32

mardispoetiquesPoids des pierres, des pensées

Songe et montagne
n'ont pas la même balance

Nous habitons encore un autre monde
Peut-être l'intervalle ?

Philippe Jaccottet - Airs (1961-1964)

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 21:03

mardispoetiquesAccepter ne se peut
comprendre ne se peut
on ne peut pas vouloir accepter ni comprendre

On avance peu à peu
comme un colporteur
d'une aube à l'autre

Philippe Jaccottet - Airs (1961-1964)

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 17:58

mardispoetiques

Peu m'importe le commencement du monde

Maintenant ses feuilles bougent
maintenant c'est un arbre immense
dont je touche le bois navré

Et la lumière à travers lui 
brille de larme

Philippe Jaccotet - Airs (1961-1964)

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 08:00

This is thy hour O Soul, thy free flight into the wordless,

Away from books, away from art, the day erased, the lesson done,

Thee fully forth emerging, silent, gazing, pondering the themes thou

lovest best.

Night, sleep, and the stars.

 

Walt Whitman - leaves of grass (1819-1892)

 

mardispoetiques

 

Voici ton heure mon âme, ton envol libre dans un monde sans mots

Hors les livres, hors l'art, effacé le jour, leçon apprise,

Ta plénitude apparait, tu te tais, tu admires, tu

médites tes thèmes favoris,

La nuit, le sommeil, et les étoiles.

(ma traduction, avec toutes les réserves d'usage)

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 21:14

Pious Selinda goes to prayers

If I but ask the favour ;

And yet the tender fool's in tears,

When she believes I'll leave her.

 

Would I were free from this restraint,

Or else had hopes to win her ;

Would she could make of me a saint,

Or I of her a sinner

 

William Congreve (1670-1729)

 

mardispoetiques

 

La pieuse Celinda va prier

Si je demande seulement une faveur,

Et pourtant la tendre folle est en larmes

Quand elle croit que je vais la quitter.

 

Pourrais-je m'affranchir de cette frustration

Ou alors avoir l'espoir de la conquérir;

Pourrait-elle faire de moi un saint,

Ou moi d'elle une pécheresse !

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 21:58

My candle burns at both ends;

It will not last the night;

But ah, my foes, and oh, my friends—

It gives a lovely light!

 

Edna St Vincent Millay - A Few Figs from Thistles - 1920

mardispoetiques

Je brule ma chandelle par les deux bouts ;

Je ne tiendrai pas la nuit ;

Mais ah, mes ennemis, et oh, mes amis -

Que cette lumière est belle !


(traduction de Celine Schwaller)

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 17:53

mardispoetiques

Je vivais sans coeur, tu vivais sans flamme,

Incomplets, mais faits pour un sort plus beau ;

Tu pris de mes sens, - je pris de ton âme,

Et tous deux ainsi nous nous partageâme :

Mais c'est toi qui fis le meilleur cadeau !

 

Oui ! c'est toi, merci... C'est toi, sainte femme,

Qui m'as fait sentir le profond amour...

Je mis de ma nuit dans ta blancheur d'âme,

Mais toi, dans la mienne, as mis le grand jour !

 

Je tombais, tombais... Cet ange fidèle

Qui suit les coeurs purs ne me suivait pas...

Pour me soutenir me manquait son aile...

Mais Dieu m'entr'ouvrit ton coeur et tes bras !

 

Et j'aime tes bras... tes bras mieux qu'une aile ;

Car une aile, hélas ! sert à nous quitter :

L'ange ailé s'en va, lorsque Dieu l'appelle...

Tandis que des bras servent à rester !

 

Jules Barbey d'Aurevilly (1807-1889)

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 07:00

Et si on reprenais nos rencontres poétiques du dimanche du mardi ou d'un autre jour... Après tout le mardi est un bon jour pour la poésie, nous parlerons donc de mardis poétiques désormais, en espérant que je trouverai suffisamment de poètes et de poèmes pour que ce rendez-vous dure un peu... (Et comment trouvez-vous mon nouveau logo ?)

mardispoetiques.jpeg

Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,

Et la mer est amère, et l'amour est amer,

L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,

Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.

 

Celui qui craint les eaux qu'il demeure au rivage,

Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer,

Qu'il ne se laisse pas à l'amour enflammer,

Et tous deux ils seront sans hasard de naufrage.

 

La mère de l'amour eut la mer pour berceau,

Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau,

Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.

 

Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,

Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,

Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.

 

Pierre de Marbeuf (1596-1645) :

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