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Chroniques De Lectures

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 00:04
2009 sera l'année des classiques ou ne sera pas... certes ! C'est bellement dit, merci Caro(line), merci Fashion mais lire des « classiques » c'est une chose, écrire autour en est une autre et je me sens comme toujours très démunie au moment de rédiger un billet sur un tel roman.
L’avantage est que la trame est bien connue ; Constance, jeune femme éduquée de la bonne société, s'étiole auprès d'un mari impuissant et aigri. Elle retrouve peu à peu le goût de la vie dans les bras du garde-chasse de son époux. Horreur, malheur, quoi de plus choquant en 1928 que ces scènes de sexualité épanouissantes et, pour l'époque, explicites entre une femme de bonne famille et un homme socialement inférieur? Le roman, interdit pour obscénité pendant plus de trente ans, ne sera publié intégralement qu'en 1960 après un procès retentissant ou témoignera entre autre E. M. Forster.
Je serais bien en peine d'analyser un tel livre et du reste cela a déjà été fait souvent et fort bien mais je peux parler de ce qui m'a particulièrement frappée. Et tout d'abord du fait que j'ai enfin compris certaines allusions rencontrées au détour de livres ou de films et qui m’avaient échappé sur le moment. Voilà un des grands avantages de lire des classiques ; savoir que l'héroïne du film d'Adrian Lyne, Infidèle, se prénomme Constance avec raison n’est peut être pas essentiel mais ajoute au plaisir (récemment j'ai été soufflée en lisant que Stendhal disait destiner ses romans aux Happy fews qui pouvaient les apprécier, inculte que je suis ! mais je digresse).
Ensuite j'ai bizarrement beaucoup pensé à Tolkien au cours de cette lecture (inutile de ricaner, merci !), l'opposition systématique voire méthodique que Lawrence stigmatise entre la modernité vue comme industrielle, abêtissante, deshumanisante et un monde traditionnel organique et sensuel m’a continuellement ramenée à Tolkien et à l’affrontement nécessaire et désespéré qu’il met en épopée entre les flammes destructrices de l’industrie et une tradition de nature et de fécondité. Liée aux bouleversements sociaux de l’Angleterre de l'après grande guerre, cette opposition est au coeur du roman de Lawrence. Constance et Mellor, les amants revivent en acceptant leur nature sensuelle au milieu des bois - ce renouveau de la vie culminant avec la conception d’un enfant dont Connie refuse de faire endosser la paternité par son mari. En parallèle inversé, lord Chatterley, personnage tout aussi symbolique et assez terrifiant, se découvre une vocation active de capitaine d’industrie  et devient toujours plus desséché, plus pervers, moins humain, dévirilisé par cette activité plus encore que par sa blessure de guerre.
Le style est particuliers, je ne surprendrai personne, dense, exigeant souvent répétitif, il ne se laisse pas oublier. L’auteur développe à l’envie ses théories sur la littérature, le mariage, les femmes, le sexe, l'argent que sais-je encore ? Et si ses propos sont parfois surprenants, agaçants ou même choquants, ils sont toujours pleins d’intérêt mais de ce fait, entrer dans le roman demande un certain temps, ensuite... tout va bien. Stimulant !

L'amant de lady Chatterley - D. H. Lawrence - 1928 - traduit de l'anglais par Frederic Roger-Cornaz (la traduction pose  d'ailleurs d'ailleurs une vraie question, celui de l'usage que fait Mellor de l'alternance entre rugueux patois et anglais "de tout le monde" et que le traducteur a choisi de ne pas traduire. Je comprends ses raisons mais cela alourdit passablement le style car il est obligé de signaler systématiquement chaque changement de registre.)

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Published by yueyin - dans roman britanique
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commentaires

Gaëlle Nohant 07/01/2013 08:51


Très beau billet Yue ! J'aime décidément beaucoup le parallèle que tu fais avec Tolkien, auquel je n'aurais jamais pensé mais qui est totalement justifié et intéressant :-)


j'aime aussi beaucoup la manière dont tu parles de Clifford et de son évolution, c'est très juste !


 

yueyin 07/01/2013 21:18



tu es gentille Gaelle, ce fut un plaisir de parler de ce livre avec toi (c'est toujours un plaisir de parler avec toi, reviens) ; ton article est excellent :-) il m'a donné envie de relire du
Lawrence :-)



choupynette 01/06/2009 18:33

Et oui, DH est vraiment particulier. Mais cet Amant reste un de mes livres préférés malgré ces défauts. Probablement parce que quand on a 16 ans, c'est diablement prenant comme histoire!

yueyin 02/06/2009 22:26


oh même plus tard :-D prenant et intéressant... une belle découverte (il n'était que temps :-))


hydromiel 27/05/2009 14:41

En voilà encore un que je n'ai jamais lu... faudrait voir à pas mourir idiote quand même......

yueyin 27/05/2009 23:08


bah il y a tant de livre, on ne peut pas TOUT lire non plus même si on essaie très fort ! ;-)


Florinette 27/05/2009 12:03

Ça fait un petit moment que je n'ai pas mis le nez dans un classique, car pour l'instant je n'en ai pas très envie, en plus s'il faut un certain temps pour rentrer dans ce roman...Bon mercredi Yueyin !

yueyin 27/05/2009 23:06


bonne soirée florinette, il y a tant à lire, il faut laisser parler ses envies :-)


Lilly 26/05/2009 21:58

C'est clair que les personnages ne sont pas très attachants...  En fait, j'ai découvert ce livre en partie parce que j'avais lu que Forster, dans son Maurice, s'était inspiré du roman de Lawrence (je sais que tu aimes bien mon Forster aussi ;o)). Sous cet angle là, ça m'avait intéressée sur le coup. Mais je n'en ai rien gardé aujourd'hui, et je n'avais pas continué avec Lawrence. Je le redécouvrirai un jour de toute façon, même si je dis ça depuis des lustres... :o)Sinon, c'est ma mémoire qui s'embrouille ou Constance se tape un ami de son mari avant son garde-chasse ?

yueyin 26/05/2009 22:27


Ta mémoire est fidèle, connie a une aventure plutôt insatisfaisante avec un ami de son mari, enfin une connaissance, un type assez infantile et pitoyable dans sa volonté de grimper l'échelle
sociale... Je ne crois d'ailleurs pas qu'elle se le tape vraiment, elle cède par lassitude et ennui plutôt :-)
Les personnage de Maurice m'ont laissé un souvenir plus attachant mais peut être que c'est du "a posteriori", au fait tu m'y fait penser, j'ai un Forster dans ma pal et il me fait les yeux doux
depuis trop longtemps :-)


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