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Chroniques De Lectures

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 16:19

Montagnes derrière, montagnes devant
Batailles rangées d'ombres, de lumières,
L'univers est là qui enfle le dos,
Et nous, si chétifs entre nos paupières,
Et nos coeurs toujours en sang sous la peau.

 

Faut-il que pour nous brûlent tant d'étoiles
Et que tant de pluie arrive du ciel,
Et que tant de jours sèchent au soleil
Quand un peu de vent éteint notre voix,
Nous couchant le long de nos os dociles ?

 

Viendront les géants tombés d'autres mondes,
ils enjamberont les monts, les marées,
Et vérifieront si la terre est ronde,
Par dérision, de leurs grosses mains,
Ou bien, reculant, de leurs yeux sans bords.

 

Jules Supervielle (1884-1960)

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 19:27

Spéciale dédicace à Bluegrey en ce frais dimanche de décembre...

 

- Ne touchez pas l'épaule

Du cavalier qui passe,

Il se retournerait

Et ce serait la nuit,

Une nuit sans étoiles,

Sans courbe ni nuages.

- Alors que deviendrait

Tout ce qui fait le ciel,

La lune et son passage,

Et le bruit du soleil ?

- Il vous faudrait attendre

Qu'un second cavalier

Aussi puissant que l'autre

Consentît à passer.

 

Jules supervielle (1884-1960) - les amis inconnus

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 12:00

Je vois tomber la pluie

Dont les flaques font luire

Notre grave planète,

La pluie qui tombe nette

Comme du temps d'Homère

Et du temps de Villon

Sur l'enfant et sa mère

Et le dos des moutons,

La pluie qui se répète

Mais ne peut attendrir

La dureté de tête

Ni le cœur des tyrans

Ni les favoriser

D'un juste étonnement,

Une petite pluie

Qui tombe sur l'Europe

Mettant tous les vivants

Dans la même enveloppe

Malgré l’infanterie

Qui charge ses fusils

Et malgré les journaux

Qui nous font des signaux,

Une petite pluie

Qui mouille les drapeaux.

 

Jules Supervielle - Les fables du monde - 1938

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 12:00

Je bats comme des cartes

Malgré moi des visages,

Et, tous, ils me sont chers.

Parfois l'un tombe à terre

Et j'ai beau le chercher

La carte a disparu.

Je n'en sais rien de plus.

C'était un beau visage

Pourtant, que j'aimais bien.

Je bats les autres cartes.

L'inquiet de ma chambre,

Je veux dire mon coeur,

Continue à brûler

Mais non pour cette carte

Q'une autre a remplacée :

C'est nouveau visage,

Le jeu reste complet

Mais toujours mutilé.

C'est tout ce que je sais,

Nul n'en sait d'avantage.

 

Jules Supervielle - Les amis inconnus - 1934

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 12:00

Quittons un temps notre bien aimé moyen-âge et, à la demande générale de Bluegrey, découvrons un nouveau poète (enfin nouveau pour moi évidemment... inculte que je suis) le connaissez-vous ? Vous plaira-t-il ? 

 

Encore frissonnant

Sous la peau des ténèbres

Tous les matins je dois

Recomposer un homme

Avec tout ce mélange

De mes jours précédents

Et le peu qui me reste

De mes jours à venir.

Me voici tout entier,

Je vais vers la fenêtre.

Lumière de ce jour,

Je viens du fond des temps,

Respecte avec douceur

Mes minutes obscures,

Épargne encore un peu

Ce que j’ai de nocturne,

D’étoilé en dedans

Et de prêt à mourir

Sous le soleil montant

Qui ne sait que grandir.

 

Jules Supervielle - La fable du monde - 1938

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 18:00

Un dernier petit tour pour Charles avant changement de poète dimanche prochain... Qui sera à l'honneur cette fois ? Je vous laisse la surprise...

 

Qui ? quoy ? comment ? a qui ? pourquoy ?
Passez, presens ou avenir,
Quant me viennent en souvenir,
Mon cueur en penser n'est pas coy.

Au fort, plus avant que ne doy
Jamais je ne pense enquerir :
Qui ? quoy ? comment ? a qui ? pourquoy ?
Passez, presens ou avenir.

On s'en puet rapporter a moy
Qui de vivre ay eu beau loisir
Pour bien aprendre et retenir.
Assez ay congneu,je m'en croy :
Qui ? quoy ? comment ? a qui ? pourquoy ?

 

Charles d'Orléans (1394-1465)

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 12:00

Le temps a laissié son manteau

de vent, de froidure et  de pluye, 

Et s'est vestu de brouderie

De soleil luyant, cler et beau.

Il n'y a beste, ne oyseau,

Qu'en son jargon ne chante ou crie

Le temps a laissié son manteau!

Rivière, fontaine et ruisseau 

Portent, en livrée jolie,

Gouttes d'argent, d'orfavrerie,

Chascun s'abille de nouveau:

Le temps a laissié son  manteau

 

Charles d'Orléans (1394-1465)

 

***

 

Le temps a laissé son manteau

De vent, de froidure et de pluie,

Et s'est vêtu de broderies,

De soleil luisant, clair et beau.

Il n'y a bête ni oiseau

Qu'en son jargon ne chante ou crie :

Le temps a laissé son manteau!

Rivière, fontaine et ruisseau

Portent, en livrée jolie,

Gouttes d'argent, d'orfèvrerie,

Chacun s'habille de nouveau:

Le temps a laissé son manteau.

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 12:00

Yver, vous n'estes qu'un villain,

Esté est plaisant et gentil,

En tesmoing de May et d'Avril

Qui l'acompaignent soir et main.

Esté revest champs, bois et fleurs,

De sa livrée de verdure

Et de maintes autres couleurs,

Par l'ordonnance de Nature.

Mais vous, Yver, trop estes plain

De nege, vent pluye et grezil;

On vous deust banie en essil.

Sans point flater, je parle plain,

Yver, vous n'estes qu'un villain !

 

Charles d'Orléans (1394-1465)

 

***

 

Hiver vous n’êtes qu’un vilain !

Eté est plaisant et gentil,

En témoignent Mai et Avril

Qui l’accompagnent soir et matin.

Eté revêt champs, bois et fleurs

De sa livrée de verdure

Et de maintes autres couleurs

Par l’ordonnance de Nature.

Mais vous, Hiver, trop êtes plein

De neige, vent, pluie et grésil;

On vous doit bannir en exil.

Sans point flatter, je parle plain,

Hiver vous n’êtes qu’un vilain !

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 12:00

Et de nouveau, Charles...

 

J'ayme qui m'ayme, autrement non ;

Et non pour tant, je ne hay rien,

Mais vouldroye que tout fust bien,

A l'ordonnance de Raison.

Je parle trop, las ! se faiz mon !

Au fort, en ce propos me tien :

J'ayme qui m'ayme, autrement non,

Et non pour tant je ne hay rien.

De pensees son chapperon

A brodé le povre cueur mien ;

Tout droit de devers lui je vien,

Et ma baillé ceste chançon :

J'ayme qui m'ayme, autrement non,

Et non pour tant je ne hay rien.

 

Charles d'Orléans (1394-1465)

 


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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 15:32

Restons donc encore un peu pour nos dimanches poétiques dans notre beau moyen-âge avec ce mélancolique (le terme existait-il ?) poème de Charles d'Orléans.

 

Plus penser que dire
Me convient souvent,
Sans montrer comment
N’ à quoi mon cœur tire.

Feignant de sourire
Quand suis très dolent,
Plus penser que dire
Me convient souvent.

En toussant soupire
Pour secrètement
Musser mon tourment.
C’est privé martyre,
Plus penser que dire.

 

Charles d'Orléans (1394-1465)

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