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Chroniques De Lectures

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 20:28

Continuons ce dimanche, notre petite balade dans l'oeuvre de Nerval...

 

Elle a passé, la jeune fille

Vive et preste comme un oiseau

À la main une fleur qui brille,

À la bouche un refrain nouveau.

 

C'est peut-être la seule au monde

Dont le coeur au mien répondrait,

Qui venant dans ma nuit profonde

D'un seul regard l'éclaircirait !

 

Mais non, - ma jeunesse est finie ...

Adieu, doux rayon qui m'as lui, -

Parfum, jeune fille, harmonie...

Le bonheur passait, - il a fui !

 

Gérard de Nerval - Odelettes - 1834

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 14:46

Il est un air pour qui je donnerais

Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,

Un air très-vieux, languissant et funèbre,

Qui pour moi seul a des charmes secrets !


Or, chaque fois que je viens à l'entendre,

De deux cents ans mon âme rajeunit...

C'est sous Louis treize; et je crois voir s'étendre

Un coteau vert, que le couchant jaunit,


Puis un château de brique à coins de pierre,

Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,

Ceint de grands parcs, avec une rivière

Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs;

 

Puis une dame, à sa haute fenêtre,

Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,

Que, dans une autre existence peut-être,

J'ai déjà vue... et dont je me souviens !

 

Gérard de Nerval - Odelettes - 1834

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 14:04

Cette semaine, notre poème se transporte au samedi (le 15, dimanche, étant le jour des révélations du swap au long cours - tadaaaam) et nous continuons avec Nerval, grâce au beau recueil offert par Cryssilda, et une évocation (entre autre) du très chevaleresque et très romantique Ivanhoé, el Desdichado !

 

Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,

Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :

Ma seule Étoile est morte, - et mon luth constellé

Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

 

Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consolé,

Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,

La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,

Et la treille où le Pampre à la Rose s'allie.

 

Suis-je Amour ou Phoebus ?... Lusignan ou Biron ?

Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;

J'ai rêvé dans la Grotte où nage la Sirène...

 

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :

Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée

Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.

 

Gérard de Nerval - Les Chimères - 1854

PS : Il me semble que ce poème est cité dans un des romans de Léo Malet et sert de fil conducteur à un Vargas aussi, Sans feu ni lieu sauf erreur...

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 12:00

Grâce à Cryssilda, j'ai la chance de disposer d'un nouveau recueil de poèmes qui, à peine reçu, s'est ouvert de lui-même (était-ce un signe ?) à la page de ce très beau poème nordique (l'a-t-il écrit pour moi ?) de Nerval.... Merci sublime Cryssilda d'initier ainsi un cycle Nerval en ces lieux !

 

Il était un roi de Thulé

A qui son amante fidèle

Légua, comme souvenir d'elle,

Une coupe d'or ciselé.

 

C'était un trésor plein de charmes

Où son amour se conservait :

A chaque fois qu'il y buvait

Ses yeux se remplissaient de larmes.

 

Voyant ses derniers jours venir,

Il divisa son héritage,

Mais il excepta du partage

La coupe, son cher souvenir.

 

Il fit à la table royale

Asseoir les barons dans sa tour ;

Debout et rangée alentour,

Brillait sa noblesse loyale.

 

Sous le balcon grondait la mer.

Le vieux roi se lève en silence,

Il boit, - frissonne, et sa main lance

La coupe d'or au flot amer !

 

Il la vit tourner dans l'eau noire,

La vague en s'ouvrant fit un pli,

Le roi pencha son front pâli...

Jamais on ne le vit plus boire.

 

Gérard de Nerval (1808-1855)

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 21:36

A l’ombre des fleurs

même un parfait étranger

ne l’est plus

Issa (1763-1827)

PS : Pour les intéressés, muguet se dit Lily of the valley en anglais

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 08:00

Je dis que l'avenir se souviendra de nous.

 

Je désire et je brûle.

 

A nouveau, l'Amour, le briseur de membres,

Me tourmente, doux et amer.

Il est insaisissable, il rampe.

 

A nouveau l'amour a mon cœur battu,

Pareil au vent qui, des hauteurs,

Sur les chênes s'est abattu.

 

Tu es venue, tu as bien fait:

J'avais envie de toi.

Dans mon cœur tu as allumé

Un feu qui flamboie.

 

Je ne sais ce que je dois faire,

Et je sens deux âmes en moi.

 

Je ne sais quel désir me garde possédée

De mourir, et de voir les rives

Des lotus, dessous la rosée.

 

Et moi, tu m'as oubliée

 

Sapphô - VIIe siècle av. JC

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 08:00

Venez, amies, dans le vallon sacré,

séjour ravissant des Nymphes rustiques,

où la fumée de l'autel fait monter

l'odeur de l'encens.

 

L'onde fraîche chante sous les pommiers,

le jardin respire à l'ombre des roses,

et des feuillages qu'agite le vent

descend le sommeil.

 

Dans l'herbe du pré paissent les poulains.

La mélisse abonde pour les abeilles.

Et quand vient le soir l'angélique exhale

son parfum de miel.

 

Viens à nous, Cypris, dans l'enclos des Nymphes,

et, parant nos fronts de fleurs enlacées,

dans les coupes d'or verse à ceux qui t'aiment

ton nectar de joies.

 

Sapphô - VIIe siècle av JC

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 12:00

Je reviendrai à Desnos bientôt mais en attendant, faisons un pause à la demande d'une de mes filles qui a fait récemment une jolie découverte...

 

 

Il goûte le bonheur que connaissent les dieux

Celui qui peut auprès de toi

Se tenir et te regarder,

Celui qui peut goûter la douceur de ta voix,

 

Celui que peut toucher la magie de ton rire,

Mais moi, ce rire, je le sais,

il fait fondre mon coeur en moi.

 

Ah ! moi, sais-tu, si je te vois,

Fût-ce une seconde aussi brève,

Tout à coup alors sur mes lèvres,

Expire sans force ma joie.

 

Ma langue est là comme brisée,

Et soudain, au coeur de ma chair,

Un feu invisible a glissé.

Mes yeux ne voient plus rien de clair,

A mon oreille un bruit a bourdonné.

 

Je suis de sueur inondée,

Tout mon corps se met à trembler,

Je deviens plus verte que l'herbe,

Et presque rien ne manque encore

Pour me sentir comme une morte.

 

Sappho - VIIe av. J.C.

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 08:00

Un jour qu'il faisait nuit

 

Il s'envola au fond de la rivière.

Les pierres en bois d'ébène les fils de fer en or et la croix sans branche.

Tout rien.

Je la hais d'amour comme tout chacun.

Le mort respirait des grandes bouffées de vide.

Le compas traçait des carrés et des triangles à cinq côtés.

Après cela il descendit au grenier.

Les étoiles de midi resplendissaient.

Le chasseur revenait carnassière pleine de poissons sur la rive au milieu de la Seine.

Un ver de terre marque le centre du cercle sur la circonférence.

En silence mes yeux prononcèrent un bruyant discours.

Alors nous avancions dans une allée déserte où se pressait la foule.

Quand la marche nous eut bien reposé nous eûmes le courage de nous asseoir puis au réveil nos yeux se fermèrent et l'aube versa sur nous les réservoirs de la nuit.

 

La pluie nous sécha.

 

Robert Desnos - Langage cuit (1923)

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 07:00

Coco ! Perroquet vert de concierge podagre,

Sur un ventre juché, ses fielleux monologues

Excitant aux abois la colère du dogue

Fait surgir au galop de zèbres et d’onagres.

 

Cauchemar, son bec noir plongera dans un crâne

Et deux grains de soleil sous l’écorce paupière

Saigneront dans la nuit sur un édredon blanc.

 

L’amour d’une bigote a perverti ton cœur ;

Jadis gonflant col ainsi qu’un tourtereau

Coco ! Tu modulais au ciel de l’équateur

De sonores clameurs qui charmaient les perruches.

Vint le marin sifflant la polka périmée,

Vint la bigote obscène et son bonnet à ruches,

Puis le perchoir de bois dans la cage dorée :

Les refrains tropicaux désertent ta gorge.

 

Rastaquouère paré de criardes couleurs

O général d’empire, ô métèque épatant

Tu simules pour moi, grotesque voyageur,

Un aigle de lutrin perché sur un sextant.

 

(…)

 

Coco ! Cri avorté d’un coq paralytique,

Les poules en ont ri, volatiles tribades,

Des canards ont chanté qui sont crus des cygnes

Qui donc n’a pas voulu les noyer dans la rade ?

 

 Robert Desnos - Corps et biens - 1930

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