
PS : pour les afficionados, en ce qui me concerne (et en tous cas pour ce film) ce sera Jacob Team !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

1946, Juliet, romancière devenue journaliste et assez connue pendant la guerre, est à la recherche de nouveaux sujets et accepte une série d'articles sur la
lecture. Justement elle reçoit une curieuse lettre d'un inconnu qui dit avoir trouvé son nom dans un livre d'occasion et être à la recherche d'autres titres du même auteur mais sans pouvoir les
trouver sur son île, Guernesey, où toutes les librairies sont fermées depuis le début de la guerre. En entamant une correspondance avec cet étrange membre d'un non moins étrange cercle littéraire
né accidentellement un soir de peur et rassemblant depuis quelques lecteurs des plus atypiques, Juliet va non seulement apprendre les choses les plus curieuses sur les différentes façons de
concevoir la lecture mais aussi découvrir les pénibles conditions de vie des iliens pendant la guerre, leurs joies, leurs peines et leur incroyable vitalité...
« Sur la carte du zodiaque chinois, où le sud est toujours placé en haut, le singe et le tigre sont
représentés à leur place exacte, tandis que les autres animaux sont simplement représentés par des idéogrammes. » Ainsi commence la préface, rédigée par Van Gulik lui-même, du recueil
Le singe et le tigre qui regroupe deux longues nouvelles, placées l’une au début de sa carrière lorsqu’il est magistrat de Han Yuan cadre de l’étrange meurtre sur un bateau de fleur et l’autre à la toute fin de son parcours de juge de district, alors que nommé
président de la cour métropolitaine de justice, il se rend de Pei-Tchéou à Tch'ang ngan juste après les tragiques évènements décrits dans l'énigme du clou
chinois.
Ces deux histoires, de quelque 100 pages chacune, sont en fait de petits romans parfaitement ciselés. Dans la première, Le matin
du singe, un gibbon met notre juge sur la piste d’un crime en apparence crapuleux et impliquant de crasseux personnages des bas-fonds mais bien évidemment plus complexe et tragique
qu’il n’y parait. La nuit du tigre, ma préférée, est un huis-clos d’une nuit un peu dans la manière du Monastère hanté en plus sombre. Séparé de son escorte par la crue d’un fleuve, le juge trouve refuge au crépuscule dans une ferme fortifiée, assiégée par une bande de brigands qui se
préparent à attaquer dès l’aube. Installé dans la chambre de la fille défunte de la maison, notre juge découvrira qu’un autre drame se trame dans l’ombre (un drame se trame, je ne recule vraiment
devant rien!).
Je préfère habituellement les romans aux nouvelles qui me laissent souvent sur ma faim mais ici l’auteur prend le temps de planter son décor et de brosser précisément ses personnages. Ces deux intrigues sont au reste essentiellement destinées, me semble-t-il, à mettre en scène quelques types curieux, le lettré rattrapé par la crise de la cinquantaine, le père prêt à tout pour son fils handicapé, la vagabonde éprise de liberté, la joueuse de luth distinguée mais maladive... Comme à son habitude, l’auteur nous fait partager avec bonheur et simplicité un peu de son immense érudition, lui qui pratiquait le luth à sept cordes, écrivait des articles sur les gibbons et s’intéressait à la complexe astrologie sexagésimale chinoise. Raffiné.
L'avis de Thom fidèle au challenge comme il se doit, et avec
qui nous avons donc décidé de jouer les prolongations en parlant un peu des nouvelles de Van Gulik mettant en scène Ti Jen Tsie...
Le singe et le tigre (The Monkey and the Tiger) – Robert Van Gulik – 1965 - traduit de l’anglais par Anne Krief - 10/18
PS - Dans l'astrologie chinoise, je suis cheval de feu, ni tigre ni singe donc...
Dans les épisodes précédents
Les enquêtes du juge Ti
Trafic d'or sous les Tangs
Le paravent de laque
Meurtre sur un bateau de fleurs
Le monastère hanté
Squelette sous cloche
Le pavillon rouge
La perle de l'empereur
Le collier de la princesse
Assassins et poètes
Le mystère du labyrinthe
Le fantôme du temple
L'énigme du clou chinois
Le motif du saule
Dans les années soixante-dix, une adolescente un peu solitaire, un peu perdue, un peu livrée à elle-même du fait des absence répétées de son père, un diplomate d'un
certain renom, découvre dans la bibliothèque dudit un étrange livre d'ou s'échappe une enveloppe pleine de lettres jaunies. ce livre lui-mère est entièrement vierge sauf une gravure de dragon en
double page avec un seul mot imprimé: Drakula. Cette découverte va l'entraîner peu à peu dans une enquête à la limite du rocambolesque. Car son père ne peut être que fou de croire en de telles
choses, c'est la seule explication rationnelle, toute autre solution serait véritablement par trop effrayante...
? mais un
historien qui se respecte peut-il réellement croire aux vampires ?
Sur le quai d'une gare perdue de l'Ile-du-Prince-Edouard, une petite fille attend. Elle attend un inconnu qui a, parait-t-il, décidé de l'adopter et se trouve être
une grosse surprise pour ledit inconnu, Matthew Cuthbert, qui s'attendait à tout autre chose. Après moult hésitations, sa soeur et lui, tous deux célibataires vieillissants, avaient en effet décidé de prendre un orphelin pour les aider à la ferme - un orphelin pas une
orpheline. Incapable d'avouer à l'étrange créature qui le regarde avec des yeux pleins d'espoir qu'il s'agit certainement d'une erreur, le vieux fermier embarque donc dans sa charrette cette
enfant rousse qui se révèle dès les premières minutes aussi surprenante que possible, bavarde comme une pie, gai comme un pinson, rêveuse et imaginative comme personne...
Comme je cherchais quel poème choisir en ce froid dimanche de novembre pour participer un rien aux beaux dimanches poétiques de Celsmoon, j'ai pensé tout à coup à Georges Fourest, un poète que j'aime d'amour et
qui a été cité pas plus tard que l'autre jour par mon incompréhensible cousin chat, monsieur Libellus Lou... Et dans cettte oeuvre je crois que je vais sélectionner ce bijoux dédié par l'auteur lui-même à un dramaturge des plus célèbre me dit-on...
Va, je ne te hais point
Pierre Corneille
Le palais de Gormaz, comte et gobernador
est en deuil; pour jamais dort couché sous la pierre
l'hidalgo dont le sang a rougi la rapière
de Rodrigue appelé le Cid Campeador
Le soir tombe. Invoquant les deux saints Paul et Pierre
Chimène, en voile noirs, s'accoude au mirador
et ses yeux dont les pleurs ont brûlé la paupière
regardent, sans rien voir, mourir le soleil d'or ...
Mais un éclair, soudain, fulgure en sa prunelle :
sur la plaza Rodrigue est debout devant elle !
Impassible et hautain, drapé dans sa capa,
le héros meurtrier à pas lents se promène :
"Dieu !" soupire à part soi la plaintive Chimène,
"qu'il est joli garçon l'assassin de Papa !"
Georges Fourest (1867-1945)
Comme d'habitude je suis très en retard (tel le lapin blanc) dans mes tags, (en fait j'en dois encore un à la solicitude d'Isil, à qui je revaudrait ça un jour),
enfin aujourd'hui, je réponds à celui d'Emma - le vendredi c'est ravioli nous a-t-elle appris
récemment, et bien le jeudi aussi - qui m'a été refilé (le tag pas Emma) par Fashion (laquelle au demeurant veut quasiment la même bibliothèque que moi, n'est-ce pas
extrêmement étrange, d'autant qu'elles risqueraient d'abriter pratiquement les mêmes livres ces bibliothèques jumelles). Je crois que je viens de battre le record de ma phrase la plus longue,
respirez mes bons lecteurs. Voici mes élucubrations du jour...
1) Si on vous proposait d'écrire votre biographie, vous prendriez qui pour nègre ? (et oui, tout le monde n'a pas un don pour la littérature)
A priori je l'écrirais moi même, en admettant bien sûr que j'ai quelque chose d'interessant à dire, mais si je voulais
pimenter un rien je crois que je demanderais à Fred Vargas pour qu'elle relève mon quotidien
d'un zeste de brume et de rêve .
2) Vous êtes en train de lire le tout dernier chapitre d'un livre, celui qui vous a fait passer une nuit blanche, la fin qui vous fait saliver (notez le jeu de mots siouplé) depuis une centaines de pages... Lorsque survient un homme, torse nu. On va dire qu'il s'appelle... Daniel Craig. Il a l'air chagrin. Il a une petite douleur à l'épaule, et est persuadé qu'un petit massage lui ferait le plus grand bien. Que faites-vous ? (PS pour les garçons : à la place de Daniel Craig, merci de comprendre... Allez, soyons fous, Scarlett Johansson, mais en bikini, pas torse nu !
Même la lecture du plus passionant des romans ne saurait me faire oublier mes devoirs envers l'humanité, qu'on se le
dise, et cela même si celle-ci est représentée par Daniel Craig ou même Matthew Mcfadyen ou même John Barrowman. Soyons serviable que diable et
le monde tournera plus rond... En fait je suis même prête à rendre service à Scarlett, je suis sûre qu'elle
aura des tas de numéros trrrrès intéressant à partager quand on sera copine.
3) C'est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui sauvegardera une trace de l'humanité ? (voudriez-vous vraiment que ce soit Orgueil et Préjugés ?
Bah pourquoi pas, c'est universel comme roman non ? Bon bon d'accord, alors que mettrais-je dans la capsule ? Quelque
chose de plus complet peut être, une histoire universelle des civilisations - mais récente hien - avec quelques bande dessinées - Corto Maltese, Gaston lagaffe et Yoko Tsuno disons -
pour faire bon poids... c'est possible?
4) Quelle est pour vous la pause lecture idéale
Lire en mangeant, le matin, le midi, le soir, au goûter, n'importe quand... c'est grave docteur?
5) Si vous aviez le pouvoir de trucider/effacer un personnage de roman, ce serait qui
Par nature je suis contre l'idée de supprimer quelqu'un, fut-il de papier, de toutes façons les personnages de papier sont
souvent quasiment aussi vivants que les vrais à mes yeux. Oui je suis bizarre je sais, on me l'a fait remarquer pas plus tard que le week end dernier...
6) Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un huitième tome
Surtout pas, j'aime qu'un cycle s'achève en beauté (quand bien même une partie de moi aimerait que mes séries préférées ne
s'arrêtent jamais). Je suis admirative devant la façon magistrale dont dame Rowling a réussi à bloquer par anticipation toute tentative d'un quelquonque quidam pour s'emparer de Harry sous
pretexte de compléter son histoire (pour des motifs tout désintéressés of course) mais je m'égare non ? J'ai vu trop de cycles finir par se déliter à force de délayage...
7) Jusqu'où êtes-vous allés pour un livre
Voyons jusqu'à un nombre inconnu de librairies, de bibliothèques, de bouquineries, jusqu'à la supplication, à l'entassement, aux emprunts compulsifs et à la ruine probable dans un délai plus ou moins long...
8) Si vous pouviez retourner dans le passé rencontrer un auteur. Ce serait qui ? Quelles seraient vos toutes premières paroles ? (A part "bonjour")
Aaaahhh le cauchemar absolu... Je ne sais absolument jamais quoi dire devant un auteur, encore moins devant un auteur que
j'admire - bon une fois que je les connais c'est différent, j'arrive à articuler normalement - alors devant une légende comme Austen ou Tolkien, je ne saurais strictement PAS quoi dire à part une
crétinerie du genre "j'aime beaucoup ce que vous faites"... brrr rien que d'y penser j'en ai des frissons.
9) Décrivez la bibliothèque (personnelle ou pas) de vos rêves
La bibliothèque de mes rêves est vaste, avec des livres du sol au plafond, des rayonnages en bois, une cheminée, quelques
tables, des fauteuils et canapés confortables, une belle fenêtre, un grand bureau... dans des couleurs chaudes brun et orange par exemple... mais pour les couleurs je ne suis pas encore fixée.
(Au fait la photo représente la bibliothèque du parlement d'Ottawa, un lieu sublime dont je vous recommande la visite - photo gordon king)
10) Vous retournez dans le passé (décidément, bande de veinards !), en pleine 2ème guerre mondiale. Quel livre donneriez-vous à Hitler pour qu'il arrête
de cramer des bouquins
Oooooohhhh quelle question bizarre, il était écrivain en plus, enfin si on veut. Donner un livre à un écrivain c'est
toujours délicat, alors un grand malade tueur en série de surcroît... pfiou... Un livre magique peut être qui l'aurait transporté dans une dimension parallèle où il aurait médité dans la solitude
pour l'éternité - il y a des cas désespérés!
Quand j'ai décidé de participer au challenge objectif PAL (Pile à Lire pour les néophytes) initié par Antigone, j'étais non seulement sincère mais extrèmement motivée. Les plus de 300 ouvrages
en train de crier "lis-moi, lis-moi " chaque soir près de mon lit finissaient par m'angoisser, sans parler de la cacophonie. Cette décision s'accompagnait ipso facto de celle d'éviter de
continuer à alimenter ladite pal. Forcément ! Et c'est ce que j'ai fait , sachez-le mais j'en suis arrivé à un point où elle s'alimente toute seule. Absolument, je le jure devant Tolkien.

C'était le (Re) Reading HP épisode 1, en direct de la merveilleuse et magnifique Hedwige team dont ma camarade
Lhisbei et moi-même formons tout l'effectif (limité mais
néanmoins passionné l'effectif...)!
Commentaires