Voici de retour l'éminent sénateur Publius Aurélius Statius, sa curiosité insatiable, son épicurisme bien agréable et son érudition rafraichissante. Cette fois
l'amitié et la curiosité l'entrainent à la fois au coeur du quartier juif de Rome et dans le monde complexe des médecins, grecs pour la plupart, qui sévissent dans la ville éternelle.Le meurtre d'une jeune juive, mais était-ce bien un meurtre, plonge son père, un ami d'Aurelius, dans un désespoir et une honte surtout que le noble romain a bien du mal à concevoir. Il accepte cependant de mener une petite enquête sur les circonstances de cette mort étrange. Sous des apparences banales, il va découvrir des ramifications aussi embrouillées que dangereuses.
Comme pour les autres épisodes, j'ai été conquise par l'écriture fluide, l'érudition tout en naturel et le sens de l'intrique de Danila Comastri Montanari. Les personnages sont intéressants, les histoires toujours complexes sans se répéter et de nouvelles couches sociales et culturelles sont mises en scène pour notre plus grand plaisir. L'auteure réussit de plus en filigrane une peinture subtile d'une époque pleine de certitudes mais qui abrite déjà les prémisses de son déclin et de l'anéantissement de ses valeurs. Une très belle réussite, instructive et agréable !
Les autres enquête du sénateur Statius commentées dans ce blog :
Cave canem
Spes ultima dea
In corpore sano - Danila Comastri Montanari - 2000 - 10/18
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Les
romans de Robertson Davies réservent toujours des surprises. Dans Fantômes et Cie la surprise est que le narrateur meurt à la première page, assassiné par l'amant de sa femme. Devenu Fantôme,
Connor Gilmartin se sent un peu perdu pour ne pas dire desoeuvré. Après avoir assisté à l'enquête puis à ses funérailles en spectateur critique, après avoir essayé de hanter sa femme et son
meurtrier sans succès, il décide finalement de suivre ce dernier qui doit couvrir un festival présentant les chefs d'oeuvres du cinéma muet. Le nouveau fantôme se promet quelques bons moments
cinématographiques, mais les projections auxquelles il assiste sont bien différentes de ce qu'il attendait. Assis près de son assassin, il se retrouve confronté à l'histoire de sa famille, chaque
film s'attachant aux pas d'un personnage. Voici donc notre fantôme projeté en Ecosse et au pays de Galle au XVIIIe siècle, à New York pendant la guerre d'indépendance, à Toronto enfin, sa ville
natale, sans trop savoir où tout cela le mène.
Eté 1886, Clémence de Rosmadec, jeune
peintre issus d'une famille d'artistes, passe l'été dans le manoir familial près de Pont-Aven. Elle se fait une joie de rencontrer les nombreux peintres qui fréquentent l'endroit et en
particulier Gauguin qu'elle admire. Le meurte d'une jeune modèle et l'arrestation d'un de ses amis d'enfance vont bousculer ses projets.
Après un accident plutôt bénin mais
traumatisant, la jeune narratrice de ce récit trouve un travail bien tranquille de secrétaire réceptionniste dans un laboratoire de specimens naturalisés.






































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