Chroniques de lectures

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Middlesex - Eugenides
Mal de pierre - M. Agus
Le lézard lubrique de melancholy grove - Moore
Le passage de la nuit - Murakami
Chocolat - J. Harris
Fascination/tentation - S. Meyer

Les mangeurs d'étoiles - R. Gary
Voleurs de plage - J. Harris
La fille de 3eB - C. grenier
Le libraire - De Moraira
Le désert de la grâce - Pujade-Renaud
La maison en papier - CM Dominguez
Presque un mélo - M Efstathiadi
Le retour de Sethos - E. Peters
Le treizième conte - D. Setterfield
Voie sans issue - Collins Dickens
De si bonnes amies - J. Trollope
L'inconnu d'Athène - A. Zouroudi
Le voyeur du yorkshire
L'appel du passé - E Goudge
L'homme squelette - T. Hillerman
La taupe et le dragon - N. Champetier
Tout là bas - Arlette Cousture
La traversée du continent - M. Tremblay
Breaking Dawn - S Meyer
L'arrière saison - P Besson
Les Baïnes - Eric Holder
Petits arrangements avec l'infame - P Parry
Les 4 filles du docteur March - LM Alcott
Dans les bois eternels - F vargas
Thérèse et Pierrette à l'école des saints anges - M Tremblay
Le baiser des ombres - LK Hamilton
les vendredi d'Eléanore - J Trollope
This is not a love song - JP Blondel
Bonbons assortis - M tremblay
Rececca - D. du Maurier
Accès direct à la plage - JP Blondel
Le puit des histoires perdues - J Fforde
Papa longues jambes - J. Webster
Odd & the frost Giant - N. Gailman
Chagrin ferraille - G. Cook
Riverdream - RR Martin
Fashion Victim - I Cohen Janca
Le jour de grâce - R. Van Gulik
Une saison de Célibat - Schields/Howard
Mort d'une garce - C. Dexter
Qui comme  Ulysse - G Flipo
Qoëlet
Celui qui bave et qui glougloute - Wagner
Le grand Meaulne - A-Fournier
Le chant du cosmos - R Wagner
Préludes/La Baie - K. Mansfield
Souper mortel aux étuves - M. Barrière
Le jour où einstein s'est échappé - J Bialot
La femme coquelicot - N. Châtelet
Les invités - P Assouline
L'évangile selon Pilate - EE Schmitt
Ten big ones - J. evanovitch
Eleven on top
- J. evanovitch
Twelve sharp - J. evanovitch
Tila pirate malgré elle - P. Juste
Un minuscule inventaire - JP Blondel
Au bon roman - L. Cossé
Millenium 1 - S. Larsson
Millenium 2 - S Larsson
La troisième lettre - M. Marineau
Le canyon des ombres - JD Doss
Journal d'un vampire - LJ Smith
True bood 4,5,6,7 - C Harris
Même pas Malte - Maité Bernard
La lettre - Jennifer Tremblay
Le bibliothécaire - Larry Beinhart
Percy Jackson - tome 2,3 et 4
Le journal d'un ange - P. Corbucci



Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 09:59

Raidi par la glace,
mon pinceau ne pourrait même pas
te donner une image de mes sentiments.

***

Bien qu'il ne coule plus,
Continue à écrire ;
ta douleur s'en ira en flottant
comme la glace et la gelé à la surface de l'eau.

Murasaki Shikibu XIe siècle (Le dit de Murasaki - Liza Dalby - 2000)

Par yueyin - Publié dans : poèmes
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 10:45

Sur une idée de la sublimissime Chiffonette

"À présent, le moment était venu de s'apercevoir que l'Autre n'existait pas et que même le journal est un entretien solitaire. Il s'était cependant accoutumé à cette monotonie, et il décidait de continuer comme ça. Ce n'est pas qu'il s'aimât particulièrement, mais l'aversion qu'il ressentait pour les autres allait jusqu'à le pousser à se supporter."

Umberto Eco - Le cimetière de Prague - 2010

Par yueyin - Publié dans : citations
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 22:11

Vous l'attendiez tous (enfin presque tous), voici venu le temps des résultats du super concours (de la mort qui tue) qui va permettre à certaines d'entre vous de recevoir (grâce à la générosité des éditions Bled) un exemplaire du Bled-tout-en-un-2012.

Il s'agissait donc (je le rappelle pour celles et ceux qui viennent d'arriver) de corriger un texte un tantinet malmené et d'en rétablir une version en accord avec les recommandations de notre très célèbre et très respectée Académie française.

Alors pour mémoire, voici le texte d'origine :

"Pendant les trentes-huit ans que Denys l'Ancien à régner a Syracuse, combien de mals n'a-t il pas fait soufrire à cet oppulente cité? Des auteurs digne de foi se sont plus a rapporté qu'il était sobre, actifs, capable de gouverné, mais que, étant donné ses inclinations malfaisant, il fut le plus malheureus des prince qu'il y est jamais eus. (...)

Denys aimait fort le jeu de balle. Un jour qu'il voulait se livré a son amusement préféré, il avait oté sa tunnique et donnée son éppée a un des jeunes favorits qui s'étaient joint a lui. «Voila donc, lui dit un de ses familier en plaisantant, quelqu'un a qui sont confié votre honneur est votre vie! ». Le jeune homme souri. Tout les deux, par son ordre, furent exécuté, l'un pour avoir sugérés un moyen de l'assasiné, l'autre parce que, cette sugestion, il semblait l'avoir aprouvé par un sourir."

Et en voici (tadaaaam*) la correction :

"Pendant les trente-huit ans que Denys l'Ancien a régné à Syracuse, combien de maux n'a-t-il pas fait souffrir à cette opulente cité ! Des auteurs dignes de foi se sont plu à rapporter qu'il était sobre, actif, capable de gouverner, mais que, étant donné ses inclinations malfaisantes, il fut le plus malheureux des princes qu'il y ait jamais eu.

Denys aimait fort le jeu de balle. Un jour qu'il voulait se livrer à son amusement préféré, il avait ôté sa tunique et donné son épée à un des jeunes favoris qui s'étaient joints à lui. "Voilà donc, lui dit un de ses familiers en plaisantant, quelqu'un à qui sont confiés votre honneur et votre vie !" Le jeune homme sourit. Tous les deux, par son ordre, furent exécutés, l'un pour avoir suggéré un moyen de l'assassiner, l'autre parce que, cette suggestion, il semblait l'avoir approuvée par un sourire."

Sept d'entre vous ont osé se mesurer à Denys l'Ancien (texte fautif tiré de "Se réconcilier avec l'orthographe de Bernard Fripiat, livre qui m'inspire depuis de nombreuses années), ce dont je tiens à les féliciter absolument ! Ce fut grand et courageux.

Et comme promis, je désigne comme gagnants les trois textes les mieux corrigés :

Ceux de Mo (Medieval Warrior qui a corrigé jusqu'à la ponctuation), Estelle (as-tu un blog que je puisse te mettre en lien ?) et Isabelle (Penses-tu t'y remettre bientôt ?).

Bravo mesdames, vous avez bien mérité votre prix.

________

*On me fait remarquer en coulisse (je ne dirais pas qui car je suis magnanime) qu'aucun mot de la langue française ne contient quatre "a" consécutifs, même pas dans les agences de notations. A cela je réponds que c'est bien dommage car tadaaaam sonne exactement comme il doit sonner. Ah mais !

 

Par yueyin - Publié dans : le blog
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Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 01:00

Pour célébrer le grand retour de la recette du vendredi, le vais vous confier une recette qui, une recette que, une recette qui éventuellement ne devrait se chuchoter que de bouche d'intié à oreille d'initié (peut être même de bouche de druide à oreille de druide, allez savoir...) mais dans ma très grande magnanimité je vais aujourd'hui partager avec vous la fameuse recette des gaufres wallonnes de Mémé (la mémé de l'homme très exactement car il se trouve que l'homme est à moitié ch'ti).

Pour cette recette il vous faudra normalement un gaufrier armé de plaques à gaufrette, j'en ai peur, mais pour le reste c'est très facile... 250 g de farine, 150 g de cassonade, 90 g de beurre (salé dans mon cas), 5 g de sel, 1cc de cannelle, 2 oeufs.

Mettre la farine sur un marbre, faire une fontaine, verser la cassonade, le beurre en crème, la cannelle, le sel et les oeufs entiers. Pétrir le tout et former une boule. La laisser reposer deux heures dans un torchon. Diviser la pâte en petits morceaux et les rouler en forme de quenelles. Cuire au gaufrier quelques minutes (c'est court, surveiller la couleur).

Donne une belle boîte de gaufres wallonnes croustillantes que vous pouvez déguster nature avec un café (comme dans le nord) ou avec un thé ou, si vous êtes vraiment gourmands (ou gourmandes) trempées dans du caramel au beurre salé (vous pouvez même tartiner le caramel dessus mais là ça devient grave permettez-moi de vous le dire). Or grâce à la fantabuleuse Maijo (devant laquelle je me prosterne à deux genoux en remerciement) je maitrise désormais la recette d'un sublimissime caramel de cette sorte dont je vous livre, après elle, la recette. 

Pour ce délicieux caramel au beurre salé, il vous faudra 240 g de sucre blanc, 80 ml d'eau, 100 g de beurre salé et 100 ml de lait.

Couper le beurre en morceaux et préparer le lait. Verser le sucre et l'eau dans une casserole, mettre sur feu vif. Remuer. Lorsque le caramel commence juste à colorer, ajouter le beurre morceau par morceau en remuant jusqu'à dissolution complète. Retirer du feu et ajouter le lait en une fois. Cela fait un grand pssschiiit. Remuer et remettre à feu doux jusqu'à ce que le caramel soit bien lisse et nappe une cuillère. Verser dans un pot à confiture et laisser refroidir. Sur des crèpes, des gaufres, dans un yaourt ou à la petite cuillère.

 bon appétit !

Par yueyin - Publié dans : recettes
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 01:00

les jeudis de Chiffonette, le retour de la vengeance...

"En ces années-là, les sots se sentaient cernés par le futur. Un canal avait été ouvert en Égypte, qui unissait la Méditerranée à la mer Rouge, en raison de quoi il ne fallait plus faire le tour de l'Afrique pour aller en Asie (ainsi lèserait-on tant d'honnêtes compagnies de navigation) ; on avait inauguré une Exposition universelle dont les architectures laissaient entrevoir que ce qu'avait fait Haussmann pour ravager Paris n'était qu'un début ; (...) les beaux cigares de nos parents allaient être remplacés par des cartouches poitrinaires qui brûlaient en une minute en ôtant toute joie aux fumeurs ; nos soldats mangeaient depuis longtemps de la viande avariée conservée dans des boîtes de métal ; En Amérique, on disait avoir inventé une sorte de grosse cabine hermétiquement fermée qui faisaient monter les personnes aux étages les plus élevés d'un immeuble par le moyen d'un simple piston à eau - et on savait déjà que des pistons s'étaient cassés le samedi soir et que des gens étaient restés deux nuits bloqués dans cette boîte, privés d'air pour ne rien dire de l'eau et de la nourriture, en sorte qu'on les avait trouvés morts le lundi.

Et tous de se réjouir parce que la vie devenait plus facile, on étudiait des machines pour se parler à distance, d'autres pour écrire sans plume. Y aurait-il encore un jour des originaux à falsifier ? (...)

L'unique invention intéressante des temps nouveaux avait été un machin en porcelaine pour déféquer assis."

Le cimetière de Prague - Umberto Eco - 2010


Par yueyin - Publié dans : citations
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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 01:09

En route pour des funérailles, Héléna se souvient de l'été 39, le dernier été où les cousins se sont rassemblés dans la maison du bord de la falaise, sur la fameuse pelouse de camomille qu'elle avait tenu à planter et qui n'aurait jamais dû pousser. L'été où Max et Monika, les refugiés autrichiens, sont entrés dans leur vie, l'été qui a marqué pour chacun le début d'une autre vie... 

A travers les années de guerre des membres de cette famille cabossée, Héléna la tante si dure, Richard l'oncle engoncé dans sa peur de ne pas être reconnu, Calypso la belle, Oliver l'idéaliste, Walter le boute en train, Polly la pragmatique, Sophy la rêveuse, ce beau roman cible les changements profonds, les peurs inédites, mais aussi une certaine libération induites par les circonstances exceptionnelles liées à la guerre. Les hommes engagés vont et viennent, les femmes restent seules à l'arrière, les convenances perdent de leur importance, les moeurs se relachent, des comportements impossibles quelques mois plus tôt deviennent parfaitement acceptables. 45 ans plus tard, certaines choses sont-elles encore concevables par ceux qui ne les ont pas vécues ?

J'aime les romans anglais, cela se sait, et une fois encore je me suis laissé séduire par ces personnages empêtrés dans des sentiments qu'ils ne savent comment exprimer voire qu'ils nient avec energie. J'ai lu que Mary Wesley passait pour une vieille dame indigne (elle a publié son premier roman à 70 ans), je comprends pourquoi. On est aussi loin, ici, de la bluette que de la morale conventionnelle. L'écriture est mordante, les portraits très justes, les caractères subtiles, les moins sympathiques eux-mêmes finissant par montrer des facettes attachantes. Délicieux avec une pointe dérangeante so british.

La pelouse de camomille - Mary Wesley - 1984 traduit de l'anglais par Samuel Sfez - Le livre de poche

Les avis de TheomaKarineFashionLily, Lilly

Par yueyin - Publié dans : roman anglais
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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 12:00

Et si on vérifiait... la graphie d'un mot, la règle de ceci, l'usage de cela sans parler les majuscules.

A l'école, je détestais l'orthographe, les dictées et toute cette sorte de chose, j'aimais le français pourtant mais pas cette partie-là. Plus tard cependant, je me suis découvert une passion, non pas pour "l'orthographe" mais pour la langue elle-même. Le français écrit est enseigné depuis fort longtemps comme une religion avec une vérité, des fautes et de cuisantes corrections, mais moi je l'aime pour ses bizarreries, ses variations, ses changements, ses subtilités, son histoire, ses dérives, ses illogismes, ses inconséquences, que sais-je encore... Depuis je m'éclate le nez dans les grammaires, les manuels de conjugaison, les essais polémiques et autres ouvrages affriolants du même genre à la recherche de la raison qui, la raison que, enfin le truc qui explique comment et pourquoi (le pourquoi étant toujours le plus difficile à trouver croyez-moi).

C'est pourquoi lorsque les éditions Bled, à l'occasion de la parution de leurs nouvelles éditions et de la mise en ligne de leur site (sur lequel vous trouverez un superbe concours avec de bien jolis lots) m'ont proposé d'organiser un petit concours richement doté (pas moins de trois bled tout en un, le genre de truc que tout le monde DOIT avoir chez soi, n'en doutez pas.), j'ai accepté avec assez d'enthousiasme.

Pour gagner un de ces admirables ouvrages, je vous propose de corriger un petit texte (quelques lignes à peine, soyez fou). Il y est question d'un certain Denys l'Ancien, un homme charmant à la mode antique, célèbre, notamment, pour avoir invité à sa table un certain Damoclès (qui ensuite s'est répandu en diverses calomnies sur son hôte mais passons).

Les trois personnes qui m'enverront (par courriel à l'adresse lau_val@hotmail.fr) les textes les mieux corrigés recevront un Bled-tout-en-un dernière édition. Si jamais il y avait foule, je procéderais à un tirage au sort (par la main innocente (autant que faire se peut) d'un enfant). J'ajoute à toutes fins utiles, que je tiens compte des recommandations orthographiques de 1990, donc dans certains cas plusieurs graphies sont possibles.

"Pendant les trentes-huit ans que Denys l'Ancien à régner a Syracuse, combien de mals n'a-t il pas fait soufrire à cet oppulente cité? Des auteurs digne de foi se sont plus a rapporté qu'il était sobre, actifs, capable de gouverné, mais que, étant donné ses inclinations malfaisant, il fut le plus malheureus des prince qu'il y est jamais eus. (...)

Denys aimait fort le jeu de balle. Un jour qu'il voulait se livré a son amusement préféré, il avait oté sa tunnique et donnée son éppée a un des jeunes favorits qui s'étaient joint a lui. «Voila donc, lui dit un de ses familier en plaisantant, quelqu'un a qui sont confié votre honneur est votre vie! ». Le jeune homme souri. Tout les deux, par son ordre, furent exécuté, l'un pour avoir sugérés un moyen de l'assasiné, l'autre parce que, cette sugestion, il semblait l'avoir aprouvé par un sourir."

Vous avez une semaine, jusqu'au samedi 18 février à minuit, les résultats seront affichés dimanche prochain...

Bonne chance à tous et enjoy !

 

Par yueyin - Publié dans : le blog
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 17:40

Dans le Moscou huppé de la fin du XIXe, la jeune Kitty est aimé par Lévine, un grand propriétaire Terrien mais admire Vronsky, séduisant officier qui papillonne dans les salons et profite de ses succès sans aucune intention de s'engager. Jusqu'au jour où Vronsky rencontre par hasard la femme d'un haut fonctionnaire de Saint-Petersbourg, une femme du monde vertueuse, très attaché à son fils mais qui semble étrangement troublée par l'admiration du jeune officier...

Résumer Anna Karenine semble un rien inutile, tout le monde connaissant plus ou moins l'histoire de ce célèbre adultère. Pourtant ce roman est bien autre chose que cela. Les destins croisés d'Anna et son mari, de Vronski, des Oblonski, des Stcherbatski, de Levine et de tous ceux qui gravitent autour d'eux forment un tableau impressionant du mode de vie, des aspirations et des compromissions de la noblesse russe de cette époque. Le tout brassé en un roman ambitieux et passionnant auquel les éléments autobiographiques ajoutent une authenticité et un intérêt certains. L'auteur a en effet mis beaucoup de lui-même dans le personnage de Levine, ses interrogations sans fin, sa soif d'absolu, ses contradictions, ses réflexions philosophiques, ses rapports compliqués tant avec ses paysans qu'avec ses pairs. Personnellement c'est le personnage que j'ai préféré suivre. Avec Anna j'ai eu plus de mal, comment aimer une femme qui après avoir pris une décision courageuse, s'en déteste tellement qu'elle fait tout pour être malheureuse. Même si le personnage est complexe et intéressant, je n'ai pas pu la trouver attachante. Pas plus que Vronski d'ailleurs, trop froid et superficiel malgré la passion qui va ronger sa vie. A côté de ce coupe archétypal, Kitty en dépit de sa jeunesse fait preuve d'une humanité et d'une décision qui force le respect et rappelle bien sûr son modèle, la comtesse Sophie, qui fut la femme et le grand amour de Tolstoï. Oblonsky lui-même et son irrésistible jovialité est un animal social et politique tout à fait fascinant malgré ses inconséquences. Ceci pour parler de ceux qui m'ont particulièrement marqué. 

Résumons nous, des personnages véritablement vivants, un cadre fascinant, un style magnifique : un roman fort et dense dans lequel le talent de Tolstoi éclate à chaque page, fournissant aux lecteurs des sujets de méditations pour un bon moment voire plus. Attention chef d'oeuvre !

Anna Karenine - Leon Tolstoï - 1877

 PS: lu dans le cadre de la lecture commune organisé par Cryssilda, à peine en retard vraiment très peu par rapport à ma productivité bloguesque du moment...

PPS : J'ai noté des tas de citations pendant ma lecture, quel homme ce Léon quand même, peut être pas exactement sympathique mais quel écrivain vraiment...

Par yueyin - Publié dans : roman russe
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 21:10

Maintenant que des années ont passé, quand j'évoque ces souvenirs je m'étonne d'avoir pu m'attrister pour si peu. Il en sera de même de cette douleur-ci. Le temps passera, et j'oublierai.

Anna Karenine - Leon Tolstoï - 1877

Par yueyin - Publié dans : citations
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 20:44

Comme je vous le racontais dans mon billet sur le Maitre et Marguerite, le dernier thème de notre rencontre clubesque "Rire et Délires" étaient "Coup de coeur d'un membre". (Pour ceux qui ont manqué le début, nous définissons un thème directeur pour chaque rencontre , il y a eu de tout, des auteurs (Oates), des pays (Australie), des mots (une ville dans le titre), des genres (SFFF), des dérives (galipettes et autres turpitudes) and so and so. Et je ne vous raconte pas les tricheries en tous genres auxquels nous assistons régulièrement sous prétexte d'interprétation). Pour  limiter les dégâts encadrer un peu la chose cette fois-ci, nous avons décidé que chacune établirait une liste de cinq coups de coeur et que tout le monde piocherait dans la dite liste (ce qui fut à peu près fait, si on excepte que l'une d'entre nous a imaginé avoir vu un titre qui n'y était pas mais comme il aurait pu être dans les miens, ça ne compte pas comme vraie vraie tricherie). Bref je m'égare, comme Bladelor m'a demandé mes titres coups de coeur, que j'aime les listes et que j'adore mes copines de club, j'ai pensé vous faire partager cette joyeuseté dans son entier, cela vous donnera une idée de la diversité de nos goûts, heureusement nos thèmes sont toujours assez larges pour que chacune trouve chaussure à son pied.

Voici donc nos choix. En ce qui me concerne, la liste n'a rien d'absolu, disons que ce sont les titres auxquels j'ai pensé sur le moment sachant que j'avais vu les listes des autres (car comme de raison j'étais en retard !) et que je voulais sortir des titres et des auteurs que tout le monde me connait (donc ni Austen, ni Tolkien au hasard).

Dans le club toutes ne sont pas blogueuses d'où l'absence de lien, quant aux oeuvres, les liens mènent aux billets que j'ai pu écrire depuis cinq ans (j'ai trop la flemme de chercher dans chaque blog - sorry les filles, mais si vous voulez me donner vos liens je les ajouterai). Quant à mon score, 3 billets pour 10 coups de coeur cela donne une bonne idée de mon sérieux en tant que chroniqueuse (shame shame shame on me)...

Je vous souhaite d'y trouver quelque chose à vous mettre sous l'oeil...

Yueyin

1-Hypérion de Dan Simmons

2-L'ancre des rêves de Gaëlle Nohant

3-Corps et âme de Franck Conroy

4-Le prince des marées de Pat Conroy

5-Le liseur de Bernard Schlink

6-Jane Eyre de Charlotte Brontë

7-Vent d'est vent d'ouest de Pearl Buck

8-Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos

9-Pensées secrètes de David Lodge

10-La vérité sur Lorin Jones d'Allison Lurie...

A-Laure

1- Une abeille contre la vitre, de Gilbert Cesbron

2- En l'absence des hommes, de Philippe Besson

3- This is not a love song, de Jean-Philippe Blondel

4- Fleur de neige, de See Lisa

5- Le portrait de Dorian Gray, de Oscar Wilde

6- un soir de décembre, de Delphine De Vigan

Choupynette

1-Le chant du monde de Jean Giono (tellement aimé que je n'ose plus le relire!)

2-Un bûcher sous la neige de Susan Fletcher

3-Les chutes de Joyce Carol Oates

4-Thérèse Raquin de Zola

5-Orgueil et Préjugés de Jane Austen

et en rab parce que franchement... 5 seulement....

6-Lignes de faille de Nancy Huston

7-Je, François Villon de Jean Teulé

8-Le club des incorrigibles optimiste de Guenassia

Valérie

1-La cathédrale de la mer d'Ildefonso Falcones

2- le Maître du safran de Jean-Jacques Rouch

3- La montreuse d'ours de Manhattan de Jean-Jacques Rouch

4- l'ombre de Montfort de Patricia Parry

Blue-Grey

1- Le complot contre l’Amérique de Philip Roth

2- Effacement de Percival Everett

3- La route de Cormac McCarthy

4- De beaux lendemains de Russel Banks

5- Le pavillon des cancéreux de Alexandre Soljenitsine

Marie

1- Le seigneur des anneaux (Tolkien)

2- Le maître et marguerite (Mikhail Boulgakov)

3- La voleuse de livres (Markus Zusak)

4- Ma vie Balagan (Marceline Loridan-Ivens)

5- Photo de groupe au bord du fleuve (Emmanuel Dongala)

Christine,

1-Les piliers de la terre de Ken Follet

2-les promesses du ciel et de la terre de Claude Michelet 3tomes

3-millenium de Stieg Larsson 3tomes

4-la main froide de Serge Brussolo

5-l'apiculteur de Maxence Fermine

Nadia,

1-Les enfants de la terre (6 volumes) de Jean Auel

2-Samarcande d'Amin Maalouf

3-Avicenne de Gilbert Sinoué

4-Saladin de Tariq Ali

5-Les Yeux jaunes des Crocodiles de Katherine Pancol

Anjelica

1-Quand tu es parti de Maggie O’Farrel

2-La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel

3-La joueuse de go de San Sha

4-Une promesse de Sorj Chalandon

5-Beignets de tomates vertes de Fannie flagg

6-Le secret de Lily Quinn de Paulina Simmons

Marie-Laure,

1-A la porte / Vincent Delecroix

2-Lulu femme nue / Etienne Davodeau

3-Le ciel de City Bay / Catherine Mavrikakis

4-Peggy Guggenheim : un fantasme d'éternité /Véronique Chalnet

5-La plaisanterie / Kundera

6-Confidences à Allah / Saphia Azzedine.

Fleur,

1-Le Vol du paon mène à Lhassa d'Elodie Bernard (pas un roman mais récit de voyage)

2-Grâce et dénuement d'Alice Ferney

3-Sukkwan Island de David Vann

4-Sous un ciel de marbre de John Shors (l'histoire du Taj Mahal)

5-Quartier de Philippe Claudel (en même temps comme c'est mon auteur chouchou, ce sont tous des coups de coeur et j'ai vu que tu as proposé la Petite Fille de Monsieur Linh... "Quartier" c'est sur Nancy donc comme ça vous penserez à moi.

Par yueyin - Publié dans : des listes, toujours des listes
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