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Chroniques De Lectures

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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 08:42
grains.jpgZérène, peintre miniaturiste de renom, tombe sous le charme de la Marquise des Ailleurs. La belle lui confie une quête dont elle sera la récompense: Découvrir aux coeurs des îles du lointain orient quelques "grains" de beautés, secrètes preuves de son attachement. Simplement ces trésors doivent tenir dans une boites à mouches de galuchat bleu qu'elle lui confit comme une promesse.
Le voilà voguant sur des mers lointaines au confins de la cochinchine et du tonkin confiant à son carnet de beautés, pochades, esquisses et aquarelles de son improbable voyage dans un orient rêvé.
"Le visage de votre Zérène, Marquise, a repris cette teinte qui fit jadis la renommée de Véronèse. Ajoutez-y un soupçon de laitance de thon mêlée de blanc d'écume, une goutte de bile de requin, une larme d'huître perlière et vous aurez ce délicat céladon;"
Plus qu'un court roman, grains de beautés est un long poème retraçant le fabuleuX itinéraire d'une quête sensuelle. Un bijoux d'écriture ciselée à la mode du XVIIIe siècle, scintillant de mots magiques, désuets, mystérieux, brodés ensemble en un délicat et surprenant canevas. Une petite merveille !
"Aujourd'hui, 35e jour de la 30e lune de la 29e année de l'empereur Kien. ce 4 février 1765, je glisse le brin de beauté dans la case nacré de botre boîte à mouches, ma Marquise mouchetée."
Découvert dans le jardin de doune

Grains de beautés et autres minuties d'un collectionneur de mouches - Frédéric Clément - Acte sud - 2007
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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 13:04
herbeverte.jpgDans un village hors du temps, perdu dans une campagne supposée, une jeune femme débarque au milieu de conflits larvés qui s'épanouissent spectacu- lairement entre divers habitants du lieu.
A l'origine un soupçon non fondé d'adultère a précipité les époux d'un couple de notables dans une surenchère constante d'alccool, de compréhension,
d'agressivité, de non-agir, de méchanceté, de laisser-faire, de compétition et d'autres choses encore. Le tout inégalement répartit entre les belligérants... Tous ceux qui passent à la portée de ce couple sont aspirés dans leur orbite sans trop savoir ce qui leur arrive et ce qu'ils font là... jusqu'à  cristallisation et apothéose.
Dans un style percutant et un vocabulaire décalé, Murielle Levraud nous entraîne dans un tourbillon jubilatoire où  une histoire somme toute banale prend toutes les couleurs du conte loufoque. A tel point que je me suis vraiment demandé ce que donnerait une version mise en images par Claude Ponti.
Les personnages se débattent coincés dans leur dimension archétypale, à tout instant le dérisoire cotoie l'absurde, c'est drôle et enlevé, quant aux descriptions elles touchent parfois au sublime.
J'ai mis un certain à accrocher mais une fois partie, je me suis bien amusée et en fait j'en rigole encore. Déjanté !?!

Les critiques de Gaëlle et Thom qui ont déjà tout dit sur ce nouvel OLNI (objet littéraire non identifié).



N'allez pas croire qu'ailleurs l'herbe soit plus verte...elle est plus loin et puis c'est tout. - Murielle Levraud - Robert Laffont - 2005
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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 20:23
verlaine.jpg1895, Paul Verlaine a un peu plus de cinquante ans mais sa vie l'a usé. Usé son corps qui part en morceaux, usée son âme qui semble avoir renoncé à tout, usée sa vitalité qui ne ressucite que dans ses accès de folie sexuelle, sanglante ou poétique. Autour de lui cependant, par la magie de son verbe, il rassemble des admirateurs qui deviennent ses amis. Sans doute faut-il ce mélange détonnant d'admiration sans borne et d'affection sincère pour supporter cet alcoolique violent, ingrat, désespérément débauché, imprévisible, autodestructeur, mais soudain  humain, tolérant, sensible, affectueux, sincère à sa façon...

Jean Teulé choisit de nous raconter les derniers mois de Verlaine à travers le récit de ses plus proches amis et d'un jeune paysan qui a tout quitté pour monter à Paris et y rencontrer l'auteur des poèmes qui le fascinent. L'amour extravagant que voue le jeune Cornuty au pauvre lelian sert de fil conducteur mais aussi d'apothéose sanglante à la déchéance inéluctable du poète dans l'atmosphère deliquescente de ce Paris littéraire de la fin du XIXe.

"Je, François Villon", raconté à la première personne, tenait de l'épopée. La poésie y semblait aussi naturelle que l'eau du ciel ou le souffle du vent. Verlaine, vu à travers les yeux de ses proches, est d'une poésie plus urbaine, plus travaillée, plus intime aussi... Dans un style magnifique et fluide, l'auteur nous restitue l'inspiration "alimentaire", ordurière aussi bien qu'érudite, d'un Verlaine débarassé des oripaux aseptisés de la renommée ! Un hymne à la poésie, un rien dérangeant, magnifiquement écrit, profondément humain... du grand Teulé !


Ô Verlaine - Jean Teulé - Julliard - 2004
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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 21:03

ecrivains10le--ons.jpg Autoportrait de l'artiste en dérision... Philippe Dechine  est en pleine rédaction, puis publication et enfin promotion de son premier roman "métaphysique du dog"! Toute ressemblance avec une personne existante ne semble en rien fortuite.
En dix chapitres, Philippe Ségur retrace les étapes de l'accession à l'état d'écrivain publié et brosse un portrait ironique, parfois absurde, souvent drôle mais aussi passablement agaçant de l'auteur confit dans son nombrilisme... A moins que ses ailes de géant ne l'empêchent de marcher et qu'il soit tout bonnement à côté de la plaque !
Le style de Ségur est toujours percutant et affûté. Certaines scènes, la séance de signatures notamment, valent leur pesant de cacahuètes et j'ai passé un agréable moment de lecture - un rien léger peut-être après Métaphysique du chien...
L'avis hyperenthousiaste de flo, celui plus mesuré de Sylire.

Ecrivain (en 10 leçons) - Philippe Segur - Buchet Chastel - 2007

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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 12:16
balade.jpgCeci n'est pas un livre, c'est un OALNI (objet à lire non identifié) la trajectoire lumineuse d'une étoile filante dans un ciel d'été... Un drôle de petit prince revisité se lance à la recherche de lui-même au cours d'un parcours improbable où nul ne se souvient de lui alors qu'il a pourtant parfaitement et réellement imaginé chaque rencontre. Il est accompagné d'un astronome d'un nouveau genre, peu bavard mais motivant car finalement c'est lui, à moins que ce ne soit elle, le déclencheur de tout, ou de rien !
Dans un style léger oscillant entre ironie et absurde, ce roman nous embarque dans le délire du narrateur, ce père improbable, et honnêtement on n'a pas envie de lui lâcher la main. Tolkien sait ce qu'il pourrait faire si on le quittait des yeux deux minutes... Un drôle de voyage qui se lit d'une traite, le sourire aux lèvres, et dont les images peut être moins amusantes qu'il n'y parait restent vivantes ensuite dans nos propres rêveries... Une très jolie parabole sur la solitude ?
L'avis de livrovore
Balade pour un père oublié - Jean Teulé - Juilliard - 1995
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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 16:08

Un beau soir, dans une cour du vieux Toulouse, Paul croise Knult. Cette rencontre bouleverse sa vie, en un instant il décide de renoncer à tout pour suivre ce nouveau maître à penser et vivre le plus exactement possible selon son modèle… Paul l’humain va donc vivre la vie de Knult le chien. Qu’en pense ce dernier, c’est une autre affaire… Autour de se couple étrange, une petite foule hétéroclite d’éclopés divers s'agite et se croise dans les ruelles de la vieille ville. Humains et animaux se côtoient sans se voir, sans s’entendre, sans se comprendre. Le choix de Paul lui permettra-t-il de franchir cet abîme ?

Dans un style aussi efficace et tranchant qu’un scalpel, Philippe Segur nous conte ce curieux cheminement philosophique avec un humour aussi réjouissant que grinçant.

J’ai mis un peu de temps à rentrer dans cette histoire biscornue, en même temps je savais dès les premières pages que je ne pourrais pas l'abandonner en cours de route… L’écriture a une puissance particulière, claquante et incisive qui m’a accrochée instantanément… Un récit drôle et dérangeant qui trotte dans la tête un bon moment.

L’avis de Flo

Métaphysique du chien - Philippe Ségur - Buchet Chastel - 2002

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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 18:45
C'est bien difficile d'écrire une critique quand on est totalement sous le charme d'un roman et que de nombreux blogueurs talentueux en ont fait l'éloge. Alors plutôt que de le résumer je pense que je vais juste parler de ce qui m'a le plus touché dans cette magnifique histoire.
J'ai aimé cette famille unie si pleine d'amour mais où chacun se replie sur ses angoisses profondes sans savoir comment les partager, se condamnant à une solitude invisible. J'ai aimé ces trois frères si différents, si attachants. J'ai aimé tous ces personnages qui tissent autour d'eux le lien entre présent et passé. J'ai aimé la diversité des thèmes qui s'entrelacent sans jamais lasser. J'ai aimé le contraste entre la réalité et le rêve, bien marqué au début et qui tout en douceur s'estompe jusqu'à fusionner dans l'esprit des personnage à moins que ce ne soit dans celui du lecteur. J'ai aimé la façon dont la quête menée par Lunaire éclaire peu à peu l'histoire si simple et si complexe d'une famille avec ses secrets et ses démons. J'ai aimé surtout l'écriture fluide, poétique et langoureuse, si évocatrice qu'elle nous fait humer les odeurs, goûter les embruns, nous perdre dans son monde de rêve.
Ma seule frustration : j'étais tellement dans l'histoire que je n'ai pas pris le temps d'en savourer pleinement la poésie... Autant pour moi, je vais devoir m'embarquer pour une relecture tranquille où je pourrais cette fois glisser sans hâte de mot en mot, de phrase en phrase et me perdre dans les rêves des Guerindel. et je ne demande que ça...
Magique !
L'avis de Thom, de flo, de choupy, de Loupiote, de livrovore, de Florinette, (j'en oublie certainement).
Les hommages graphiques (entre autres) de Doune et Mr kiki.
Le café de gaëlle pour la lire encore un peu...
L'ancre des rêves - Gaëlle Nohant - Robert Laffont - 2007
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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 13:05

"Je" parce que le récit est entièrement à la première personne ! Maître François Villon nous conte sa vie depuis son premier souffle jusqu'à sa disparition des annales. Car l'auteur a respecté la part de mystère, la mort de Villon reste une inconnue - vers la trentaine il disparait des écrits officiels ou autres et nul ne sait ce qu'il en advint. Ces trente années dont quelques bribes sont arrivées jusqu'à nous forment la trame de ce conte cruel et fascinant sans concession mais sans complaisance non plus où la mort, l'horreur et la joie se conjuguent à chaque page.

Dans un langage étonnant, fusionnant avec la poésie et le ton inimitable de Villon, Jean Teulé  tisse autour de son personnage une étonnante biographie où se mèlent intimement réalités historiques, hypothèses bien étayées et licences romanesques vraisemblables. Il redonne vie pour nous à un homme étrange, attachant, fuyant, mené par ses passions,  dépassé par sa légende, essentiellement libre et devenu témoin de son siècle en transcrivant sa vie, sa souffrance, l'appel de l'abîme en vers inoubliables. Et qu'importe s'ils furent traduits en français modernes, leur force est intacte quel que soit le siècle.

Le Paris du XVe palpite de nouveau sous nos yeux, cruel, turbulent, joyeux avec sa faune de petite gens et de puissants tous guettés au tournant par le sort mais l'acceptant et continuant. Un regal dans un style unique où on ne sait quand s'arrête Teulé pour faire place à Villon... une pure merveille !

Je, François Villon - Jean Teulé - Julliard - 2006

L'avis de Thom qui m'a donné envie de lire ce livre, de plus Jean Teulé est à l'honneur chez les chats en ce moment

  • Je meurs de soif auprès de la fontaine
  • Chaud comme le feu, je claque des dents
  • En mon pays, je suis en terre étrangère
  • près d'un brasier, je frissonne tout brulant
  • nu comme un ver, vêtu en président
  • je ris en pleurs et attends sans espoir
  • Je me réconforte au fond du désespoir
  • je me réjouis sans trouver le moindre plaisir
  • je suis puissant et n'ai force ni pouvoir
  • Bien accueilli, rejeté par chacun
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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 16:13

Agnès et Aline, la cinquantaine bien entamée, sont amies d'enfance. Deux ans plus tôt elles ont quitté leur mari respectif et leur vie bourgeoise et ennuyeuse pour se consacrer à leur art et chacune à un nouvel amour. Agnès est devenu écrivain à succès et Aline peintre également à succès. Ce qui s'appelle des parcours parallèles. Or leurs nouveaux compagnons meurent le même jour, déclenchant des révélations désagréables. Les deux amies vont devoir à nouveau rebondir... 

Au début du roman, les morts simultanées, j'ai pensé que je n'irai pas au bout. Tout cela faisait un peu "trop" et puis finalement  J'ai passé un bon moment. L'histoire est enlevée sinon vraisemblable, les dialogues sont parfois savoureux et le problème du vieillissement est abordé avec une certaine fraicheur. Dans l'ensemble les personnages ont du caractère et sont même sympathiques. Certes deux ou trois choses m'ont agacée : tout d'abord la narratrice convaincue du bien fondé intrinsèque de ses valeurs et de ses opinions et complètement insensible aux autres, ensuite la fin plutôt convenue et où je décèle un je ne sais quoi de bien pensant et enfin le fait que l'auteur s'auto-cite continuellement. Elle joue en effet un rôle mineur mais omniprésent d'un bout à l'autre du roman, un genre de dea ex machina... bon c'est un procédé comme un autre mais j'apprécie moyennement.

Cela étant dit, m'étant aperçu que ce volume était une suite... je compte bien lire le premier qui raconte l'initiale rupture des deux amies... histoire de prendre plaisir à m'agacer encore un peu !

Et puis après... - Françoise Dorin - Plon - 2005

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 20:13

Je ne sais vraiment pas quoi penser de ce roman...

D'une certaine façon c'est une friandise. Un joyeux florilège d'humour macabre pour amateur des séries américaines drolhorrifiques des années soixantes. Celles qui mettaient en scène sur des chaînes concurrentes les familles Adams et Monstre. Le magasin des suicides est bourré de trouvailles et d'inventions réjouissantes pour aider le quidam du coin quelquesoit son âge et sa condition à se suicider en toute tranquillité. Du bocal de bonbons vendu à l'unité (mais où un bonbon sur deux seulement est mortel car la loi oblige à laisser une chance aux enfants) au kit de seppuku contenant entre autre un kimono marqué d'une croix rouge au bon endroit (le propriétaire se prénomme Mishima), il y en a pour toutes les bourses.

Au centre de cette charmante boutique, vit une famille tout ce qu'il y a de plus typique, mère maternante fière de ses rejetons, père à cheval sur ses principes  mais compréhensif, ados à l'avenant. Simplement la laideur, la dépression, la maladie sont valorisées et on s'inquiète du petit dernier gravement atteint d'une indéboulonnable joie de vivre. En grandissant, le petit trubblion va petit à petit contaminer son entourage et semer le chaos dans la routine bien ordonnée de sa respectable famille d'abord puis de la cité toute entière.

C'est là que je ne sais pas vraiment où l'auteur veut en venir. Doit-on voir dans son histoire une amusante satyre des capacités d'adaptation du petit commerce, toujours prêt à innover pour préserver son profit ?

Est-ce une sérieuse mise en garde contre la tentation du pessimisme représenté ici par les informations télévisées déversant sans trêve d'épouvantables catastrophes et scènes d'horreur en tout genre propres à garder le moral des spectateurs au plus bas ?

Est-ce enfin une parabole messianique autour d'un sauveur venu ramener la joie dans la "cité des religions oubliées" ? Le magasin est au reste un ancien lieu de culte non identifié en bordure de la dite cité.

A moins que ce roman ne soit un simple exercice de style assez réjouissant et qui glisse tout seul mais me laisse un tantinet sur ma faim.

La magasin des suicides - Jean Teulé - Juilliard - 2007

 

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