Chroniques de lectures

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essais

Mardi 19 septembre 2006 2 19 09 2006 15:48

Ce livre là n'est pas récent, il a été publié en 1994 mais je le relis en ce moment pour le boulot alors pourquoi ne pas en dire un mot.

"L'aventure des langues en occident".  A l'époque on en parlait partout. J'ai fini par l'acheter et je crois bien ensuite m'être offert tous les ouvrages de vulgarisation de Henriette Walter. J'avais des souvenirs assez peu palpitants de cours de linguistique et voilà que je trouvais ça ébourrifant.

L'auteur nous embarque dans un voyage à travers l'histoire des langues depuis "l'origine" c'est à dire celle qu'on peut extrapoler. Je pense que c'est à ce moment que j'ai commencé à me réconcilier avec ma propre langue. Que ne dit-on pas d'elle : compliquée, illogique, pleine d'abbérations pour rendre l'apprentissage de l'orthographe et de la grammaire le plus douloureux possible. Bon.  Ajoutons Subtile aussi, empreinte d'histoire et de traditions, riches de mots trop peu utilisés peut être et surtout multiple car bien qu'on (j'aime bien ce on - faudra réfléchir à ce qu'il désigne) essaie de la voir comme quelquechose d'immuable et figé elle vit, elle change, échange, se mélange, influence, est influencée bref elle vit et du coup elle devient bien plus sympathique.

Je le relie souvent. Non,  pour me remettre en tête les grandes lignes (de ce côté ça va depuis le temps) mais pour  les anecdotes. Elles m'aident à capter les auditoires autour de sujets qui pourraient paraitre un tantinet arides sans cela.

Et c'est reparti pour l'étrange affaire du H en première position qui permet ou non la liaison, la mystèrieuse date de naissance "officielle" du français ou enfin la troublante histoire des lettres muettes ajoutées pour  faciliter la lecture (non non ce n'était pas un coup du lobby des organisateurs de championnat d'orthographe).  Finalement c'est trop drôle le français...

Par yue yin - Publié dans : essais
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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 09 2006 12:00

Un très joli petit livre aux éditions Le Polygraphe parfait pour tous ceux qui doivent produire des écrits sans formation de typographe. Et nous sommes nombreux par les temps qui courrent. C'est bien beau d'avoir un outil permettant toutes les possibilités (oh mon bel ordi !!!) reste à savoir s'en servir au sens strict,  c'est à dire produire des documents lisibles.

On y trouve des notions de bases, des règles de composition (comme son nom l'indique), du vocabulaire, des anecdotes et des mini-biographies.  Je l'ai lu d'une traite comme un roman, ou presque, et je me suis bien amusée. En plus je m'en sers pour le boulot. Non mais que demander de plus ?

Evidemment il fait partie des livres que j'ai acheté après avoir lu "le maitre de Garamond". Les livres qui parlent des livres, c'est la ruine !

Par yue yin - Publié dans : essais
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Samedi 30 septembre 2006 6 30 09 2006 09:09

Oui, vous avez bien lu, c'est le titre du livre ! Bon mes souvenirs de latin sont un peu lointains mais depuis un an par la grâce de ma puce je m'y remets et honnêtement on adore ça toutes les deux. Du coup, alors que nous trainions dans une librairie avec la dite puce (bizarre on traine toujours dans des librairies) , nous tombâmes sur ce livre et hop. Elle insista, je craquai ! (foutu passé simple) ! J'en suis au chapitre 4 parce que ça ne se lit pas exactement comme un roman. c'est plutôt le genre de livre dont on absorbe un chapitre de temps à autres le soir avant de se replonger dans son bouquin en cours. (enfin c'est comme ça pour moi).

Cela se présente comme une suite de versions commentées d'auteurs classiques (Virgile, Tite-Live, Ciceron ...) prétextes à revoir les grands thèmes de la grammaire latine. Chapitre 1 prononciation, Chapitre 2  première et deuxième déclinaison (rosa, dominus ça vous rappelle des souvenirs ?), Chapitre 3 conjugaison etc... Le tout avec exemples et anecdotes. Ainsi Le mot Homme en français viendrait de l'accusatif  hominem alors que le nominatif homo aurait évolué vers notre On !  Je ne m'étais encore jamais demandé d'où venait ce pauvre On.

Bref pour amateurs mais très bien fait ! Allez pour le plaisir un petit bout de Sénèque :

Nihil est tam difficile et arduum, quod non humana mens vincat, et in familiaritatem perducat assidua meditatio.

"Rien n'est si difficile et ardu que l'esprit humain n'en vienne à bout, et qu'une meditation assidue ne finisse par faire sien."

Au moins c'est encourageant...

Vous reprendrez bien un peu de latin - Claude Terreaux - Arlea 1999

Par yue yin - Publié dans : essais
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Mercredi 11 octobre 2006 3 11 10 2006 15:26

Bien comme je peine sur un roman qui me cause bien du tracas (je ne sais si j'arriverai à passer les 20 premières pages) j'ai pioché dans mon tas à lire et à relire tout près du lit à droite pour les urgences de ce type. Et je suis tombé sur "Protée et autres essais" de Simon Leys.  Au début, je me suis dit que j'allais juste relire le premier essai et puis de fil en aiguille je l'ai  relu au complet avec délices.

Ce volume  regroupe quatre essais (comme son nom l'indique) sur la littérature. Le premier porte sur les ouvertures : les premières phrases de roman. Je crois que c'est comme ça que j'ai acheté le livre à l'origine... Simon Leys raconte qu'un jour dans une librairie en ouvrant un ouvrage de Chesterton il découvrit cette phrase qui ouvrait le roman : "L'espèce humaine à laquelle appartiennent tant de mes lecteurs..." Il acheta aussitôt le livre et s'eclipsa car dit-til "le spectacle d'un vieux monsieur s'esclaffant tout seul dans un lieu public a toujours quelquechose d'un peu déconcertant". 

Déjà, quelqu'un capable d'éclater de rire en lisant ne peut m'être que sympathique (ça m'arrive à moi au grand dam de mes filles qui trouvent ça bizarre), en plus le sujet est étonnant et la reflexion qui l'accompagne rejouissante. Et de fil en aiguille on se surprend à suivre sa pensée d'essai en essai de Cervantès à Gide en passant par Hugo même si comme moi vous n'avez pas lu Don quichotte (il est dans ma pile à lire depuis au moins autant que ça), fort peu lu de Victor Hugo et avez des souvenirs assez vague d'André Gide.  Cela tient peut être à sa profonde connaissance de ses sujets ou tout bonnement à sa passion pour la littérature, ou encore à son style tout en finesse, souvent drôle et toujours lucide. Un vrai bijou !

Protée et autres essais - Simon Leys - Gallimard 2001

Par yue yin - Publié dans : essais
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Dimanche 22 octobre 2006 7 22 10 2006 12:37

Encore un livre pour les "jeunes"... Je suis tombée dessus en faisant les courses (d'accord je m'étais un peu égarée au rayon livre mais ça arrive) et je  l'ai acheté à ma poussine cadette... Elle a adoré (elle est dans son trip espion) et franchement il est bien fait. Il regroupe bon nombre de codes de toutes sortes du sémaphore au braille en passant par le javanais, clairement expliqués et illustrés... Ma partie préférée, ce sont les codes écrits bien sûr et j'ai appris quelques trucs qui pourront servir... Genre carré de Polybe, chiffre de lord Wolseley ou code de Jules César - comme c'est un livre pour enfant, les explications sont à ma portée ouf !!!

Un bon petit bouquin pour les p'tits loups dès qu'ils commencent à bien lire...

4.5/5.4/5.1/4.5/4.2/3.3 (saurez-vous décrypter ?)

Les meilleurs codes secrets de tous les temps - E. Zéda & D Pic Lelièvre - Castermen

Par yue yin - Publié dans : essais
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Vendredi 27 octobre 2006 5 27 10 2006 12:18

Une chose en entraine toujours une autre et réciproquement, c'est la première phrase d'un roman, mais lequel, bernique impossible de me souvenir. bref à l'origine, j'aime l'Histoire avec un grand et un petit h... ça m'a pris toute petite et je n'ai jamais guéri. Par voie de conséquence je me suis mise à lire des romans historiques, polar le plus souvent. et là il faut bien le dire, le choix est vaste : c'est un genre très à la mode ! 

Alors au détour d'un roman, on apprend des choses, du moins on en entend parler et éventuellement on vérifie (enfin moi je le fais souvent) : Ah bon il y a eu un royaume Viking en Irlande, ah bon les drakkars ne s'appelaient pas comme ça, ah bon les varègues sont étroitement mélés à la fondation de l'état russe... et une chose en entrainant une autre (disais-je) on se retrouve en train de lire "les vikings" de Regis Boyer. Et là, c'est pas du roman historique, polar ou autre...ce serait plutôt de l'ouvrage d'érudition en version longue.

Dire que c'est facile à lire, non, c'est touffu, détaillé, précis, documenté, passionnant, oui. la ligne est claire, l'argumentation convaincante, la pensée se suit très bien malgré les exemples et les citations. pourquoi malgré ? Ce doit être à cause du Norvégien et du vieux Norois que je maitrise peu...  Mais alors il se passe quelquechose de fascinant, je me laisse bercer par ces sonorités barbares et tout à coup je me retrouve dans le vestfold, entendant au loin de galop des rohirrims - Tolkien tout puissant (j'emprunte l'expression à qui de droit avec à peine une petite modif), pour qui a déjà trainé en terre du milieu il y a de la poésie dans cet austère traité... Incontournable sur le sujet mais pour amateur !

Les vikings - Régis Boyer - Perrin Tempus - 2002

Par yue yin - Publié dans : essais
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Jeudi 30 novembre 2006 4 30 11 2006 11:25

Les livres sont un reflexe chez moi. Quelle que soit la question pausée, mon premier mouvement est d'aller chercher, acheter ou emprunter un livre sur le sujet. Que ce soit le jardinage, le bricolage ou la gym, il se trouve toujours un bouquin quelquonque pour me dispenser de bons ou de mauvais conseils.

Par voie de conséquence, j'ai prévu une étagère dans la cuisine pour les livres d'idem. Hier soir, n'ayant rien prévu de particulier pour le dîner, j'ai pioché dans la catégorie "plaît à tout le monde et rapide à préparer" : un livre sur les pâtes. Et ausitôt le repas terminé, j'ai décidé que ce petit bouquin de poche méritait une critique.

A quoi bon un livre sur les pâtes ? tout le monde sait faire ça, ce n'est pas bien sorcier. Certes, mais justement pour renouveller un peu le plaisir, quelques nouveautés sont parfois les bienvenues. Je plonge donc assez souvent le nez dans ce petit poche sans prétention. Imaginez un peu : 144 recettes de pâtes classées par saison. Plus une table illustrée qui m'a bien fait rire (Vous savez ce que c'est vous des zites, des sedani ou des bombolotti ?)  et bien sûr la recette des pâtes fraîches (bien pour les lasagnes). Honnêtement je ne les ai pas toutes essayées, j'ai encore de beaux jours de pâtes devant moi mais toutes les recettes tentées étaient délicieuses alors... Le style de Macha Méril est agréable, elle ponctue ses recettes de quelques anecdotes tout en restant claire et concise dans ses explications. Un bon investissement...

Pour le plaisir la recette préférée des enfants : les spaghettis aux champignons secs (je précise à toutes fins utiles que sauf dans cette recette, les miens n'aiment ni les cèpes, ni les anchois, ni les pignons...)

500g de spaghettis, 10g de champignons secs (cèpes chez moi), 50g de pignons, 2 anchois au sel ou à l'huile. une petite boite de tomates pelées, huile d'olive, sel, ail.

Mettre les champignons à tremper une heure. les égoutter. Rincer les anchois. Mixer ensemble les champignons, les anchois, les pignons et deux gousses d'ail. Dans une petite casserole, faire revenir les tomates concassées dans l'huile d'olive, ajouter la crème de champignon, remuer et laisser mijoter à feu doux une demi-heure environ. Pendant ce temps, faire cuire les spaghettis. Après les avoir égouttés, ajouter un peu de beurre, puis la sauce, bien mélanger dans un plat creux et hop à table !

Miam !!!

Joyeuse pâtes - Macha Méril - Robert laffont - Le livre de poche - 1986

Par yue yin - Publié dans : essais
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Jeudi 7 décembre 2006 4 07 12 2006 11:12

 Tout a commencé par une émission de radio. En voiture tranquille, j'écoute d'une oreille distraite un journaliste présenter Virginie Despentes. Le nom me dit quelquechose mais sans plus... Au début son langage me bloque, pas tant le vocabulaire que l'ensemble, le phrasé, le ton, le débit, cela n'accroche pas vraiment. Et puis un des chroniqueurs intervient. Son aggressivité attire mon attention ! En gros je résume : "je ne suis pas choqué par le trash et la grossiereté mais le fond c'est n'importe quoi, connaissez-vous vraiment des hommes ?" Dans le genre macho paternaliste, poser cette question a une femme qui vient parler de son expérience du viol et de la prostitution, chapeau ! Du coup j'écoute plus attentivement et peu à peu je suis séduite par un autre regard, une autre façon de  considérer les choses, un autre point de vue... Deux jours après, en passant devant le livre, je craque et je l'avale dans la foulée : 156 pages ça passe tout seul !

A travers le récit et la mise en perspective de ses propres expériences, punkette violée à 17 ans, prostituée interimaire, auteure à scandale, mais aussi par des références à des oeuvres féministes plutôt méconnues en France (en tout cas de moi),  Virginie Despentes décode un certain regard porté sur les femmes (et donc sur les hommes), celui de ce qu'elle appelle "le collectif", du consensus "qui va sans dire", des non-dit, des choses que tout le monde sait et dont personne ne parle ! Elle dérange, elle agace, elle laisse perplexe,  elle fait râler, elle vous cloue sur place parfois dans une fulgurance qui frappe juste à l'endroit où ça fait mal... Dans l'ensemble une lecture plutôt jubilatoire qui m'a bien plû : je préfère à tous les coups être dérangée que consternée.

Elle dit s'adresser à tous les moches, les mal-baisées, les femmes qui ne veulent pas être protégées, les hommes qui ne veulent pas être protecteurs, bref les cas "non conformes" aux modèles des deux sexes... En ce qui me concerne, je le recommande en particulier aux femmes qui tentent chaque jour (sans succès possible) de correspondre à l'idéal de la femme parfaite du XXIe siècle : bonne mère, salariée compétente, femme d'intérieur (chargée de l'entretien !), toujours glamour et pomponnée, d'humeur invariablement bonne ah et j'oubliais qui fait de la gym pour s'entretenir... et de conclure comme le livre : "Sur ce, salut les filles et meilleure route..." 

Genre : pamphlet féministe et politique !

 King kong Théorie - Virginie Despentes - Grasset - 2006

Par yue yin - Publié dans : essais
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Mercredi 17 janvier 2007 3 17 01 2007 10:05

Quelle est la différence entre gaulois et celtes. Euh... les gaulois sont des celtes ! Oui pas mal mais encore ?  ...

Exprimons-le autrement, comment est-on passé de la vaste celtique dont parlent les auteurs antérieurs au 1er siècle avant JC et la Gaule telle que nous l'imaginons ?

Prenons un général romain obligé s'il veut acquérir du pouvoir de réussir une campagne et d'y assoir sa fortune. Son choix se porte sur le nord : mosaïque celtique, fondamentalement agricole,  bien connue des romains qui commercent avec elle depuis longtemps. En avant donc, imposons nous avec l'aide d'alliés sur place qui comptent bien tirer leur épingle du jeux. Au bout d'un certain temps, ce général se rend compte qu'il n'ira pas plus loin, ni au nord, ni à l'est ou du moins cela prendra du temps. C'est le moment le tracer des frontières : le Rhin c'est bien non ? Allez hop, tous les peuples au sud et à l'ouest du Rhin seront donc indifféremment des gaulois, à l'est des germains et pour que cela sonne bien transformons ces noms de peuples en noms de nations : ainsi nous parlerons désormais de la Gaule et de la Germanie. Notre général a un beau brin de plume, ses "commentaires" consacrent son partage du monde. Plus tard encore il est divinisé, qui donc osera désormais aller contre la parole du Dieu césar...

Voici donc la Gaule et ses toutes nouvelles frontières naturelles, un concept appelé à faire fortune.

Au fil des siècles, c'est Rome qui sera retenue comme la source de la culture française : intellectuelle, artistique, architecturale, légale, politique... Que reste-t-il de la Gaule ? pas grand chose jusqu'au XIXe siècle lorsque les français vont retourner chercher dans les fins fonds de leur histoire des héros, des symboles et pourquoi pas des justifications... Un peuple sauvage et proche de la nature, combatif et courageux, résistant et fier... Vaincus peut être mais avec panache tel Vercingétorix  à Alesia - Et nos ancêtres les gaulois de faire fortune jusque dans des coins improbables de la planètes.

En sept chapitres, un pour chaque jour de la semaine (du jour de la lune à celui du soleil), Christian Goudineau explore les représentations actuelles de la Gaule et leur rapport avec ce que nous savons aujourd'hui des celtes qui vivaient sur ces territoires. Jour de la lune, le côté nature ; jour de mars, le coté belliqueux ; jour de mercure, le côté commerçant et ainsi de suite...

J'ai trouvé ce petit essai intéressant, rapide à lire et plein d'enseignements, moins sur les gaulois eux-même sans doute que sur ce qu'on appelle en anthropologie "l'invention de la tradition". Je regrette juste l'insertion à la fin de chaque chapitre d'un dialogue avec une Elle (censée nous représenter peut être) dont je n'ai pas vu l'intérêt mais bien plutôt le côté cuistre... Ceci étant dit, Christian Goudineau éclaire encore une fois brillament et avec humour cette époque plutôt brumeuse de notre histoire.

Les romans de cet auteur, qui se déroulent à l'époque gallo-romaine, méritent eux-aussi le détour. Voir ici une présentation du voyage de Marcus .

Par Toutatis - Que reste-t-il de la Gaulle ? - Christian Goudineau - Le seuil - collection l'avenir du passé -  2002

Par yue yin - Publié dans : essais
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Mercredi 7 février 2007 3 07 02 2007 12:41

Ce livre, c'est une promenade ! Le "Portrait du Gulf Stream" du même auteur m'avait déjà fait cet effet. C'est bien pourquoi je voulais lire celui-là et je ne suis pas déçue. Suivre Orsenna dans ses promenades autour du monde pour quelqu'un d'aussi badaud que moi c'est un pur plaisir.

Or donc aujourd'hui le fil conducteur c'est le coton, joli matière première blanche et douce qu'on croirait volontier innocente loin des furieux conflits qui se nouent autour de ressources plus lourdes ou plus visqueuses. A travers sept pays, du Mali à l'Ouzbekistan en passant par les Etats-unis, l'Egypte ou la Chine, nous découvrons autant de manière de cultiver, de récolter, de vendre, d'exploiter, de vivre tout simplement... J'aimerai dire que le tout forme une vision bucolique mais non vraiment non, tous ces mondes qui se ressemblent si peu renvoient une image plus dérangeante que rassurante de notre planète. Ah oui, il y avait le sous-titre : petit précis de mondialisation...

C'est que ce sont avant tout des histoires humaines, c'est si facile de juger lorsqu'on fait abstraction de l'humain, en n'y regardant pas de trop près. Un des charmes de ce livre pour moi, c'est que jamais l'auteur ne se pose en donneur de leçon... Il nous montre, il raconte : ses rencontres, ce qu'il a vu, les histoires qu'il a entendues officiellement, officieusement, sans complaisance mais sans jugement facile non plus... Juste une invitation à la réflexion, mais aussi à une certaine conception  de la différence...

Agréable, rafraichissant et ... inconfortable !

Voyage au pays du coton - Petit précis de mondialisation - Erik Orsenna - Fayard - 2006

Par yue yin - Publié dans : essais
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