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Chroniques De Lectures

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 10:19

Toi qui, comme un coup de couteau,
Dans mon cœur plaintif es entrée,
Toi qui, comme un hideux troupeau
De démons, vins, folle et parée,
  
De mon esprit humilié
Faire ton lit et ton domaine,
— Infâme à qui je suis lié
Comme le forçat à la chaîne,

Comme au jeu le joueur têtu,
Comme à la bouteille l'ivrogne,
Comme aux vermines la charogne,
— Maudite, maudite sois-tu !

J'ai prié le glaive rapide
De conquérir ma liberté,
Et j'ai dit au poison perfide
De secourir ma lâcheté.
 
Hélas ! le poison et le glaive
M'ont pris en dédain et m'ont dit :
«Tu n'es pas digne qu'on t'enlève
A ton esclavage maudit,

Imbécile ! — de son empire
Si nos efforts te délivraient,
Tes baisers ressusciteraient
Le cadavre de ton vampire !»

 

 

Charles Baudelaire - Les fleurs du  mal

 

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 09:00

J'ai la beauté facile et c'est heureux.

Je glisse sur les toits des vents

Je glisse sur le toit des mers

Je suis devenue sentimentale

Je ne connais plus le conducteur

Je ne bouge plus soie sur les glaces

Je suis malade fleurs et cailloux

J'aime le plus chinois aux nues

J'aime la plus nue aux écarts d'oiseau

Je suis vieille mais ici je suis belle

Et l'ombre qui descend des fenêtres profondes

Épargne chaque soir le coeur noir de mes yeux.

 

Paul Eluard 1923

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 09:00

La terre est bleue comme une orange

Jamais une erreur les mots ne mentent pas

Ils ne vous donnent plus à chanter

Au tour des baisers de s'entendre

Les fous et les amours

Elle sa bouche d'alliance

Tous les secrets tous les sourires

Et quels vêtements d'indulgence

À la croire toute nue.

 

Les guêpes fleurissent vert

L'aube se passe autour du cou

Un collier de fenêtres

Des ailes couvrent les feuilles

Tu as toutes les joies solaires

Tout le soleil sur la terre

Sur les chemins de ta beauté.

 

Oeil de sourd

Faites mon portait.

Il se modifiera pour remplir tous les vides.

Faites mon portrait sans bruit, seul le silence,

A moins que - s'il - sauf - excepté -

Je ne vous entends pas.

 

Il s'agit, il ne s'agit plus.

Je voudrais ressembler -

Fâcheuse coïncidence, entre autres grandes affaires.

Sans fatigue, têtes nouées

Aux mains de mon activité.

 

Paul Eluard - 1929

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 09:00

Sur mes cahiers d'écolier

Sur mon pupitre et les arbres

Sur le sable sur la neige

J'écris ton nom

 

Sur toutes les pages lues

Sur toutes les pages blanches

Pierre sang papier ou cendre

J'écris ton nom

 

Sur les images dorées

Sur les armes des guerriers

Sur la couronne des rois

J'écris ton nom

 

Sur la jungle et le désert

Sur les nids sur les genêts

Sur l'écho de mon enfance

J'écris ton nom

 

Sur les merveilles des nuits

Sur le pain blanc des journées

Sur les saisons fiancées

J'écris ton nom

 

Sur tous mes chiffons d'azur

Sur l'étang soleil moisi

Sur le lac lune vivante

J'écris ton nom

 

Sur les champs sur l'horizon

Sur les ailes des oiseaux

Et sur le moulin des ombres

J'écris ton nom

 

Sur chaque bouffée d'aurore

Sur la mer sur les bateaux

Sur la montagne démente

J'écris ton nom

 

Sur la mousse des nuages

Sur les sueurs de l'orage

Sur la pluie épaisse et fade

J'écris ton nom

 

Sur la vitre des surprises

Sur les lèvres attentives

Bien au-dessus du silence

J'écris ton nom

 

Sur mes refuges détruits

Sur mes phares écroulés

Sur les murs de mon ennui

J'écris ton nom

 

Sur l'absence sans désirs

Sur la solitude nue

Sur les marches de la mort

J'écris ton nom

 

Sur la santé revenue

Sur le risque disparu

Sur l'espoir sans souvenir

J'écris ton nom

 

Et par le pouvoir d'un mot

Je recommence ma vie

Je suis né pour te connaître

Pour te nommer

 

Liberté.

 

Paul Eluard - 1942

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 09:00

Ils cassent le monde

En petits morceaux

Ils cassent le monde

A coups de marteau

Mais ça m'est égal

Ça m'est bien égal

Il en reste assez pour moi

Il en reste assez

Il suffit que j'aime

Une plume bleue

Un chemin de sable

Un oiseau peureux

Il suffit que j'aime

Un brin d'herbe mince

Une goutte de rosée

Un grillon de bois

Ils peuvent casser le monde

En petits morceaux

Il en reste assez pour moi

Il en reste assez

J'aurais toujours un peu d'air

Un petit filet de vie

Dans l'oeil un peu de lumière

Et le vent dans les orties

Et même, et même

S'ils me mettent en prison

Il en reste assez pour moi

Il en reste assez

Il suffit que j'aime

Cette pierre corrodée

Ces crochets de fer

Où s'attarde un peu de sang

Je l'aime, je l'aime

La planche usée de mon lit

La paillasse et le châlit

La poussière de soleil

J'aime le judas qui s'ouvre

Les hommes qui sont entrés

Qui s'avancent, qui m'emmènent

Retrouver la vie du monde

Et retrouver la couleur

J'aime ces deux longs montants

Ce couteau triangulaire

Ces messieurs vêtus de noir

C'est ma fête et je suis fier

Je l'aime, je l'aime

Ce panier rempli de son

Où je vais poser ma tête

Oh, je l'aime pour de bon

Il suffit que j'aime

Un petit brin d'herbe bleue

Une goutte de rosée

Un amour d'oiseau peureux

Ils cassent le monde

Avec leurs marteaux pesants

Il en reste assez pour moi

Il en reste assez, mon coeur

 

Boris Vian

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 09:00

Elle serait là, si lourde

Avec son ventre de fer

Et ses volants de laiton

Ses tubes d'eau et de fièvre

Elle courrait sur ses rails

Comme la mort à la guerre

Comme l'ombre dans les yeux

Il y a tant de travail

Tant et tant de coups de lime

Tant de peine et de douleurs

Tant de colère et d'ardeur

Et il y a tant d'années

Tant de visions entassées

De volonté ramassée

De blessures et d'orgueils

Métal arraché au sol

Martyrisé par la flamme

Plié, tourmenté, crevé

Tordu en forme de rêve

Il y a la sueur des âges

Enfermée dans cette cage

Dix et cent mille ans d'attente

Et de gaucherie vaincue

S'il restait

Un oiseau

Et une locomotive

Et moi seul dans le désert

Avec l'oiseau et le chose

Et si l'on disait choisis

Que ferais-je, que ferais-je

Il aurait un bec menu

Comme il sied aux conirostres

Deux boutons brillants aux yeux

Un petit ventre dodu

Je le tiendrais dans ma main

Et son coeur battrait si vite...

Tout autour, la fin du monde

En deux cent douze épisodes

Il aurait des plumes grises

Un peu de rouille au bréchet

Et ses fines pattes séches

Aiguilles gainées de peau

Allons, que garderez vous

Car il faut que tout périsse

Mais pour vos loyaux services

On vous laisse conserver

Un unique échantillon

Comotive ou zoizillon

Tout reprendre à son début

Tous ces lourds secrets perdus

Toute science abattue

Si je laisse la machine

Mais ses plumes sont si fines

Et son coeur battrait si vite

Que je garderais l'oiseau.


Boris Vian

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 09:00

Bien changement d'époque et de poète, que diriez-vous d'un petit tour chez Boris !

 

Il a dévalé la colline

Ses pieds faisaient rouler des pierres

Là-haut entre les quatre murs

La sirène chantait sans joie

 

Il respirait l'odeur des arbres

Avec son corps comme une forge

La lumière l'accompagnait

Et lui faisait danser son ombre

 

Pourvu qu'ils me laissent le temps

Il sautait a travers les herbes

Il a cueilli deux feuilles jaunes

Gorgées de sève et de soleil

 

Les canons d'acier bleu crachaient

Des courtes flammes de feu sec

Pourvu qu'ils me laissent le temps

Il est arrivé près de l'eau

 

Il y a plongé son visage

Il riait de joie il a bu

Pourvu qu'ils me laissent le temps

Il s'est relevé pour sauter

 

Pourvu qu'ils me laissent le temps

Une abeille de cuivre chaud

L'a foudroyé sur l'autre rive

Le sang et l'eau se sont mêlés

 

Il avait eu le temps de voir

Le temps de boire à ce ruisseau

Le temps de porter à sa bouche

Deux feuilles gorgées de soleil

 

Le temps de rire aux assassins

Le temps d'atteindre l'autre rive

Le temps de courir vers la femme

Il avait eu le temps de vivre

 

Boris Vian

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 08:00

J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ;
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir.

Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées.
Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir ;

La vague en a paru rouge et comme enflammée.
Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée...
Respires-en sur moi l'odorant souvenir.

 

Marceline desbordes-Valmore (1786-1859) Poèsies

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 08:00

Son image, comme un songe,
Partout s'attache à mon sort;
Dans l'eau pure où je me plonge
Elle me poursuit encor  
Je me livre en vain, tremblante,
à sa mobile fraîcheur,  
L'image toujours brûlante  
Se sauve au fond de mon coeur.
 
Pour respirer de ses charmes  
Si je regarde les cieux,  
Entre le ciel et mes larmes,  
Elle voltige à mes yeux,  
Plus tendre que le perfide,  
Dont le volage désir  
Fuit comme le flot limpide  
Que ma main n'a pu saisir.


Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859) - Poésies

 

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 14:48

 

Et si nous reprenions un brin de Marceline, cela fait trop longtemps...

Ah ! c'est vous que je vois

Enfin ! et cette voix qui parle est votre voix !

Pourquoi le sort mit-il mes jours si loin des vôtres ?

J'ai tant besoin de vous pour oublier les autres !

Victor Hugo.

 

Veux-tu l’acheter ?

Mon cœur est à vendre.

Veux-tu l’acheter,

Sans nous disputer ?

 

Dieu l’a fait d’aimant ;

Tu le feras tendre ;

Dieu l’a fait d’aimant

Pour un seul amant !

 

Moi, j’en fais le prix ;

Veux-tu le connaître ?

Moi, j’en fais le prix ;

N’en sois pas surpris :

 

As-tu tout le tien ?

Donne ! et sois mon maître.

As-tu tout le tien,

Pour payer le mien ?

 

S’il n’est plus à toi,

Je n’ai qu’une envie ;

S’il n’est plus à toi,

Tout est dit pour moi.

 

Le mien glissera,

Fermé dans la vie ;

Le mien glissera,

Et Dieu seul l’aura !

 

Car, pour nos amours,

La vie est rapide ;

Car, pour nos amours,

Elle a peu de jours.

 

L’âme doit courir

Comme une eau limpide ;

L’âme doit courir,

Aimer et mourir.

 

Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859) Les pleurs

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