Mardi 17 avril 2007
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19:12
Ana est une voleuse d'oeuvres d'art de haut vol affilié à un cercle très secret. Au court d'une de ses "missions", elle trouve la piste d'un trésor sans prix : le salon d'ambre, trésor national russe disparu dans la tourmente de la seconde guerre mondiale. la chasse s'organise !
Le début est un peu lent, l'histoire peine à se mettre en place mais dès que la chasse au trésor prend un tour actif, l'histoire devient plus accrochante et on se laisse volontiers entraîner dans l'exploration des sous-sol d'un ancien musée à moins que ce ne soit ceux d'un camp de concentration.
J'avais adoré Iacobus du même auteur, j'attendais donc avec impatience la publication en poche d'un autre roman de Matilde Asensi. Celui-ci m'a moins emballé. Je l'ai trouvé moins enlevé et beaucoup moins bien écrit... Est-ce la traduction ou le fait que je l'ai lu juste après l'ancre des rêves : mystère. Il n'en reste pas moins un agréable roman, peut-être à classer "aventure" plutôt que vraiment "policier".
Une lecture détente, sympathique et rapide !
Le salon d'ambre - Matilde Asensi - 1999 - Plon - (traduit de l'espagnol par Carole d'yvoire)
Par yue yin
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Publié dans : roman espagnol
7
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Vendredi 7 décembre 2007
5
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20:46
"Cet après-midi là, je me réfugiai dans ma chambre et lus les première page de mon nouvel ami. Avant même d'avoir pu m'en rendre compte, je me
retrouvai dedans, sans espoir de retour.
A mesure que j'avançais, la structure du récit commença à me rappeler une de ses poupées russes qui contiennent, quand on les ouvre, d'innombrables répliques d'elles-mêmes,
de plus en plus petites. Pas à pas, le récit se démultipliait en mille histoires, comme s'il était entré dans une galerie des glaces où son identité se scindait en des douzaines de reflets
différents qui pourtant étaient toujours le même.
Page après page, je me laissai envelopper par le sortilège de l'histoire et
de son univers, jusqu'au moment où la brise de l'aube vint caresser ma fenêtre et où mes yeux fatigués glissèrent sur la dernière ligne. Je m'allongeai dans la pénombre bleutée du petit jour, le
livre sur la poitrine, et j'écoutai les rumeurs de la ville endormie couler goutte à goutte sur les toits tachetés de pourpre. Le sommeil frappaient à ma porte, mais je refusai de me rendre. Je
ne voulais pas perdre la magie du récit ni dire tout de suite adieu à ses personnages."
Ce jour là, Daniel, 10 ans, revient du cimetierre des livres oubliés, un de ces secrets que recèlent la Barcelone gothique. Chaque visiteur doit y adopter et sauver un livre, un seul ! Pour
Daniel ce fut l'ombre du vent, et ce livre va devenir l'Histoire de sa vie.
Je ne saurais mieux dire que Zafon lui-même, poupée russe, galerie des miroirs, son livre est tout cela et plus. Roman d'apprentissage, histoire d'amour romanesque, peinture noire et glauque de
la Barcelone franquiste encore exsangue après les années de guerre civile, analyse toute en finesse des rapports profonds mais délicats entre père et fils. Entre plusieurs père et plusieurs fils.
car autour de Daniel, les images paternelles se multiplient, se dédoublent, chaque facettes se reflétant dans la personalité de l'adolescent. Dans ce livre d'hommes, les personnages masculins
sont d'une force étonnante, Julian le mentor rêvé, Fermin le guide, Fumero la part d'ombre, Barcelo l'initiateur, Isaac le gardien, Sempere senior l'ancre, d'autres pères encore surgis du passé,
tous aposant leur marque sur ce récit multiforme. A contrario les femmes du livres, aussi essentielles soit-elles, restent lointaines, évanescentes comme la mère de
Daniel morte trop tôt et dont il désespère d'avoir oublié le visage. Ou comme Barcelone, personnage féminin au centre du récit mais brumeuse, charmeuse,
insaisissable.
Commencé comme un hymne à la lecture, ce magnifique roman se ramifie en plusieurs fils conducteurs aux genres bien marqués, une intrigue policière complexe, une atmosphère glauque et
étouffante, un brin de fantastique, l'esquisse douloureuse d'une époque sombre, de l'aventure et du romanesque... Dans un style superbe de couleur et de texture... Sublime !
Merci Bluegrey de m'avoir vanté ce livre avec tant d'éloquence !
Les avis de Flo, Kalistina,
Allie, Caroline et... Bluegrey (j'en
oublie certainement)
L'ombre du vent (La sombra el viento) - Carlos Ruiz Zafón - 2001
- traduit de l'espagnol par François Maspero - Grasset 2004
Par yueyin
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Publié dans : roman espagnol
21
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Vendredi 16 octobre 2009
5
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10:00
Professeur d'espagnol invité à Oxford pendant deux ans, un madrilène passionné de vieux livres égrène
complaisament quelques souvenirs de cette période marquée essentiellement par la solitude à peine troublée par une idylle décousue, l'errance oxonienne, les recherches bibliophiles et le
désoeuvrement.
A mon tour malheureusement de jeter l'éponge et de laisser ce roman inachevé. Le thème pourtant me plaisait beaucoup et je me suis accroché pendant
plus de 180 pages, encouragée de temps à autres par des morceaux de bravoures plutôt savoureux - la description d'un repas de collège
officiel (high table) réglé à la minute et au millimètre en son début et sombrant peu à peu dans le chaos vaut en soi son pesant de cacahuètes - mais ces passages sont malheureusement noyé dans une pseudo chronique sans trame ni fil conducteur et dont l'aspect
décousu, sans doute volontaire, m'a littéralement englué. une semaine pour lire si peu de page, je craignais la panne de lecture caractérisée. Je rends les armes avec regrets mais soulagement
et je souhaite à Isil, prochain maillon de la chaîne, d'avoir plus de goût que moi pour ce roman. Dommage!
Le roman d'Oxford - Javier Marias - 1989 - traduit de l'espagnol par Anne-Marie Geninet et Alain Keruzoré - Folio (2006)
Le choix de lune de pluie, déjà lu avec des fortunes diverses par
Bookomaton, Karine, Doriane, Stephie, Bladelor, Hathaway et Fashion
en route vers
Isil
Par yueyin
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Publié dans : roman espagnol
9
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