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Chroniques De Lectures

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 12:00

Ces trois derniers jours, j'ai cordé du

bois. Le bois du verglas. Pensé à mon père.

Qui me l'a montré. On ne fait pas ça

n'importe comment. On fait adonner les

noeuds et la taille et le beau côté que la scie

a fait. Et si un morceau n'est pas à sa place,

on le met ailleurs. C'est du temps: corder.

Des jours et des heures à se voir agir

comme qui mettrait du temps dans l'espace

où c'était prévu par petits morceaux. Des

heures... des jours le même silence et les

mêmes gestes cent fois répétés et repris

encore pour corder en soi un peu du décor.

Mais je suis content, j'ai cordé dix cordes:

du frêne, du pin, du saule et de l'orme, du

faux peuplier, du bouleau, du cèdre, mais

pas de sapin, pas gros d'épinette; le grand

sécateur les a épargnés.

Ma corde finie, je l'ai enlignée, l'oeil

assez heureux. J'entendais mon

père: «T'auras gardé ça. C'est toujours

autant...»

Et moi lui répondre: «Oh c'est

important! Bien plus important que vous

pourriez croire. Le bois bien cordé, il sèche

plus vite, et ça paraît mieux! Ça résiste au

vent!»

J'ai gardé tout ça et plus en mémoire,

comme on plie au fond d'une vieille

armoire les plus beaux habits.

Je l'ouvre souvent.

 

Gilles Vigneault - L'armoire des jours - 1998

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 06:00

Nos chemises pliées tout en haut de

l'armoire, qui attendaient parfois des

jours et des semaines. Et nos mains se

hâtaient vers les odeurs de propre

qu'elles avaient gardées de leur passé de

voile... dans le vent du suroît qui

secouait la corde tendue de la maison à

la bâtisse à bois...J'y songe quand

j'écris. Quand je plie mon poème. Et

que je viens l'étendre sous le vent de

vos yeux.

 

Gilles Vigneault - L'armoire des jours - 1998

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 06:00

Je me mettrai un jour

À travailler vraiment

Et mon premier souci

Sera de surveiller

La forme des nuages

 

Ils en changent si facilement

Et si souvent

Par le vent

Chargé d’hirondelle

Et surtout

Par le vent

Qui joue à perte d’aile

Et de feuille et d’étés par les matins d’automne

 

Peut-être aussi

S’il m’en reste le temps

Certains midis de l’hiver pâle

Porterai-je très douce et très grande attention

Aux différents cristaux de neige

Ils sont si neufs et si pareils

À ceux d’hier-demain

À ceux de l’an dernier

Ils se ressemblent tant

Par la fenêtre

Et sont si dissemblables

Sur le bord de la fenêtre

Qu’on en oublie de regarder dehors

Qu’on en oublie de regarder dedans

On est tout blanc on est tout seul

On meurt de feu on meurt de vent

On est l’hiver et l’univers

On est dans les mains du soleil

On est si neuf et si pareil

 

Je mettrai un jour à travailler vraiment

Et je vous le dirai en milliers d’exemplaires

Et si cela n’a point le bonheur de vous plaire

Je me ferai nuage et j’irai vers le nord

 

 

Gilles Vigneault - Balises - 1964

 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 17:19

Pour emmanuelle

 

J'ai fait de plus loin que moi un voyage abracadabrant

il y a longtemps que je ne m'étais pas revu

me voici en moi comme un homme dans une maison

qui s'est faite en son absence

je te salue, silence

je ne suis pas revenu pour revenir

je suis arrivé à ce qui commence

 

Gaston Miron - L'Homme Rapaillé - 1970

 

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 06:00

La poésie et la prière

me poussent et me perpétuent

comme des mille-pattes

du premier plancher au

deuxième plancher

ainsi égrenant le

chapelet sans famille

des sept planchers

de péché

jusqu'au toit où

dieu

le tireur d'élite

me pointe du doigt

et

 

je saute.

 

Patrice Desbiens - Italique - Desâmé - 2005

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 06:00

Je n'ai pas chaud

je n'ai pas froid

je ne sens plus rien

depuis qu'on m'a interné

dans Internet.

 

Je sens que je vais

rester à la maison

pas souvent

mais

pour toujours.

 

Patrice Desbiens - Désâmé - Italiques - 2005

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 23:25

Two roads diverged in a yellow wood,

And sorry I could not travel both

And be one traveler, long I stood

And looked down one as far as I could

To where it bent in the undergrowth;

 

Then took the other, as just as fair,

And having perhaps the better claim,

Because it was grassy and wanted wear;

Though as for that the passing there

Had worn them really about the same,

 

And both that morning equally lay

In leaves no step had trodden black.

Oh, I kept the first for another day!

Yet knowing how way leads on to way,

I doubted if I should ever come back.

 

I shall be telling this with a sigh

Somewhere ages and ages hence:

Two roads diverged in a wood, and I—

I took the one less traveled by,

And that has made all the difference.

 

Robert Frost - Mountain Interval - 1920.

Deux routes divergeaient dans un bois jaune

Et, désolé de ne pas pouvoir prendre les deux

Et n’être qu’un seul voyageur, je suis resté longtemps

À regarder l’une des deux aussi loin que je ne le pouvais

Jusqu’au point où son virage se perdait dans les broussailles ;

 

A lors j’ai pris l’autre, tout aussi séduisante

Et peut-être encore plus justifiée

Parce que herbeuse et manquant quelque peu d’usure

Bien que, franchement, les passages

Les aient usées à peu près de façon identique,

 

Et toutes les deux se reposaient, ce matin-là,

Sous des feuilles qu’aucun pied n’avait noircies.

Ah, j’ai gardé l’autre pour un autre jour !

Sachant, pourtant, comment un chemin nous mène à l’autre,

Je doutais que jamais je n’y revienne de nouveau.

 

Un jour je me trouverai à raconter en soupirant

Quelque part dans un lointain avenir que

Deux routes divergeaient dans un bois, et moi,

J’ai pris celle par laquelle on voyage le moins souvent,

Et que c’est cela qui a tout changé.

 

Traduction de Roger Asselineau (1915-2002)

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 07:19

Some say the world will end in fire,

Some say in ice.

From what I’ve tasted of desire

I hold with those who favor fire.

But if it had to perish twice,

I think I know enough of hate

To say that for destruction ice

Is also great

And would suffice

 

Robert Frost - 1923

 

 

Certains disent que le monde finira dans les flammes

D'autres dans la glace

De ce que j'ai goûté du désir

Je penche pour les flammes

mais s'il fallait mourir deux fois,

Je pense en savoir assez sur la haine

pour dire qu'en matière de destruction

la glace est tout aussi puissante

et suffirait

 

(ma traduction, bien imparfaite, le quatrième vers me soucie)

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 21:09

L'hiver s'enfuit ; le printemps embaumé

Revient suivi des Amours et de Flore ;

Aime demain qui n'a jamais aimé,

Qui fut amant, demain le soit encore !

 

Hiver était le seul maître des temps,

Lorsque Vénus sortit du sein de l'onde ;

Son premier souffle enfanta le printemps,

Et le printemps fit éclore le monde.

 

L'été brûlant a ses grasses moissons,

Le riche automne a ses treilles encloses,

L'hiver frileux son manteau de glaçons,

Mais le printemps a l'amour et les roses.

 

L'hiver s'enfuit, le printemps embaumé

Revient suivi des Amours et de Flore ;

Aime demain qui n'a jamais aimé,

Qui fut amant, demain le soit encore !

 

Gérard de Nerval - Odelettes - 1834

Montréal - juillet 2009

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 14:09

Eh quoi ! Tout est sensible !

Pythagore

Homme ! libre penseur - te crois-tu seul pensant

Dans ce monde où la vie éclate en toute chose :

Des forces que tu tiens ta liberté dispose,

Mais de tous tes conseils l'univers est absent.

 

Respecte dans la bête un esprit agissant : ...

Chaque fleur est une âme à la Nature éclose ;

Un mystère d'amour dans le métal repose :

"Tout est sensible ! " - Et tout sur ton être est puissant !

 

Crains dans le mur aveugle un regard qui t'épie

A la matière même un verbe est attaché ...

Ne la fais pas servir à quelque usage impie !

 

Souvent dans l'être obscur habite un Dieu caché ;

Et comme un oeil naissant couvert par ses paupières,

Un pur esprit s'accroît sous l'écorce des pierres !

 

Gérard de Nerval - Les chimères - 1853

 

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