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Chroniques De Lectures

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 10:04

Elles atteignent la rue et comme chaque fois, elles quittent instantanément l'univers domestique. Il n'y a pourtant pas de clôture entre la cour et l'avenue. Mais il y a cette palissade invisible qui permet d'ignorer ce qui survient de l'autre côté...

A Bathurst, Madeleine attend Edouard en parlant toute seule ; à Montréal Ariel et Marie forment un couple fusionnel dont l'union semble plus solide que le roc ; à San Francisco Carmen et Simon veillent leur mère mourante en espérant qu'elle leur parlera enfin. En filigrane, à moins que ce ne soit dans un autre temps, deux petites soeurs marchent seules, main dans la main dans une rue de Savannah, une rue qui penche, prête à basculer...

Parler d'un roman de Catherine Leroux est toujours - enfin pour la seconde fois - un défi... Comment parler de ce foisonnement, de cet éclatement, de ce motif éparpillé, qui se cache, qui interroge et puis qui apparait tout à coup - noir et brillant comme le sort ? Trois histoires distinctes, peut être quatre, huit destins, peut être plus, une narration à voix multiples qui nous entraine dans l'intimité de chacun, ses doutes, ses interrogations, ses failles... Mais bien sûr tout est lié. Oh pas vraiment, pas essentiellement mais qu'importe une fois qu'on ouvre la boite de Pandore, il est bien tard pour se demander si cela en valait la peine.

Après sa magnifique Marche en forêt, premier roman puzzle et familial, Catherine Leroux interroge et creuse la filiation, la fratrie, le lien génétique fantasmé, le double surtout, le silence aussi... Et cette fois encore c'est la construction parfaitement maitrisée du récit qui frappe dès l'abord. Impossible de savoir où l'on va, on redoute de se perdre mais quelque part dans l'ombre, une main nous guide aussi sûrement que celle d'une grande soeur bienveillante mais qui ne saurait nous protéger de tout. C'est une histoire dont il ne faut rien révéler, non qu'il soit question d'un simple suspens, mais pour le plaisir de voir les pièces s'ajuster sans bruit - un petit grincement douloureux peut être - mais inéluctablement. Cela suffirait sans doute à en faire un roman passionant mais il y a plus encore et peut être mieux. Car à cette maitrise, Catherine Leroux ajoute des personnages étonnament vrais et touchants - même quand on meurt d'envie de les secouer - et un style simplement magnifique, simple, lumineux, presque photographique parfois, précis voire prosaïque dans le détail et pourtant poétique. Une merveille que je vous conseille toute lecture cessante. Chatoyant et sombre !

Le mur mitoyen - Catherine Leroux - Alto - 2013

L'avis de Karine (qui m'a fait connaitre l'auteure, merci encore), de Suzanne (qui a aimé) et de Lou (qui a  aimé lui aussi, enfin il me semble bien...)

PS : J'aurais pu vous parler aussi de l'arrière plan parfois un rien corrosif de ces histoires, un Canada futur qui ne nous fait pas honneur par exemple...

PPS : J'aurais surement dû vous parler du mur, celui qui sépare mais qui soude aussi quand il est mitoyen...

PPPS : j'aurais pu vous parler de plein d'autres thèmes que Catherine Leroux aborde au passage, juste comme ça, discrètement pour tout  dire...

PPPPS : J'aurais pu vous citer la moitié du livre aussi mais vous pourriez le lire tout simplement...

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 22:52

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 17:20

Depuis le départ de son compagnon, Émilie mène une vie bien remplie, disons plutôt épuisante, entre sa fille, son métier de professeure de lettres, ses copies à corriger, ses amies bien intentionnées, ses discussions facebookiennes et ses insomnies chroniques. Malgré les encouragements de ses amies, elle a fait une croix (qu'elle espère temporaire quand même) sur sa vie amoureuse, en attendant d'être vraiment remise de sa rupture mais c'est évidement sans compter avec le sort et le fait que certains hommes fréquentent, contre toute attente, les librairies...

Que ce roman relève de la Chick-lit ou de la romance qu'importe ! Je ne suis pas habituellement une lectrice de ces genres (désolée les prêtresses). Certes j'apprécie de temps à autres une romance historique mais les romances contemporaines me donnent la plupart du temps envie de hurler de frustration quand elle ne me font pas bailler d'ennui. Les gens ne peuvent PAS être aussi immatures et stupides et je hais ces invraisemblables quiproquos qui durent alors qu'ils pourraient être résolus en trois mots si les protagonistes se donnaient la peine d'ouvrir la bouche.

Cela dit, je savais avoir peu de chance de trouver de tels ingrédients dans ce roman précis car quand votre glamourissime jumelle bloguesque se lance en écriture, alors même que vous êtes tombée en amitié avec elle en la lisant, il y a de bonne chance que sa prose vous séduise. Et c'est bien ce qui s'est passé... Rien d'indigeste ou de grossier ici, tout est léger, bien mené, convainquant, réaliste. Ah Émilie, Émilie... que tes obsessions me parlent, que tes cheveux frisent, que tes conversations me font mourir de rire, que tes goûts me chatouillent... Je jure devant Tolkien que tout est possible dans ce roman sauf peut être la rencontre avec un sosie du mythique Bradley Cooper, mais baste les livres sont là pour nous faire rêver que diable.

Angela Morelli nous trousse ici une fable contemporaine allègrement menée, délicieusement écrite, truffée de références littéraires, et pour tout dire aussi drôle et pétillante que parisiennement réaliste. Autant dire un must have du genre. Fashionesque !

L'homme idéal ou presque - Angela Morelli - 2013 - HQN

PS: Pour l'instant ce petit délice n'existe que sous forme électronique mais ne désespérons pas...

PPS: et pour les afficionados, Angela a commis, il y a quelques mois, le délicieux Sous le gui, une très jolie nouvelle de noël qui mérite votre attention et que vous pouvez télécharger gratuitement ici. enjoy !

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 14:29

1930, Mileva Maric, ex-femme d'Albert Einstein, vient de vivre une des journées les plus éprouvantes de sa vie - elle a conduit son plus jeune fils Eduard - 20 ans, à l'asile du Burghölzli de Zurich et est repartie, seule, rongée de culpabilité et de désespoir. Dans le même temps Albert à Berlin s'interroge : alors que le monde se referme sur lui, devenu ennemi du régime hitlerien, que convient-il de faire pour ce fils qui l'inquiète depuis longtemps et sera bientôt diagnostiqué schizophrène ? Et Eduard dans tout cela ? Eduard rêve, imagine, sanctionne, philosophe aussi... que lui sert donc d'être le fils du plus grand génie du siècle, un absent qu'il déteste, et ne peut-il se définir que comme fils de... ? Jamais plus Eduard, vulnérable, souffrant mais aussi dangereux ne quittera vraiment l'asile, jamais plus ses parents ne se libéreront de la lourde charge de l'enfant malade...

Que voici un roman fascinant, mené à trois voix celles d'Eduard, de Mileva et d'Albert, il tisse l'histoire d'une famille brisée qui n'existe plus que par la maladie d'un des fils. Car c'est bien de cela qu'il s'agit... Après leur divorce, Albert et Mileva aurait pu cesser totalement de correspondre - peut être cela eut-il été mieux pour Mileva après tout - mais un fils malade, incurable, fou... dont il faut prendre soin - serait-ce de loin, pour lequel il faut prendre des décisions, cela représente des obligations bien difficiles à tenir que ce soit pour des raisons psychologiques - Albert semble persuadé que sa présence ne pourrait qu'aggraver l'état de son fils - que pour les difficultés pratiques d'un monde déchiré par la guerre et l'exil.

Laurent Seksik sait donner corps à ses personnages et on ressent une grande compassion pour ses destins qui peuvent apparaitre de l'extérieur, brisés - Mileva - pleinement accompli - Albert - ou simplement gâché par la maladie et les balbutiements d'une psychiatrie naissante - Eduard - mais qui tous recèlent une terrible félure affective. Juger pourrait sembler facile mais L'auteur ne s'y risque pas et je lui en sais gré car qui pourrait prétendre savoir que faire dans une telle situation. Une plongée fascinante quoique parfois dérangeante dans l'intimité d'un des grands hommes du XXe siècle. Poignant!

Le cas Eduard Einstein - Laurent Seksik - 2013 - Flammarion

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 15:28

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 07:16

Zozie, à moins qu'elle ne s'appelle Françoise, Emma ou Amélie, est en chasse... Avide d'une nouvelle vie, de changements, d'un défi, de quelque chose enfin qui comble le vide infini qu'elle promène partout où la mène ses pas. Elle pense avoir trouvé son prochain dessein en tombant, quelque part dans Montmartre, sur une étrange et fascinante petite fille. Autour d'Annie, de sa mère Yanne et de sa petite soeur Rosette flotte une aura de magie réprimée qui fascine Zozie et lui donne envie de s'installer, d'exercer son pouvoir - qui n'est pas mince - pour comprendre ce qui se cache derrière la façade de cette chocolaterie délabrée, sous le manque de fantaisie de cette femme secrète. Et sous l'influence de Zozie, peu à peu, la petite place montmartroise s'anime, la vie reprend ses couleurs et noël s'annonce magique... à condition de se souvenir que tout ce qui brille n'est pas d'or.

Quelques années après Chocolat, on retrouve Vianne et Anouk mais leur vie a bien changé. Plus de fantaisie, plus de magie douce pour embellir le quotidien et lui donner ce petit lustre doré qui fait toute la différence. Quelque chose est arrivé à Vianne transformant cette femme pleine de vie en une créature dominée par la peur, repliée sous un conformisme gris et vendant d'insipides chocolats industriels. Avec la nouvelle arrivante cependant et ses chaussures sucre-d'orge qui donne son titre anglais au roman -  la vie semble reprendre. La magie se déploie à nouveau, Vianne ranime ses fourneaux et la boutique s'emplit de merveilleux effluves mais sous ces apparences brillantes quelque chose de plus sombre se trame sans que l'on sache bien si le plus grand danger qui guette Vianne et ses filles se trouve dans l'obscurité avide et scintillante ou dans une normalité grise et sans joie.

Quel joli roman ! J'avais beaucoup aimé Chocolat et son hymne à la vie et la magie du quotidien mais je me demande si je n'ai pas préféré celui-ci, plus sombre, plus retors, avec une touche de tristesse - celle de la mère qui voit son enfant grandir et s'éloigner peu à peu - mais porté par une force de vie puissante dégageant des arômes de chocolat parfumé de cannelle et de vanille avec une touche d'orange amère. Délicieux !

Le rocher de Montmartre - Joanne Harris - Traduit de l'anglais par Jeannette Short-Payen - 2008 - Baker Street

PS : Attention, ce livre donne faim !

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 10:39

Une boule de verre dans la boîte aux lettre... Depuis toujours, c'est ainsi que Curtil annonce ses retours, et depuis toujours, pour ses enfants c'est le signe de l'attente du père. Alors Carole fait ses valises et retourne au Val où elle a grandi, au Val que son frère et sa soeur n'ont jamais quitté et où ils attendent eux-aussi, armés de leur boule à touriste pleine de cristaux de neige artificielle tombant sur des décors naïfs.

Voir son père, le retrouver et rentrer, l'affaire de quelques jours dont elle profitera pour avancer un peu sa traduction de la vie de Christo - celui qui voile les choses pour mieux les révéler, c'est ce que pense Carole. Seulement, Curtil n'est pas encore là quand elle arrive, et l'attente s'installe...

Je n'avais jamais lu Claudie Gallay. On s'en moque me direz-vous et vous aurez bien raison mais cela a son importance car cette lecture me fut un choc esthétique. Le style de cette auteure est bien étrange. Au premier abord, il agace. Il gratte, il démange, accroche l'oeil et puis sans qu'on sache bien pourquoi, on se retrouve installée dans cette histoire, dans cette attente, faite de gestes quotidiens décrits aussi minutieusement aussi sobrement aussi banalement que la nature sauvage qui se referme sur ce village de montagne. Quel est donc l'adjectif qui signifie exactement l'inverse de lyrique ? Certainement pas simple en vérité. Quelque chose comme âpre peut être ou cru ou austère mais avec un côté plus sensuel que désagréable dans le rugueux - oui je m'égare dans le lyrisme justement, abus d'adjectif, vous me ferez vingt lignes - car, quand tout est dit, une fois dedans, on ne veut plus que cela s'arrête. Les personnages vous deviennent aussi proches que votre propre famille, la nostalgie vous écorche, la neige vous brûle et dans ce temps qui s'étire, chacun a le loisir de méditer sur les relations qui se tissent entre nous et les autres, entre frères et soeurs, entre amis d'enfance, entre mère et fille, entre femme et homme, entre homme et chien... Une découverte !

Une part de ciel - Claudie Gallay - Actes Sud - 2013

PS: Coup de coeur (au cas où ce ne serait pas clairement clair)

PPS: Le soir même, une adaptationdes Déferlantes passait à la télé, j'ai aimé...

PPPS: je suis en train de lire les Déferlantes...

PPPPS: Qu'a-t-elle écrit d'autre, il me faut des munitions...

PPPPPS: LCA (Lectrice compulsive anonyme) bonjour j'm'appelle Yue, quinze minutes sans toucher un livre, vous aimez Claudie Gallay ?

Lu dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire organisés par Price Minister.

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Published by yueyin - dans roman français
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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 22:24

Julie des Magnolias a eu la gentillesse de me taguer en espérant que je ne m'étais pas déjà livrée 17 fois à cet exercice. 100 fois, 17 ou plus, qu'importe tant qu'on cause et moi je suis toujours prête pour un brin de causette. Or donc...

 

Ma plus grande réussite :
 Vous pouvez répéter la question ? Je m'interroge, réussite en quel sens ? Professionnelle ? Manuelle ? Familiale ? Culinaire ? Du coup j'ai demandé son avis à une de mes trois plus grandes réussites familiales (mon fils). verdict : Le poulet mariné avec risotto aux cèpes... imparable !

Mon livre préféré : L'ennui c'est que ça change tout le temps ces choses là. Avant 15 ans, j'aurais dit les Trois mousquetaires ou les Rois maudits. Depuis, j'ai fait beaucoup mieux en matière de relectures. Le Seigneurs des anneaux, tenez, je le lis normalement une fois par an (ou deux). Je vous entends ricaner mais cela fait 20 ans que ça dure... notez que je me souviens d'une année où j'ai lu plus de 30 fois Orgueil et Préjugé (oui la même année). Qui a dit compulsive, qu'il se dénonce...

Le pays qui m’a marquée : J'hésite... J'ai prêté serment à la reine du Canada le jour où je suis devenu canadienne, alors disons que même si j'ai quitté le Québec depuis, c'est un pays qui m'a durablement marqué. Sinon en tant que voyageuse de passage, la Chine et le Japon sans aucun doute...

Mon rêve le plus fou : Voler !

La naissance de mon blog : J'ai toujours été frustrée de discussions livresques, jusqu'au jour où j'ai commencé à vadrouiller sur les blogs. De Cuné en Golb, j'ai découvert un monde et un jour de septembre 2006 (tout ce temps déjà) j'ai décidé de sauter le pas. Je pensais faire un journal de lecture un peu basique mais complet ; j'ai découvert que j'aimais l'écriture mais lisais définitivement plus vite que j'écrivais. Par la même occasion j'ai su enfin que je n'étais pas seule dans l'univers, que d'autres que moi lisaient déraisonnablement, tombaient amoureuses de personnages de papier, pouvaient passer d'Angélique aux sagas islandaises en passant par Sherlock et Louise Labbé. Ce fut beau, ce fut grand, ça l'est toujours.

La personnalité que j’aimerais être : Elizabeth Bennet (rien d'original, je l'avoue, mais avec Matthew Darcy please) ou Rose Tyler (pas taper les copines, ce n'est pas tant pour le Docteur que pour voyager dans le Tardis...)

(désolé, cela faisait longtemps que je n'avais pas mis une photo de Matt Darcy dans ces pages, il me manquait !)

Le don que j’aimerais posséder :
 Faire le ménage juste en remuant le nez.

Le plus gros défaut de l’homme qui partage ma vie :
 son humour glacé et sophistiqué de gastéropode, d'un autre côté c'est aussi une de ses plus grandes qualités.

Light ou pas light ? Bio ou pas bio ?
 Light oui souvent (mea maxima culpa, mais mon poids m'est une grande perturbation), bio rarement, disons quand j'ai l'impression que ce n'est pas – que – une arnaque. Sceptique is my middle name.

La it-pièce de mon armoire :
 Je ne comprends pas la question (aïe, et mes filles qui ne sont pas là). Si it-pièce signifie vêtement préféré du moment, je dirais ma petite veste entièrement passementée de rose façon brocart.

Combien de temps passé devant mon écran : juste beaucoup trop !

 

Je dois maintenant désigner quatre personnes, bien bien bien, Taguons, taguons :

Karine parce que c'est elle et que j'adore lui donner une occasion de raconter sa vie

Coccinelle parce que je viens de découvrir son blog

In cold blog parce que je connais son blog depuis trrrrèèèèès longtemps

et Cess parce que ses billets me font souvent mourir de rire

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Published by yueyin - dans riens
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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 21:07

Automne 1918, dans les tranchées on attend la fin de la der des der en essayant de se faire le plus petit possible. Enfin peut-être pas tout le monde, certains officiers espèrent sans doute un ultime fait d'arme qui leur assurerait une dernière tranche de gloire assaisonnée d'une petite breloque voire d'une promotion et tant pis pour le glaçage de morts. De là, à provoquer toute l'affaire, il n'y a qu'un pas... Et dans le tourbillon de fer et de feu de la cote 113, trois hommes vont se retrouver liés à jamais, Albert petit comptable quelque peu falot, Edouard flamboyant fils de famille en rupture de ban et Henri - mais nous l'appellerons plutôt Pradelle - profiteur de guerre qualifié et je dirais assumé.

Dans une France ravagée par la guerre, glorifiant ses morts mais avide d'oublier des survivants mutilés, traumatisés et pour tout dire bien peu décoratifs, les affaires restent les affaires et l'époque se prête prodigieusement aux trafics et arnaques en tout genre. Et après tout, si le pays ne les aide pas, certains n'ont-ils pas quelque droit à exiger réparation d'une façon ou d'une autre...

Bon avouons-le c'est un roman plutôt glauque que nous avons là : une période à la limite du sordide, des personnages qui ne sortent pas vraiment grandis de leurs épreuves et restent bien peu attachants - quand ils ne sont pas tout bonnement immondes, mention spéciale au monumental Pradelle - et une intrigue certes fort habile mais qui donne une image peu ragoûtante de l'humaine nature. Notez bien que l'arnaque des poilus - contrairement à celles (au pluriel) de leur officier - a quelque chose de sympathique voire de grandiose et on en arrive à souhaiter qu'elle réussisse. Car la grande qualité de ce  roman, outre un style excellent, est cette maitrise dans la conduite de l'histoire – cet emboitement d'arnaques en miroir - qui culmine en un véritable suspens. Je ne suis pourtant pas amatrice du genre - je fuis les thrillers comme la peste - mais là, je me suis laissé prendre au jeu. Si je devais chercher la petite bête, je dirais qu'entre un début grandiose - un premier chapitre d'anthologie - et une fin picaresque, le rythme faiblit un tantinet mais pas de quoi gâcher mon plaisir de lecture. Cruel !

Au revoir là haut - Pierre Lemaître - 2013 - Albin Michel

P.S. Le magnifique titre de ce roman est tiré de la dernière lettre de jean Blanchard, fusillé pour trahison en 1914 - réhabilité en 1921 « Je te donne rendez-vous au ciel où j'espère que Dieu nous réunira. Au revoir là-haut, ma chère épouse... »

P.P.S. Sur cette période de l'après première guerre, je ne saurais trop recommander dans un autre genre - un rien moins glauque - Un Long dimanche de fiançailles de mon très aimé Sébastien Japrisot et son adaptation cinématographique éponyme par l'excellent Jean-Pierre Jeunet.

Une Lecture commune avec Julie des Magnolias...

 

 

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Published by yueyin - dans roman français
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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 16:06

Au fil des pages d'une longue lettre, une très vieille dame revient sur quelques épisodes marquants de sa jeunesse à Ha Rebin, Mandchourie ; à une époque où les gens se rencontraient encore facilement en personne, où l'on croisait des nord européens presque purs et peut-être même des papillons, où le sol était encore habité... plus pour longtemps. Une vieille dame digne sans doute, cultivée pour le moins, mais qui promet à son correspondant "de l'enfant mort, de la femme étranglée, de l'homme assassiné et de la veuve inconsolable, des cadavres en morceaux, divers poisons, d'horribles trafics d'humains, une épidémie sanglante, des spectres et des sorcières, plus une quête sans espoir, une putain, deux guerriers magnifiques dont un démon nymphomane et une... non, deux belles amitiés brisées par un sort funeste, comme si le sort pouvait être autre chose."

Que dire de plus sinon que ce roman porte exactement tout cela et plus encore, dans un décor dantesque qui ne ressemble que trop à notre futur, terre desséchée, eau empoisonnée, animaux-souvenirs, ghettos souterrains et privilégiés réfugiés dans des tours de verre et d'acier se haïssant et trafiquant ensemble pâte d'oxygène et aliments reconstitués. Cela fait un peu froid dans le dos, oui, d'autant que pendant ma lecture a eu lieu la fameuse alerte à la pollution de Ha Rebin, la Ha Rebin d'aujourd'hui - sachant que pour que la Chine parle d'alerte à la pollution, cela a du être quelque chose.

Catherine Dufour s'inspirant - pour la forme - des Mémoires d'Hadrien trace le portrait foisonnant d'un monde disparu pratiquement sous ses yeux, à la fois passé et futur, où se pose la question sans cesse renouvelée de la longévité - et plus si affinité. Mais pour quoi faire, à quel prix et dans quel but ? "les plus de cent ans possèdent le pouvoir (...) et qu'en font-ils ? Après tout qu'attendre de gens qui, au bout de cent années d'existence, ne sont morts ni d'amour, ni de dégoût, ni d'épuisement ? Un peu de sagesse ? J'en cherche les effets autour de moi et je ne vois rien. (...) Nous qui avons le temps, la connaissance et le pouvoir, nous ne savons que durer, nous n'avons appris qu'à nous survivre."

Pour couronner le tout, ce roman est écrit dans une langue limpide, incisive et généreuse qui m'a ravie. Je connaissais la réputation "burlesque" de l'auteure et de sa série Quand les dieux buvaient - elle livre ici un roman d'anticipation puissant et chatoyant de noirceur. Beau comme le jaune souffre brillant d'un ciel toxique !

Le goût de l'immortalité - Catherine Dufour - 2005 - Mnémos

PS : Du coup j'ai envie de relire les mémoire d'Hadrien moi...

PPS : et en plus je viens de gagner chez le Traqueur un autre roman de l'auteure se déroulant dans le même univers, elle est pas belle la vie ?

Lu dans le cadre du challenge anticipation de Julie des magnolias...

anticipation3

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