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Chroniques De Lectures

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 12:00

Un petit tour vers le XVe siècle en l'honneur de notre rentrée littéraire 1220 et des poussière... Charles d'Orléans, fils de Louis d'orléans et de Valentine Visconti, neveu de Charles VI, fut durant 25 ans prisonniers au royaume d'Angleterre avant d'épouser Marie de Clève et de devenir le père du futur Louis XII. Sa longue (vraiment longue) captivité lui permis de parfaire son oeuvre écrite principalement entre 1410 et 1465, ce qui le place dans nos poussières...

 

En la forêt de longue attente,

Par le triste vent de fortune

Je vois tant de bois abattu

Que, par ma foi, je n'y retrouve

A présent ni chemin ni sente.

 

Là, jadis, mon revenu de joie,

Jeunesse le payait comptant

Il ne m'y reste rien qui vaille

En la forêt de Longue Attente

Par le triste vent de fortune...

 

Vieillesse dit, qui me torture :

"Fais le deuil de ces sous et droits

Que tu as perçues autrefois ;

Tes, jours, mois et ans sont passés :

Qu'il te suffise et sois content

En la forêt de Longue Attente !"

 

Et pour les puriste...

 

En la forest de Longue Actente,

Par vent de Fortune dolente

Tant y voy abatu de bois

Que sur ma foy je n'y congnois

A present ne voye ne sente

 

Pieça y pris joyeuse rente :

Jeunesse la payoit contente ;

Or n'y ay qui vaille une nois,

En la forest de Longue Actente

Par vent de Fortune dolente

 

Vieillesse dit, qui me tourmente :

"Pour toy n'y a pesson ne vente

Comme tu as eu autresfois ;

Passez sont tes jours, ans et mois :

Souffize toy et te contente

En la forest de Longue Actente,

Par vent de Fortune dolente


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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 18:12

Ajourd'hui j'avais prévu de publier un billet sur No et moi, lu dans le cadre de la thématique livre ayant reçu un prix du club Lire et Délires, toujours fringant et bien vivant (le club). Mais après trois heures trente de devoirs (la sixième ça me tue) je crois que je vais plutôt créer une nouvelle catégorie pour ce blog : les poèmes de Tristan en sixième, qu'ils soient en français (ça va tout seul), en anglais (arghhhh !!!) ou en chinois (j'attends le cas sans aucune impatience)... L'avantage pour les contines en anglais c'est que je les connais par coeur bien avant lui, donc révisions possibles en tout temps,  voiture, métro, courses. Je me fais l'effet d'une mère cruelle, limite harceleuse. Enfin !

 

Have you got a pet ?

No, I haven't yet !

But I want one, one day.

I don't want a dog

or an snake, or a frog

Just a little pet

To stay in my pocket

all day

 

Inconnu

 

Ou encore celui-ci

 

Snail upon the wall

Have you got at all

anything to tell

about your shell

 

Only this my child,

When the wind is wild,

Or when the sun is hot,

il's all I've got

 

John Drinkwater

 

Je ne peux même pas dire qu'aucun enfant n'a été maltraité pendant la rédaction, la honte !

 

 

 

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 22:49

Un dernier tour de piste pour WH Auden avant le retour à des poètes plus francophones, voici donc sa "berceuse"...

 

Lay your sleeping head, my love,

Human on my faithless arm;

Time and fevers burn away

Individual beauty from

Thoughtful children, and the grave

Proves the child ephemeral:

But in my arms till break of day

Let the living creature lie,

Mortal, guilty, but to me

The entirely beautiful.

 

Soul and body have no bounds:

To lovers as they lie upon

Her tolerant enchanted slope

In their ordinary swoon,

Grave the vision Venus sends

Of supernatural sympathy,

Universal love and hope;

While an abstract insight wakes

Among the glaciers and the rocks

The hermit's carnal ecstasy.

 

Certainty, fidelity

On the stroke of midnight pass

Like vibrations of a bell

And fashionable madmen raise

Their pedantic boring cry:

Every farthing of the cost,

All the dreaded cards foretell,

Shall be paid, but from this night

Not a whisper, not a thought,

Not a kiss nor look be lost.

 

Beauty, midnight, vision dies:

Let the winds of dawn that blow

Softly round your dreaming head

Such a day of welcome show

Eye and knocking heart may bless,

Find our mortal world enough;

Noons of dryness find you fed

By the involuntary powers,

Nights of insult let you pass

Watched by every human love.

 

W. H. Auden

January 1937

 

Pose ta tête endormie, mon amour

Humaine sur mon bras infidèle ;

Le temps et les fièvres consument

La part de beauté

Des enfants pensifs et la tombe

prouve que l’enfant est éphémère ;

Mais que dans mes bras jusqu’au point du jour

Repose cet être vivant,

Mortel, coupable, mais pour moi

Beauté absolue.


L’âme et le corps n’ont point de bornes  ;

Aux amants étendus

Dans leur pâmoison coutumière

Sur la pente enchantée de son indulgence

Vénus gravement apporte la vision

D’une compassion surnaturelle,

Un amour, un espoir universels  ;

Tandis qu’une intuition abstraite

Eveille parmi les glaciers et les rocs

L’extase sensuelle de l’ermite.


Certitude, fidélité

Sur le coup de minuit passent

Comme les vibrations d’une cloche,

Et les fous à la mode poussent

Leurs cris ennuyeux de pédants  ;

Chaque centime de la dépense,

Tout de que prédisent les cartes redoutées

Sera payé, mais de cette nuit

Que pas un murmure, pas une pensée

Pas un baiser ni un regard ne soient perdus.


Tout meurt, la beauté, la vision, minuit :

Que les vents de l’aube qui demeurent

Soufflent sur ta tête rêveuse

Annonçant un jour d’une telle douceur

Que les yeux et le cœur qui cogne puissent louer

Ce monde mortel et s’en satisfaire  ;

Que les midis de sècheresse te voient nourri

Par les puissances irréfléchies,

Que les nuits d’insulte te laissent vivre

Sous la garde de tout amour humain.

 

Je ne sais hélas pas de qui est cette traduction mais elle me convient mieux que celle de mon livre, je vous la confie donc... enjoy !

Correction grâce à monsieur Lou, je sais maintenant que ce traducteur selon mon coeur est Jeant Briat. Merci à lui !

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 12:30

les jeudis de Chiffonette...

« Quel est celui d'entre nous qui n'a pas, dans ses jours d'ambition, rêvé le miracle d'une prose poétique, musicale sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ? »

 

Charles Baudelaire

Lettre à Arsène Houssaye

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 09:33

Continuons avec Wystan...

 

At last the secret is out,

as it always must come in the end,

the delicious story is ripe to tell

to tell to the intimate friend;

over the tea-cups and into the square

the tongues has its desire;

still waters run deep, my dear,

there's never smoke without fire.

 

Behind the corpse in the reservoir,

behind the ghost on the links,

behind the lady who dances

and the man who madly drinks,

under the look of fatigue

the attack of migraine and the sigh

there is always another story,

there is more than meets the eye.

 

For the clear voice suddenly singing,

high up in the convent wall,

the scent of the elder bushes,

the sporting prints in the hall,

the croquet matches in summer,

the handshake, the cough, the kiss,

there is always a wicked secret,

a private reason for this

 

WH Auden

 

(Traduction plus ou moins libre pour celles et ceux qui aient comprendre au moins l'idée général)

 

Enfin le secret est percé

Comme il doit toujours l'être à la fin

La délicieuse histoire est mûre

pour être raconté à l'intime ami

au dessus des tasses de thé et sur la place

la langue a son désir

l'eau-qui-dort coule profonde, mon cher

Il n'y a pas de fumée sans feu

 

Derrière le cadavre dans le reservoir

Derrière le fantôme dans ses chaînes

Derrière la dame qui danse

et l'homme qui boit à la folie

sous les marques de fatigue

la crise de migraine et le soupir

Il y a plus que ce que l'oeil peut saisir

 

Malgré la voix claire qui chante soudain

là-haut sur le mur du couvent

Le parfum des taillis de sureaux,

les gravures de chasse dans le vestibule

les parties de croquet pendant l'été

la poignée de main, la toux, le baiser

Il y a toujours un secret diabolique

une raison secrète derrière tout cela

 

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 12:00

Pour dame Ofélia qui vit à coté de la maison natal de WH Auden (absolument) dans la ville d'enfance de JRR Tolkien (oups cela m'a échappé, mea maxima culpa) et pour dame Erzebeth dont c'est un des poèmes préférés

 

Stop all the clocks, cut off the telephone,

Prevent the dog from barking with a juicy bone,

Silence the pianos and with muffled drum

Bring out the coffin, let the mourners come.

 

Let aeroplanes circle moaning overhead

Scribbling on the sky the message He Is Dead,

Put crepe bows round the white necks of the public doves,

Let the traffic policemen wear black cotton gloves.

 

He was my North, my South, my East and West,

My working week and my Sunday rest,

My noon, my midnight, my talk, my song;

I thought that love would last for ever: I was wrong.

 

The stars are not wanted now: put out every one;

Pack up the moon and dismantle the sun;

Pour away the ocean and sweep up the wood.

For nothing now can ever come to any good.

 

W.H. Auden, 1938

 

 

Et voici pour celles et ceux pour qui l'anglais reste un effort, la version française utilisée pour le film  - Quatre mariages et un enterrement (je n'ai pas trouvé le nom du traducteur, mais si vous connaissez...)

 

Arrêtez les pendules, coupez le téléphone,
Empêchez le chien d’aboyer pour l’os que je lui donne,
Faites taire les pianos et sans roulement de tambour,
Sortez le cercueil avant la fin du jour.

 

Que les avions qui hurlent au dehors
Dessinent dans le ciel ces trois mots : Il Est Mort,
Nouez voiles noirs aux colonnes des édifices,
Gantez de noir les mains des agents de police.

 

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest,
Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,
Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson,
Je croyais que l’Amour jamais ne finirait : j’avais tort.

 

Que les étoiles se retirent ; qu’on les balaye ;
Démontez la lune et le soleil,
Videz l’océan et arrachez la forêt ;
Car rien de bon ne peut advenir désormais

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 10:00

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

 

Charles Baudelaire - Les fleurs du mal

 

PS : ce poème est bien entendu dédié à monsieur Lou qui l'a réclamé et m'a, de ce fait, appris le mot Pantoum...

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 10:00

J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.

Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou soeur, soyez la douceur éphémère
D'un glorieux automne ou d'un soleil couchant.

Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide !
Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l'été blanc et torride,
De l'arrière-saison le rayon jaune et doux !

 

Charles Baudelaire - Les fleurs du mal

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 11:36

Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.

Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.

J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.

Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.

 

Charles Baudelaire - Les fleurs du mal

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 10:00

Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage
Traversé çà et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

 

Voilà que j'ai touché l'automne des idées,
Et qu'il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l'eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

 

Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?

 

- Ô douleur ! ô douleur ! Le temps mange la vie.
Et l'obscur ennemi qui nous ronge le coeur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie !

 

Charles Baudelaire - Les fleurs du mal

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