Mardi 25 octobre 2011
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07:00
Dans le Chicago en ruine d’un futur non précisé, la société s'organise en cinq factions, les altruistes qui s'oublient au service des autres, les sincères qui
mettent l'honnêteté au dessus de tout, les fraternels pour qui la gentillesse est la qualité suprême, les érudits qui favorisent la connaissance et les audacieux pour qui le courage est la plus
grande des valeurs. Béatrice est née altruiste mais a toujours eu du mal à s'oublier. A 16 ans comme les autres jeunes de son âge elle doit passer le test d'aptitude final, puis choisir la
faction à laquelle elle vouera sa vie. Seulement le test se révèle non concluant dans son cas. Sans qu'elle sache réellement ce que cela signifie, Béatrice est devenue une divergente et doit le
dissimuler à tous. Mais cela doit-il réellement influencer son choix ?
Difficile de ne pas en dire trop, tant ce roman démarre sur les chapeaux de roue. En quelques pages, l'auteur plante
le décor et nous fait pénétrer au coeur de ce monde en déliquescence, parcouru de trains qui ne s’arrêtent jamais, hyper cloisonné et rempli d’ombres sous une apparence de transparence totale. Je
n'avais aucune attente en ouvrant ce livre et j'ai été très heureusement surprise par la qualité de l'histoire et de la narration. Le rythme est soutenu, l'histoire bien menée, les personnages
qu'ils soient centraux ou secondaires sont attachants et complexes et, cerise sur le gâteau, jusqu'au bout j'ai cru avoir affaire à un roman unique (cela est devenu assez rare pour être
remarqué). Et même si l'histoire et le contexte ont plus qu'assez de potentiel pour supporter d'autres volumes, celui-ci se suffit parfaitement à lui-même. Tout au plus, pourrait-on dire que la
place tenue par les adolescents dans cette société est un peu plus importante qu'on pourrait s'y attendre mais cela se fond dans l'intrigue et c'est seulement après coup que je me suis fait cette
réflexion. Une excellente dystopie, à recommander !
Divergent - Veronica Roth - Nathan - 2011 - traduit de l'américain par Anne delcourt
Par yueyin
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Publié dans : jeunesse
10
Mercredi 25 mai 2011
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20:26
La psy - appelle-moi donc Lynda - avec sa voix mollassonne et son horrible regard compatissant, lui a donné un cahier en lui conseillant d'écrire pour
l'aider à se souvenir. Seulement Sophie ne veut justement pas se souvenir, plus jamais, elle veut passer à autre chose, aller de l'avant, oublier. Mais enfin s'il faut écrire, elle écrira ! Ce
qui lui passe par la tête, les non-événements du quotidien, les jours vides du lycée, les non-repas avec sa mère, ce genre de choses bien inintéressantes. Et il faudra bien que Lynda-la-psy se
satisfasse de cela. Pour Sophie de toute façon c'est tout vu, cela ne servira à rien...
Une excellente surprise que j'ai trouvé là dans ma boite aux lettres. Ce journal d'une jeune londonienne perturbée décrit avec finesse une tranche de
vie déchirée, des relations en lambeaux, un coeur qui s'emballe, des demi-lueurs d'espoir, tout un chemin laborieux à parcourir pour surmonter un événement qui reste d'abord inconnu pour le
lecteur - l'adolescente refusant absolument de l'évoquer. A petites touches, on découvre Sophie, sa vie d'avant, sa vie d'aujourd'hui, le manque qui l'accompagne, le moment qui a tout changé et
la vision qu'elle s'en est construite. Murée en elle-même, repoussant les autres mais souffrant de solitude, égoïste et vulnérable, Sophie est réellement touchante mais le personnage de sa mère
m'a sans doute plus remuée encore (Oui je projette j'en conviens). Un très joli roman sur un passage à l'âge adulte particulièrement douloureux. Poignant !
Deux filles sur le toit - Alice Kuipers - 2010 - traduit de l'anglais par Dorothée Zumstein - Albin Michel Wizz - 2011
PS : Une fois n'est pas coutume, je trouve le titre français (qui évoque l'endroit où Sophie se réfugie pour écrire ou ressasser des souvenirs)
bien meilleur que l'original (The worst thing she ever did). Il fallait que ce fût dit !
PPS : C'est bien difficile de ne rien spoiler, mais j'ai beaucoup aimé également la façon dont Sophie, initiée par une amie, découvre le
pouvoir d'évocation (et de catharsis) des mots et des poèmes.
Par yueyin
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Publié dans : jeunesse
8
Vendredi 15 avril 2011
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21:46
Depuis des siècles Lenah n'aspire qu'à une chose, redevenir humaine. Il y a bien longtemps que sa non-vie de vampire ne lui vaut que souffrance et désespoir.
Mais son plus vieil amour, son créateur, semble avoir enfin trouvé une solution, un très ancien sort qui pourrait lui permettre de retrouver son humanité à l'âge qu'elle avait lors de sa
transformation au XVe siècle : seize ans. Seulement comment se réhabituer à agir en humaine, à marcher sous le soleil, à fréquenter des humains, elle qui les a pourchassées si longtemps, et
surtout ses anciens fidèles la laisseront-ils en paix ?
Enfin un peu d'originalité au pays de la bit-lit ! Je lis peut être un peu beaucoup de roman à base de vampires divers et il faut bien avouer que depuis
quelques temps, ils ont tendances à se répéter un tantinet (Sauf les meilleurs bien sûr mais enfin le gros de l'édition). C'est donc avec grand plaisir que j'ai suivi la réadaptation de Lenah -
ex reine des vampires maléfique en diable - à la vie humaine sur une sorte de campus de l'est des États-Unis. L'intrigue est bien menée, la construction de l'ouvrage mélangeant vie lycéenne et
flashback vers différents moments de la vie de Lenah est prenante et bien que le personnage reste un peu éthéré, j'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteur traite de la condition de vampire, une
sorte d'éternité d'ennui, de souffrance et de regret de leur sens perdus, le goût, l'odorat et le toucher. Devenus des créatures vides incapable de sentiments et le plus souvent de pensées
rationnelles, ils se vengent et se vengent encore sur l'humanité de tout ce qu'ils ont perdu, toute apparence de bonheur leur étant insupportable. A côté de cela la partie "humaine" du livre est
parfois un peu conventionnelle voire très "adolescente" - dans le genre série scolaire américaine - mais dégage une certaine sensualité et une belle chaleur. Original !
Humaine - Rebecca Maizel - 2010 - traduit de l'anglais par Valérie Le Plouhinec - Albin Michel Wiz 2011
Par yueyin
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Publié dans : jeunesse
5
Samedi 9 avril 2011
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22:47
Marie-Liesse vient de passer son bac avec deux ans d'avance... En attendant ses résultats, elle participe à un
voyage-concert de lycéens à Berlin en compagnie de ses meilleurs amis. Il fait beau, la ville est superbe, sa correspondante charmante, tout devrait être pour le mieux dans le meilleur des mondes
mais Marie-Liesse a bien du mal à laisser ses problèmes familiaux derrière elle. Deux baisers inattendus vont venir ébranler un peu plus son monde et ses certitudes. Deux et peut être même
trois...
Trois baisers est un roman jeunesse, frais et prenant qui aborde avec bonheur quelques thèmes cruciaux de l'adolescence, amitiés et amour, ambigüité et
changement, famille évidemment mais aussi musique et voyage.
La visite de Berlin est très habilement mise en scène, soulignant l'imbrication d'Histoire, de modernité et de contraste qui caractérise cette ville et
semble faite pour fasciner de jeunes visiteurs. Le côté roman d'apprentissage se focalise sur Marie-Liesse, une adolescence intellectuellement précoce mais un peu jeune affectivement, bien campée, crédible, qui gère la situation qui lui tombe dessus avec un mélange de réserve et d'absolu caractéristique. J'imagine que de jeunes lecteurs
pourront facilement se projeter dans ses réactions, ses prises de positions voire ses revirements. De plus les problèmes abordés, certains délicats, le sont avec retenue, sans drame, de façon que
chacun puisse se sentir concerné. L'écriture est fluide et agréable, les pages tournent toute seule. Une belle lecture à partir du collège.
Trois baisers - Maïté Bernard - 2010 - Syros
L'avis de Hérisson
PS : Un grand merci à Maïté pour m'avoir gentiment fait parvenir son livre.
PPS : Marie-Liesse était déjà l'héroïne d'un précédent roman intitulé Un cactus à Versailles, que je n'ai pas lu mais que Karine a fort
apprécié.
PPPS : Fille ainée rentre justement d'un voyage scolaire à Berlin, comme ça tombe !
Par yueyin
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9
Mercredi 26 janvier 2011
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18:00
Depuis toujours, Belly passe les vacances d'été au bord de la mer avec sa famille et celle de Susannah, la meilleure amie de sa mère. Tous les ans,
Belly, la plus jeune et la seule fille, essaie de trouver sa place entre son frère ainé Stefen et les deux fils de Susannah, le ténébreux Conrad, pour qui elle se consume depuis ce qui lui semble
des siècles, et le très blagueur mais toujours présent Jérémiah qu'elle considère comme son meilleur ami. Mais cette année, Belly aura 16 ans et il est temps que les choses changent...
Bon je l'avoue, quand j'ai lu le billet de Karine, il n'y a même pas une semaine, j'ai eu terriblement envie de m'évader dans une histoire doudou moi
aussi. Aussitôt ressenti aussitôt fait, la chair est faible que voulez-vous. Je l'ai commandé
(d'occasion je suis parfois oversérieuse), reçu et lu dans la foulée... Et bien sûr cela a parfaitement fonctionné. Mes dernières lectures étant en anglais, elles furent un tant soit peu ardues
quoique des plus plaisantes, alors me retrouver dans cette atmosphère toute de souvenirs d'enfance et de plage fut une parenthèse de douceur. Evidemment ils m'ont un peu agacée ces ados, toujours
persuadés que rien ni personne ne peut les comprendre, mais ce fut fugace parce qu'après tout... c'est un passage obligé. J'ai aimé le rapport qu'entretient Belly avec cette maison ou chaque
geste, chaque attitude éveille un souvenir. J'ai aimé la relation des deux mères qui vivent leur amitié depuis toujours jusqu'à avoir fait de leurs enfants des "presques" cousins... Presque étant
le mot qui convient ici. J'ai aimé aussi cette position délicate de Belly juste entre enfance et adolescence, vivant très consciemment ce moment fugage où rien ne pourra plus jamais être comme
avant. J'ai moins aimé son aveuglement obstiné et sa façon de se conduire systématiquement comme une gamine de trois ans de moins mais c'est peut être moi, d'ailleurs en général j'ai trouvé que
ces adolescents étaient vraiment très jeunes pour leur âge mais cela ne m'a en rien gâché mon plaisir. Un roman doudou à savourer pour retrouver l'ambiance douce amère des étés d'enfance quand
tout était parfait... Ensoleillé !
L'été où je suis devenue jolie - Jenny Han - 2009 - traduit de l'anglais par Alice Delarbre 2010 - albin michel,
Wiz
L'avis (très tentant donc) de Karine
Par yueyin
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12
Mercredi 12 janvier 2011
3
12
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21:38
477, l'empire romain vacille de toute part mais la jeune Azilis a toujours mené une existence protégée dans la villa familiale à la
frontière de l'Armorique. Livrée à elle-même depuis la mort de sa mère, une bretonne, la jeune fille aime à chevaucher dans la campagne accompagnée d'un seul esclave, s'aventurant même dans la
forêt ou une ermite lui apprend l'art de guérir. Cette liberté cependant ne plait pas à tout le monde et son demi-frère Lucius compte bien la mettre au pas, en la mariant convenablement, dès que
son père, alcoolique et malade, disparaîtra. L'arrivée d'un cousin breton, de retour d'orient, séduisant et barde de surcroît, va bouleverser sa vie...
J'attendais avec grande impatience de lire ce roman qui a plus que séduit Karine et Bladelor et si je n'ai pas eu leur coup de coeur
absolu, j’ai plus qu'apprécié ma lecture... Bon j’ai compris tout de suite de quelle légende il était question, une épée, la Bretagne, son surnom, il ne m’en fallait pas plus. Pour autant j’ai
aimé le parcours de cette gamine, intelligente, idéaliste et talentueuse mais gâtée, sans expérience, habituée à n’en faire qu’à sa tête et à commander à tout un chacun sans se soucier de l’avis
ni de l’opinion de quiconque. Autour d’elle, se croisent des personnages attachants, avec plus d’expérience de la souffrance, tel Aneurin son cousin, Ninian son jumeau et plus encore Kian
l’esclave qu’elle entraîne a sa suite. L'aventure est bien menée, enlevée même, les pages tournent toutes seules et même sachant ce que sera la suite, on se laisse charmer par le cadre historique
et entraîner dans le sillage de cette histoire délicieusement exotique et pourtant étrangement familière.
Azilis – 1. l’épée de la liberté – Valérie Guinot - Rageot - 2007
Les avis de Karine, Bladelor, Pimpi, Leiloona et Alwenn, plus qu’enthousiastes, celui plus mesurée de
Fashion
PS : J’ai déjà reçu les deux tomes suivants. Ô joie !
Par yueyin
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10
Vendredi 24 décembre 2010
5
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/2010
08:00
Anna revient à elle, allongée dans la rue, près d'une somptueuse limousine blanche... Un jeune homme magnifique se penche sur elle avec inquiétude. Il
tombe sous le charme et ceci pourrait être le début d'une aventure digne d'un conte de fée, car Wynter, le dit jeune homme, est l'héritier d'une des plus riches familles de la ville et veut
justement inviter Anna au fabuleux bal du givre dont rêve toutes les jeunes filles... Tout pourrait donc être parfait dans le meilleur des New York possible mais Anna depuis l'accident souffre
d'une étrange amnésie, tout lui semble subtilement décalé, la ville s'effrite autour d'elle, sa demeure semble réagir de son propre gré, un mystérieux homme masqué inscrit, envers et contre tous,
de poétiques graffitis partout où elle pose les yeux et surtout, surtout, ses parents ont mystérieusement disparu sans qu'elle puisse se rappeler le pourquoi du comment...
Si cette histoire débute comme une romance, très vite le lecteur pressent autre chose mais il lui faut un temps certain avant de mettre le doigt
sur ce qui gêne. D'inexplicables évènements se multiplient mais sans que l'on puisse en cerner la signification. L'athmosphère passe insensiblement de l'étrange à l'onirique, devient pesante
voire effrayante et l'écriture exceptionnelle de l'auteur nous plonge dans ce pourquoi-pas avec une efficacité digne des meilleurs cauchemards. Une très belle lecture, décalée en diable !
Bal de givre à New-York - Fabrice Colin - Albin Michal Wizz - 2011
Par yueyin
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Publié dans : jeunesse
17
Dimanche 14 novembre 2010
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09:33
Clarissa Fray, dite Clary, a tout de l'ado new yorkaise type, agacée par sa mère, complexée par son physique, trainant son meilleur voire unique ami
dans les boites qui lui plaisent à elle, se laissant entrainer dans des concerts ou performances poétiques qu'il choisit... Jusqu'au jour où Clary assiste à un meurtre en direct, ce qui serait
déjà assez grave en soi sans y ajouter que personne ne semble remarquer le fait, que personne ne semble tout simplement voir les trois adolescents responsables du crime et sans que le
cadavre ne disparaisse sous ses yeux sans laisser de trace. Et Clarissa est très loin d'être au bout de ses surprises...
La coupe mortelle est le premier tome d'une trilogie jeunesse, la cité des ténèbres (the mortal instrument trilogy en
anglais, ne me demandez pas la logique). Dans cet univers, un ordre secret, les nephilims ou chasseurs d'ombres, protège le monde des démons et éventuellement d'autres créatures obscures,
garous, vampires ou sorciers, lorsque celles-ci tournent mal. Le tout à l'insu des humains qui bien entendu ne se doutent de rien, protégés qu'ils sont par par un voile d'illusion. La jeune
Clary et ses compagnons se retrouvent au coeur d'une guerre entre Nephilims fanatiques, obsédés par l'idée de liquider toutes les créatures obscures qu'elle qu'en soit le prix, et modérés qui
tiennent à garder l'équilibre entre les deux mondes. Le tout compliqué par des liens familiaux plus ou moins pesants, plus ou moins inattendus (l'un d'eux m'a quand même épatée (et frustrée) ce
qui n'est pas rien). C'est enlevé, rythmé, efficace et si l'histoire est disons parfois prévisible dans ses rebondissements, les personnages sont suffisament complexes voire originaux pour être
intéressants. Du beau travail, je recommande à partir de mettons 14 ans sans limite supérieure !
La coupe Mortelle - La cité des ténèbres 1 - Cassandra Clare - 2007 - Pocket jeunesse
Un grand merci à Stephanie pour son prêt. L'avis enthousiaste mais avec (gros)
spoilers de Chrestomanci
PS : Du coup j'ai commandé le tome 2
PPS : Et le trois n'a qu'à bien se tenir si le deuxième vaut le premier...
PPPS : Et en plus ça ne compte pas comme achats, c'est du jeunesse et je les passe à mes filles ensuite !
Par yueyin
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Publié dans : jeunesse
9
Mardi 2 mars 2010
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22:21
Percy Jackson fait parti de ces gamins "à problèmes" incapable de s'intégrer dans une école ou un quelquonque groupe, dyslexique lourd et
hypéractif avec déficit de l'attention, il est de ceux dont on dit qu'ils attirent les problèmes comme le miel les mouches. C'est seulement lorsque son professeur de mathématiques se
métamorphose en Harpie qu'il commence à flairer qu'il est autre chose qu'un looser intégral. Enfin looser peut être mais d'une drôle de sorte, puisque son meilleur, pardon seul, ami se révèle
dissimuler des pattes de bouc et de mignonnes petites cornes et son professeur de latin être une créature sympathique mais disons partiellement chevaline. C'est que Persée, de son vrai nom,
n'est pas n'importe qui, il est le fils d'un dieu et même d'un dieu majeur... car sachez-le les dieux de l'Olympe sont toujours parmi nous même s'ils ont déménagé leurs pénates outre atlantique
pour rester dans le coup. Evidemment toutes ces révélations n'annoncent pas des lendemains calmes et tranquilles pour le ci-devant demi-dieu qui ne tarde pas à comprendre que sa condition,
qu'il ignorait, lui vaut déjà de solides inimitiés pour dire le moins.
Ce premier tome des aventures de Percy Jackson est fort agréable à lire. Certes la construction n'est pas sans rappeler les aventures du Jeune sorcier
de Poudlard, Percy a 12 ans lorsque sa vraie nature lui est révélée, il intègre une colonie destinée aux demi-dieux où il est censé apprendre à utiliser ses dons et il hérite d'une arme
magique. Mais l'utilisation systématique et astucieuse de la mythologie grecque donne à son histoire une originalité rafraichissante et une certaine profondeur. Le style est simple et sans
fioriture, en particulier dans ce premier tome (oui d'accord j'ai déjà lu les trois suivants mais je vous en parlerai un autre jour), les personnages principaux sont encore un peu jeunes et
immatures pour être vraiment passionants et il y a sans doute quelques facilités mais on rencontre à chaque pas des créatures étranges qui nous rappelle quelquechose (mention spéciale pour
Chiron et Mister D. (un dieu en D, Percy, ça ne te dit rien!) et globalement c'est un très bon livre pour jeune lecteur à partir d'une dizaine d'années. Les suites vont, de plus, en
s'améliorant mais ceci est une autre histoire comme je vous l'ai sans doute déjà dit.
La lecture de ce roman jeunesse a bien sûr suivi de près le visionage du film éponyme de Chris Colombus sorti récemment sur
nos écrans, Fils-benjamin m'ayant clairement fait comprendre qu'il désirait plus que tout le voir (et maintenant le revoir car mon fils partage d'étranges compulsivités avec sa mère). Le film
est assez bon, rythmé et bien emmené mais l'adaptation si elle reste fidèle à l'esprit du livre prend de larges libertés avec l'histoire. Ne serait-ce qu'avec l'âge des protagonistes qui ont
certainement trois ou quatre ans de plus que les héros du roman. Cela dit pourquoi pas ? Encore une fois, j'ai trouvé quelques maladresses, ces héros sont parfois longs à la détente, mais
largement compensées par l'univers et le casting du film... car, disons le, Sean Bean en Zeus, Kevin McKidd en Poseidon, Pearce Brosnan en Chiron ou Uma thurman en Méduse valent
franchement le détour. Le film est bourré de trouvailles qui plaisent aux gamins (les convers volantes j'adore), il y a suffisamment d'humour, de fantasy et d'action pour que le temps passe
plaisamment. A voir en famille !
Percy Jackson 1 - Voleur de foudre - Rick Riordan - 2005 - (Percy Jackson and the olympians) -
Wiz
Les avis de Karine et Pimpi
Percy Jackson - Voleur de Foudre, réallisé par Chris Columbus avec Logan Lerma, Brandon T jackson (et une pleiade de
gens connus) - 2009
La bande annonce en français parce que c'est la seule où on voit Poseidon que diable...
PS : Fils-Benjamin est pour la première fois véritablement accro à un "gros' livre et ne le quitte plus, il l'emmène même avec lui à l'école pour lire à la récré, Percy tiendra-t-il auprès de
lui le rôle de révélateur qu'avait incarné Harry pour ses soeurs (que Sainte Rowling soit avec lui)
PPS : Fils-Benjamin, toujours lui, est désormais féru de mythologie et m'assomme de questions étranges sur la mortalité de Méduse, les caractéristique de ses soeurs et qui est Andromède et
patati et patata...
PPPS : Il a également décidé qu'il était peut être le fils d'Apollon (Dieu des arts et des prophéties et archer de surcroit)... Oh My !
2/? et hop...
Par yueyin
-
Publié dans : jeunesse
20
Samedi 30 janvier 2010
6
30
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/2010
11:00
Tout est pour le mieux dans la famille idéale, papa beau et célèbre reporter sportif, maman douce, présente et compréhensive, un grand demi-frère à admirer, une
petite soeur à chouchouter, une grande maison, de l'argent, tout, Frankie a tout. Certes, du haut de ses 14 ans elle perçoit des tensions mais ne veut pas les voir, certaine qu'elles ne sont que
passagères. Peu à peu cependant, l'adolescente va voir la vie familiale changer et éprouver un profond ressentiment contre sa mère qu'elle rend responsable de la situation car elle doit bien
savoir pourtant que certaines choses sont innacceptables pour son père, alors pourquoi les fait-elle quand même, pourquoi?
Ce roman m'a mis profondément mal à l'aise, l'histoire est racontée par Frankie elle-même qui voit beaucoup de choses mais les comprend à sa façon ou refuse simplement d'y penser. Seulement
le lecteur lui interprète les signes beaucoup plus rapidement qu'elle ce qui crée une empathie très destabilisante avec la mère de l'adolescente. En tous cas c'est ce que moi j'ai ressenti.
L'écriture puissante de Joyce Carrol Oates vous englue dans une atmosphère poisseuse d'angoisse, terrifiante, ou les personnages courrent au drame, le savent, mais sont impuissants à changer quoi
que ce soit.
On sent la critique sous la plume acide de l'auteur, critique d'un manque de transparence, d'un manque de communication et d'honnêteté entre proches, d'une passivité devant l'innacceptable au nom
de l'apparence, de la lacheté, d'une soi-disant protection des enfants. C'est bien fait, puissant, efficace, pour autant je ne peux pas dire que j'aie réellement pris du plaisir à cette lecture,
un peu trop noire probablement pour moi. Je pense cependant que des adolescents le percevraient différemment, leur identification allant plutôt à Frankie qu'à sa mère. Glaçant!
Zarbie les yeux verts - Joyce Carrol Oates - 2003 - Gallimard
Scripto - à partir de 13 ans

Lu dans le cadre du club lire et délire, le thème du jour "un auteur à l'honneur : Joyce Carol Oates"
Par yueyin
-
Publié dans : jeunesse
12
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