Dimanche 16 octobre 2011
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20:50
Les poèmes de Tristan en 5e, la reprise...
Et lui dort-il sous les voiles
il écoute le vent son complice
il regarde la terre ferme son ennemie sans envie
et la boussole est près de son cœur immobile
Il court sur les mers
à la recherche de l’axe invisible du monde
Il n’y a pas de cris
pas de bruit
des chiffres s’envolent
et la nuit les efface
Ce sont les étoiles sur l’ardoise du ciel
Elles surveillent les rivières qui coulent dans l’ombre
et les amis du silence les poissons
mais ses yeux fixent une autre étoile
perdue dans la foule
tandis que les nuages passent
doucement plus fort que lui
lui
lui
Philippe Soupault (1897-1990)
Par yueyin
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Publié dans : poèmes
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Jeudi 13 octobre 2011
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Merci à Chiffonette pour ses idées durablement géniales.
"Je ne vois pas qu'on doive estimer une langue plus excellente que l'autre, seulement pour être plus difficile."
Joachim du Bellay - Defense et illustration de la langue françoyse - 1549
Par yueyin
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Publié dans : citations
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Mardi 11 octobre 2011
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Toulouse - septembre 2011
Par yueyin
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Publié dans : images de voyage
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Lundi 10 octobre 2011
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"Certains peuples sont réputés "doués pour les langues" : les slaves par exemple. Les français, par contre, sont généralement considérés - par eux-mêmes -
comme "peu doués". Ce type de jugement rejoint le vaste catalogue des stéréotypes nationaux ou raciaux : les Noirs sont paresseux, les Écossais sont avares, les Français sont indisciplinés, les
Anglais sont flegmatiques, etc. On tombe dès lors dans le piège de la psychologie des peuples qui étaient encore tout à fait crédible au début de ce siècle (le XXe) mais que les scientifiques,
sinon l'opinion publique, ont aujourd'hui dépassée."
En listant et débusquant nombre d'idées toutes faites sur la langue - certaines langues sont plus belles ou plus pures que d'autres, le français dégénère,
certains accents sont meilleurs que d'autres, les patois sont des déformations de la langue et ainsi de suite, Marina Yaguello nous permet d'appréhender sans jargon ni complexité inutile mais
avec humour et même malice ce qu'est une langue et comment elle fonctionne et évolue. Une bouffée de raison dans un domaine où la discussion tourne souvent au débat épidermique. Certaines notions
m'étaient familières, d'autres nouvelles et l'ensemble forme un petit livre plaisant et rapide à lire qui remet clairement les choses en perspective tout en abordant quelques éléments plus
techniques qui donnent bien envie d'en savoir plus. Éclairant !
Catalogue des idées reçues sur la langue - Marina Yaguello - Le Seuil - 1988
PS : Qu'il est pratique d'avoir une fille aînée apprentie linguiste, elle ramène toute sorte de livres intéressants à la maison...
PPS : Marina Yaguello, de langue maternelle russe, agrégée d'anglais, docteur en linguistique et pratiquant le Wolof
est un écrivain bien agréable à suivre. Il y a des livre d'elle un peu partout dans la maison en ce moment et franchement plusieurs m'inspirent.
Par yueyin
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Publié dans : essais
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Dimanche 9 octobre 2011
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Dans le brouillard s'en vont un paysan cagneux
Et son bœuf lentement dans le brouillard d'automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux
Et s'en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d'amour et d'infidélité
Qui parle d'une bague et d'un cœur que l'on brise
Oh ! l'automne l'automne a fait mourir l'été
Dans le brouillard s'en vont deux silhouettes grises
Guillaume Appolinaire (1880-1918) Alcools
Par yueyin
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Publié dans : poèmes
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Samedi 8 octobre 2011
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Saint-Alban 5 Octobre 2011
Par yueyin
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Publié dans : images de voyage
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Vendredi 7 octobre 2011
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Que diriez-vous, pour fêter cette reprise des vendredis gourmands, d'un petit délice tout frais et léger en souvenir de l'été (qui entre parenthèse est
bien plus chaud en octobre qu'en juillet cette année). J'y ai goûté pour la première fois chez ma très chère Tina (merci à elle) mais ce n'est qu'il y a quelques jours que j'ai testé pour la
première fois sa confection de mes blanches mains... un succès, n'ayons pas peur des mots !
Il vous faudra 550 g de saumon frais sans peau ni arête, 250 g de saumon fumé, 4 feuilles de gélatine, 2 cuillères à soupe d’eau, 2
cuillères à soupe de jus de citron, 200 g de fromage blanc, 80 g de crème fraiche, ½ bouquet de persil, ½ bouquet d’aneth, ½ bouquet de ciboulette, Sel & Poivre.
Dans une casserole remplie d’eau, pocher le saumon frais pendant 10 minutes ou le faire cuire au micro-onde. Egoutter et
laisser refroidir.
Chemiser un moule à cake de film transparent, puis tapisser le fond et les côtés de tranches de saumon fumé.
Mixer les herbes, le saumon refroidi, le fromage blanc et la crème fraiche (en réservant quelques brins de ciboulette ou d'aneth pour décorer). assaisonner.
Dans une casserole, faire chauffer le jus de citron avec les 2 cuillères à soupe d’eau puis incorporer la gélatine en fouettant. Ajouter au mélange en remuant bien.
Verser dans le moule et replier les tranches de saumon fumé pour bien fermer la terrine. Serrer un peu avec le film plastique.
Mettre au réfrigérateur au moins 4 heures avant de servir décoré à votre goût.
Frais et délicieux (et plutôt léger en calorie ce qui ne gâche rien) en entrée, en buffet ou en plat principal avec une salade de
concombre et un bon pain de seigle ou d'épeautre. Enjoy !
Par yueyin
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Publié dans : recettes
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Jeudi 6 octobre 2011
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08:00
Et comme toujours sur une idée de Chiffonette,
"Ce n'est point chose vicieuse mais grandement louable, emprunter d'une langue étrangère les sentences et les mots et les approprier à la
sienne."
Joachim du Bellay - Defense et illustration de la langue françoyse - 1549
Par yueyin
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Publié dans : citations
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Mardi 4 octobre 2011
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21:11
Walt Longmire quelques semaines après le difficile dénouement de little
bird voit arriver en même temps l'hivers glacial du Wyoming et un nouvel adjoint au nom compliqué, immédiatement rebaptisé Sancho par sa redoutable adjointe. Ceci ne serait rien encore si
Lucian, le mentor et prédécesseur de notre Sherif, ne se mêlait d'empêcher manu militari les employés de sa maison de retraite de procéder à la levé du corps d'une pensionnaire défunte. Une mort
suspecte selon lui, pour une femme qui a visiblement compté dans sa vie et qui va se révéler être un personnage beaucoup plus complexe qu'on ne s'y attendrait dans le comté d'Absaroka, "comté
le moins peuplé de l'état le moins peuplé des Etats-Unis".
Cette deuxième enquête du sherif Longmire, immuablement secondé par son ami-frère Henri Standing Bear, nous entraine à la découverte de l'inattendue
communauté basque - les mexicains des montagnes selon la terminologie locale - de ce coin reculé d'Amérique du nord (J'ignorais que les basques s'installaient si loin de la mer...) et Craig
Johnson insuffle encore une fois autant d'humanité à ses personnages que de poésie dans ces paysages. La petite ville de Durant devient un microcosme où tout se noue et se dénoue, où les plus
vieux sont autant d'archives vivantes qui permettent d'éclairer le passé et de mettre à jour mobiles et blessures aux longues racines. Ce côté solidemment ancré dans la terre explique sans doute
en partie le charme de cette série, l'intime connaissance du lieu, de sa topographie, de ses familles, de ses histoires cachées remplaçant ici les techniques d'enquête et d'interrogatoire
habituelles. Cela étant, l'auteur n'oublie pas d'orchestrer une enquête maitrisée, riche en rebondissements avec quelques beaux morceaux d'action qui laissent le lecteur gelé et à bout de souffle
sur son siège. Une petite merveille !
Le camp des morts - Craig Johnson - traduit de l'anglais par Sophie Aslanidès - Gallmeister 2010
PS : Walt avec sa cinquantaine empatée, sa carrure d'ours cabossé, son chien sans nom et son humour désespéré est définitivement craquant...
PPS : Le prochain tome sur ma liste s'intitule l'Indien blanc, après il faudra passer à l'anglais mais je crois bien que cela en vaudra la peine.
PPS : Merci le papou pour ce prêt
Par yueyin
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Publié dans : polars/rompol
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Dimanche 2 octobre 2011
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21:43
Pour echapper à une ambiance familiale tendue après le mariage civile de leur fille, le commissaire Charitos et sa femme s'offrent un voyage organisé à
Istanbul ou plutôt Constantinople ainsi que continue à l'appeler tant les grecs de Grèce que les orthodoxes hellenophones du cru qu'on appelle les roums. Entre visites grandioses, shopping
obligatoire, prises de bec conjugales et conversations ennuyeuses partagées bon gré mal gré avec ses compagnons de voyages, le commissaire tente de trouver un peu de sérénité lorsque il est
entrainé bien malgré lui, dans une enquête un peu farfelue sur une nonagénaire disparue. La découverte de quelques cadavres peu ragoutants va très vite l'obliger à revoir ses a priori
sur les vieilles femmes inoffensives et même à collaborer avec la police turque, un comble pour un policier grec...
Quoique ce roman soit de toute évidence du genre policier, avec intrigue bien ficelée, enquête, meurtres et résolution finale, son intérêt va bien au
delà. Petros Markaris a le trait sûr pour croquer des personnages sympathiques, originaux ou truculents, confrontant avec humour leurs modes de vie, habitudes et certitudes alimentaires. Mieux,
il sait donner de la profondeur à son histoire, plongeant allègrement dans l'histoire compliquée des relations greco-turque et de la communauté roum sans jamais tomber dans le didactique ni le
partial mais non sans lever un coin du voile sur une réalité sociale plus noire que rose. Enfin il a un talent certain pour insuffler de la vie à son cadre, ici rien de moins que la fascinante,
grouillante et cosmopolite Istanbul (à moins que ce ne soit Constantinople je ne veux vexer personne). Franchement, qu'est-ce qu'une petite fille de roum pourrait demander de plus, si ce n'est
une plume allègre et savoureuse ce qui est justement le cas. Délicieux !
L'empoisonneuse d'Istanbul - Petros Markaris - 2008 - traduit (fort agréablement) du grec par Caroline Nicolas 2010 le
seuil
PS : Très grand merci au Papou qui m'a prêté (je ne dirais pas de force) ce livre, son avis (enthousiaste) ici !
PPS : Sauf erreur, ceci est la quatrième enquête du commissaire Kostas Charitos traduite en français, je vais donc me mettre en quête des trois
autres, car je vous l'avoue, j'ai hâte de visiter Athènes à ses côtés.
PPPS : Et sinon, toute ces histoires de Tyropitas ça m'a donné faim... je m'en vais chercher une recette sans poison!
Par yueyin
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Publié dans : polars/rompol
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