J'affirme donc que le romancier abuse de son héros et de son héroïne, tout comme de la naïveté de son lecteur, lorsqu'il prend congé des deux premiers cités dès lors qu'ils ont été déclarés mari et femme ; et j'ai souvent espéré que des additions soient faites à toutes les oeuvres de fiction qui ont été conclues d'une manière aussi abrupte. Nous devrions pouvoir apprendre ce qui arrive au sobre époux ainsi qu'à l'ardent célibataire, à la matrone de même qu'à la vieille filles rougissante. Et c'est pourquoi j'admire (et je souhaiterais imiter) le noble auteur français Alexandre Dumas qui, accompagnant ses héros de leur prime jeunesse jusqu'à un âge avancé, ne les laisse en paix que lorsqu'ils sont devenus si vieux qu'il est grand temps de leur accorder un peu de repos. Le héros est un gentleman d'une espèce trop rare pour être envoyé à la retraite au zenith de sa vie ; et je serais curieux de rencontrer celle qui apprécierait qu'on la mette au rebus et qu'on ne lui trouve plus aucun attrait sous prétexte que ses enfants sont grands et qu'elle a trente, quarante ou cinquante ans."
William Makepeace Thackeray - 1851
Je crois qu'on va s'entendre William et moi...
























































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