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Chroniques De Lectures

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 16:15

En l'honneur de Gaëlle qui m'en parlait pas plus tard qu'aujourd'hui...

 

À cinq heures du matin dans une rue neuve et vide j’entends le bruit d’une voiture qui s’éloigne.

Un avertisseur d’incendie a sa glace brisée et les débris de verre resplendissent dans le ruisseau.

 

Sur le pavé il y a une flaque de sang et un peu de fumée se dissout dans l’air.

Ohé ! Ohé ! racontez-moi ce qui s’est passé.

Éveillez-vous ! Je veux savoir ce qui s’est passé.

Racontez-moi les aventures des hommes.

 

Robert Desnos - Etat de veille - 1936

 

 

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 10:35

Where's the Poet ? show him! show him,

Muses nine ! that I may know him.

'Tis the man who with a man

Is an equal, be he King,

Or poorest of the beggar-clan

Or any other wonderous thing

A man may be 'twixt ape and Plato;

'Tis the man who with a bird,

Wren or Eagle, finds his way to

All its instincts; he hath heard

The Lion's roaring, and can tell

What his horny throat expresseth,

And to him the Tiger's yell

Come articulate and presseth

On his ear like mother-tongue.

 

John Keats (1795-1821)

 

Merci Isil

 

Comme d'habitude (serait-ce une malédiction) la traduction (ici de Paul Gallimard - je n'ai pas trouvé la date) ne me satisfait pas vraiment, elle manque de simplicité et donc (à mon goût) de puissance mais pour autant...

 

Où est le poète ? montrez-le ! montrez-le,

Vous les neuf muses ! que je puisse le reconnaître

C’est l’homme qui en face d’un homme

Est toujours un égal, fut-il un roi,

Qu’il soit le plus pauvre de la tribu des mendiants

Ou n’importe quelle autre chose étonnante

Que puisse être un homme entre un singe et Platon ;

C’est l’homme qui devant un oiseau,

Roitelet ou aigle, trouve le chemin

De tous ses instincts ; il a entendu

Le rugissement du lion, et peut dire

Ce qu’exprime sa gorge rugueuse

Et pour lui le hurlement du tigre

A une signification et frappe

Son oreille comme une langue maternelle

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 10:25

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Et nos amours

Faut-il qu'il m'en souvienne

La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

 

Les mains dans les mains restons face à face

Tandis que sous

Le pont de nos bras passe

Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

 

L'amour s'en va comme cette eau courante

L'amour s'en va

Comme la vie est lente

Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

 

Passent les jours et passent les semaines

Ni temps passé

Ni les amours reviennent

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

 

Guillaume Apollinaire - Alcools - 1913

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 13:57

Lune melliflueuse aux lèvres des déments

Les vergers et les bourgs cette nuit sont gourmands

Les astres assez bien figurent les abeilles

De ce miel lumineux qui dégoutte des treilles

Car voici que tout doux et leur tombant du ciel

Chaque rayon de lune est un rayon de miel

Or caché je conçois la très douce aventure

J'ai peur du dard de feu de cette abeille Arcture

Qui posa dans mes mains des rayons décevants

Et prit son miel lunaire à la rose des vents

 

Guillaume Apollinaire - Alcools - 1913

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 15:04

Le ciel nocturne et bas s'éblouit de la ville
Et mon cœur bat d'amour à l'unisson des vies
Qui animent la ville au-dessous des grands cieux
Et l'allument le soir sans étonner nos yeux

Les rues ont ébloui le ciel de leurs lumières
Et l'esprit éternel n'est que par la matière
Et l'amour est humain et ne vit qu'en nos vies
L'amour cet éternel qui meurt inassouvi

 

Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 08:00

Un bœuf gris de la Chine

Couché dans son étable

Allonge son échine

Et dans le même instant

Un bœuf de l'Uruguay

Se retourne pour voir

Si quelqu'un a bougé.

 

Vole sur l'un et l'autre

A travers jour et nuit

L'oiseau qui fait sans bruit

Le tour de la planète

Et jamais ne la touche

Et jamais ne s'arrête.

 

Jules supervielle (1884-1960)

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 16:00

Chaque arbre est immobile, attentif à tout bruit.

Même le peuplier tremblant retient son souffle

L'air pèse sur le dos des collines, il luit

Comme un métal incandescent et l'heure essouffle.

 

Les moineaux buissonniers se sont tous dispersés

Avec le vol aigu et les cris d'hirondelles,

Et des mouettes vont, traînant leurs larges ailes,

Dans l'air lourd à gravir et lourd à traverser.

 

L'éclair qui brille au loin semble une brusque entaille

Et, tandis que hennit un cheval de labour,

Les nuages vaillants qui vont à la bataille

Escaladent l'azur âpre comme une tour.

 

Mais soudain, l'arc-en-ciel luit comme une victoire

Chaque arbre est un archer qui lance des oiseaux,

Et les nuages noirs qu'un soleil jeune moire,

Enivrés, sont partis pour des combats nouveaux.

 

Jules Supervielle (1884-1960)

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 16:07

En cette nouvelle année, retrouvons ce cher Jules pour quelques dimanches poétiques ...

 

Quarante enfants dans une salle,

Un tableau noir et son triangle,

Un grand cercle hésitant et sourd

Son centre bat comme un tambour

 

Des lettres sans mots ni patrie

Dans une attente endolorie.

 

Le parapet dur d’un trapèze,

Une voix s’élève et s’apaise

Et le problème furieux

Se tortille et se mord la queue.

 

La mâchoire d’un angle s’ouvre.

Est-ce une chienne ? Est-ce une louve ?

 

Et tous les chiffres de la terre,

Tous ces insectes qui défont

Et qui refont leur fourmilière

Sous les yeux fixes des garçons.

 

Jules Supervielle (1884-1960)

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 17:25

Lumineuse
Une année toute neuve
Sur la neige

Ito Shou

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 21:58

Noel s'achève, que diriez-vous de fêter cela avec un zeste de poésie du grand Will ?

 

Blow, blow, thou winter wind,
Thou art not so unkind
As man's ingratitude;
Thy tooth is not so keen
Because thou art not seen,
Although thy breath be rude.
Heigh-ho! sing heigh-ho! unto the green holly:
Most friendship is feigning, most loving mere folly:
Then, heigh-ho! the holly!
This life is most jolly

 

Freeze, freeze, thou bitter sky,
Thou dost not bite so nigh
As benefits forgot:
Though thou the waters warp,
Thy sting is not so sharp
As friend remember'd not.
Heigh-ho! sing heigh-ho! unto the green holly:
Most friendship is feigning, most loving mere folly:
Then, heigh-ho! the holly!
This life is most jolly.

 

Shakespeare - As you like it

 

Souffle, souffle vent d'hiver;
Tu n'es pas si cruel
Que l'ingratitude de l'homme.
Ta dent n'est pas si pénétrante,
Car tu es invisible
Quoique ton souffle soit rude
Hé! ho! chante; hé! ho! dans le houx vert;
La plupart des amis sont des hypocrites et la plupart des amants des fous
Allons ho! hé! le houx!
Cette vie est plutôt joyeuse

 

Gèle, gèle, ciel rigoureux,
Ta morsure est moins cruelle
Que celle d'un bienfait oublié.
Quoique tu enchaînes les eaux,
Ton aiguillon n'est pas si acéré
Que celui de l'oubli d'un ami.
Hé! ho! chante; hé! ho! dans le houx vert;
La plupart des amis sont des hypocrites et la plupart des amants des fous
Allons ho! hé! le houx!
Cette vie est plutôt joyeuse.

 

William - Comme il vous plaira

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